‹ Traité complet de l'anatomie de l'homme, par les Drs Bourgery et Claude Bernard et le professeur-dessinateur-anatomiste N.H. Jacob, avec le concours de Ludovic Hirschfeld. Tome sixième (volume 5)Chapitre 176 sur 470 · PROCÉDÉS QUI S'APPLIQUENT AU=DESSUS DE LA TUMEUR · texte numérisé non relu

PROCÉDÉS QUI S'APPLIQUENT AU=DESSUS DE LA TUMEUR

COMPRESSION IMMÉDIATE. 1° Compression par un instrument. Surpris dans un cas d'urgence, Desault comprima l'artère avec une espèce de pince en bois serrée par un ruban. C’est un exemple des moyens de suppléer à ce qui manque. Aujourd’hui l’art est riche en instruments de compression, soient les diverses pinces fixes de Levesque (1809), Percy, Duret (1810), les presse-artères d’Assalini, de Deschamps, sir Henry, Charrière et tant d’autres dont on a beaucoup varié la forme et le mécanisme, Assalini affirme avoir guéri avec le sien plusieurs anévrismes des artères fémorale et poplitée après trois ou quatre jours et même seulement vingt-quatre heures d’application de l'instrument. M. Chiari compte aussi huit à dix succès de ce genre. Disons néanmoins que ce mode de compression, par des instruments à demeure, n’est pas tant un procédé opératoire qu'une ressource précieuse après la ligature, lorsqu'il y a lieu de craindre une hémorrhagie, C’est seulement dans ce sens que Dupuytren a toujours employé ce moyen à l'Hotel-Dieu.

LIGATURE

Voici la méthode la plus nette et la plus efficace d’oblitérer les artères; aussi est-ce, au point de vue particulier de l’anévrisme , celle dont on a le plus varié les procédés et les moyens.

Le but de la ligature étant d'obtenir l’oblitération de l'artère par la pression circulaire d’un corps étranger de petit volume, fil, cylindre, etc., les efforts des chirurgiens, pour éviter le retard apporté à la cicatrisation définitive, ont dù tendre à laisser le corps étranger le moins de temps possible dans la plaie. De là trois formes générales de ligature, temporaire, d'attente et permanente. Nous avons vu déjà, dans le chapitre de l’hémostatique, ce qu’il faut penser de la ligature d'attente. Employée par Monro, Guattani, Hunter, Desault, Deschamps, Pelletan et Boyer, presque toujours elle a donné lieu à de fréquentes hémorrhagies. Béclard, par des expériences sur les animaux, et surtout Dupuytren, par des faits directs d’observation sur l’homme, ont prouvé que la cause inévitable de cet accident était dans l’inflammation provoquée par le corps

étranger qui amène la division et la rupture des tissus : res-

tent donc les deux formes de ligature temporaire et permanente.

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