‹ Traité complet de l'anatomie de l'homme, par les Drs Bourgery et Claude Bernard et le professeur-dessinateur-anatomiste N.H. Jacob, avec le concours de Ludovic Hirschfeld. Tome troisième (volume 4)Chapitre 92 sur 407 · PORTION THORACIQUE DU GRAND SYMPATHIQUE · texte numérisé non relu

PORTION THORACIQUE DU GRAND SYMPATHIQUE

On comprend sous ce nom toute la portion du nerf sympathique, étendue depuis la première jusqu’à la dernière côte. De plus , il existe dans la poitrine des plexus destinés aux viscères, et particulièrement au cœur, plexus cardiaques.

La chaïne ganglionnaire thoracique se compose de douze ganglions, autant que de côtes. Quelquefois il n’y en a que onze ou même dix, suivant qu'il existe une fusion entre deux ou trois ganglions. Cette fusion s’observe surtout à l'égard du premier ganglion thoracique.

Tous les ganglions communiquent entre eux à l’aide de filets nerveux supérieurs et inférieurs, et de plus, ils s’anastomosent

avec les nerfs intercostaux par des filets externes. Les rameaux internes vont : 1° ceux qui émanent des quatre ou cinq premiers ganglions thoraciques, aux corps des vertèbres correspondantes, à l’œsophage, à l'aorte, au poumon; 2° ceux qui proviennent des sept derniers ganglions thoraciques sont destinés à la formation des nerfs splanchniques qui se jettent dans le plexus solaire.

Plexus cardiaque. Ce plexus résulte des anastomoses et des intrications des nerfs cardiaques, dont les uns proviennent du preumo-gastrique, les autres, au nombre de six, dela partie cervicale du nerf grand sympathique. Au centre du plexus cardiaque, on observe un ganglion nommé ganglion de Wrisberg ; le plus ordinairement ce ganglion est accompagné de plusieurs autres.

Le plexus cardiaque principal est limité en haut par la crosse de l'aorte, en bas par la branche droite de l’artère pulmonaire, et en arrière par la trachée. Par son extrémité inférieure, le plexus cardiaque se prolonge en enlaçant les gros troncs vasculaires de l’artère pulmonaire et de l’aorte. La partie du plexus quise prolonge au devant de l’aorte et de l’artère pulmonaire a reçu le nom de plexus cardiaque antérieur ; les nerfs qui passent entre ces deux vaisseaux consituent le plexus cardiaque moyen, et enfin les nerfs qui passent en arrière de l'artère pulmonaire et de l’aorte forment le plexus cardiaque postérieur où profond. On donne de plus le nom de plexus cardiaque droit aux filets qui suivent l'artère coronaire antérieure, et celui de plexus coronaire gauche à ceux qui accompagnent l'artère coronaire postérieure.

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