‹ Traité complet de l'anatomie de l'homme, par les Drs Bourgery et Claude Bernard et le professeur-dessinateur-anatomiste N.H. Jacob, avec le concours de Ludovic Hirschfeld. Tome sixième (volume 5)Chapitre 119 sur 470 · CAS SPÉCIAUX · texte numérisé non relu

CAS SPÉCIAUX

bouchons mécaniques. Leur emploi est réservé pour les cas où une artère, encastrée dans un canal osseux ou ostéofibreux, et rendue insaisissable par sa position, offre, au contraire, par son orifice béant et sa fixité, des chances favorables à être bouchée mécaniquement par un corps étranger. L’emploi de substances diverses simule autant de procédés.

1° Cire. Conseillée très-anciennement pour les artères intercostales et celles des tissus ostéo-fibreux, elle est introduite sous forme d’une tige très-menue. On pince, s’il est possible, l'extrémité du vaisseau que l’on mâche sur le corps étranger, ou, s’il est tout à fait insaisissable, on remplit mécaniquement sa cavité.

4 UE à PA

2° Substances hygrométriques. On emploie dans cet objet soit une bougie emplastique, ou mieux une substance animale, la corde à boyau, un fragment de peau, ou de la gélatine solide du volume du calibre intérieur, qu’on insinue à dix lignes ou un pouce de profondeur. D'après les expériences faites par M. Miquel d’Amboise sur le chien, le contact de la corde à boyau occasionnerait un état morbide dont le résultat serait de rendre le vaisseau impropre à recevoir le sang, quoique non oblitéré. Le procédé d'introduction d’une substance étrangère a réussi à Dupuytren et à M. Roux, comme point d’appui intérieur pour la ligature d’une artère ossifiée. Curieux de savoir comment s’opère alors la guérison, M. Manec a tenté des expériences à ce sujet. D’après lui, la substance étrangère tombe en putrilage, et l’oblitération ne peut se faire qu'autant qu’il s’est formé, au-dessus de la ligature, un caillot solide d’une longueur suffisante,

Page 1