‹ Traité complet de l'anatomie de l'homme, par les Drs Bourgery et Claude Bernard et le professeur-dessinateur-anatomiste N.H. Jacob, avec le concours de Ludovic Hirschfeld. Tome sixième (volume 5)Chapitre 62 sur 470 · RÉGION JAMBIÈRE INTERNE OÙ TIBAIE · texte numérisé non relu

RÉGION JAMBIÈRE INTERNE OÙ TIBAIE

Correspondant à la face interne ou sous-cutanée du tibia, elle est limitée latéralement par les deux sillons musculaires du jambier antérieur et des muscles postérieurs de la jambe.

PARTIES COMPOSANTES. 1° Peau. Épaisse, d’une texture serrée, peu vasculaire, adhérente à l'expansion de l’aponévrose jambière qui revêt le périoste, elle est difficile à détacher dans l’amputation de la jambe, et ne se cicatrise qu'avec lenteur dans les cas nombreux de solutions de continuité auxquelles l'expose sa situation. 2° Couche sous-cutanée. Peu fournie en graisse, en raison de sa densité, elle résiste longtemps aux décolements dans l’anasarque et les infiltrations purulentes. Le long du sillon interne rampe la grande veine saphène et le nerf du même nom; l’abondance des veines affluentes audessus de la malléole interne et leur position déclive sont les causes des varices si communes en ce point ; l'épanouissement des filets du nerf saphène sur le tibia explique les vives douleurs qui accompagnent les contusions si fréquentes de cet os. 3° Couche fibreuse. Klle est formée, en haut, par l’épanouissement des tendons fléchisseurs et adducteurs qui constituent la patte d’oie, et, dans le reste de l'étendue, par l'expansion de l’aponévrose jambière qui revêt le périoste. 4° Squelette. A est constitué par la face antérieure interne sous-cutanée du tibia.

Cette région, quoique de peu d’étendue et très simple dans sa texture, est loin cependant d’être sans intérêt en chirurgie ; elle est le siége de ces énormes ulcères variqueux si difficiles à guérir. La position superficielle du tibia est fâcheuse dans les accidents traumatiques, en ce qu’elle augmente la gravité des contusions et facilite l'issue au-dehors des fragments de l’os fracturé. Elle devient, au contraire, une condition avantageuse,

1 Planche 1, n° 58; et planche 12.

TVR

au point de vue opératoire, dans les cas de nécroses, de fausses articulations ou de fractures comminutives, par la facilité de

mettre l’os à découvert sans intéresser un grand nombre de parties,

Page 1