‹ Traité complet de l'anatomie de l'homme, par les Drs Bourgery et Claude Bernard et le professeur-dessinateur-anatomiste N.H. Jacob, avec le concours de Ludovic Hirschfeld. Tome sixième (volume 5)Chapitre 97 sur 470 · SOINS ET PRÉCAUTIONS PENDANT L’APPLICATION · texte numérisé non relu

SOINS ET PRÉCAUTIONS PENDANT L’APPLICATION

1° Serrer avec lenteur et circonspection, en prenant garde que le lien ne glisse, pour qu'il trace exactement sonsillon circulaire suivant le plan sur lequel on veut agir, de manière à séparer le plus complétement possible les parties que l’on veut détruire de la surface d’où elles s’élèvent,

2° Pendant que la striction s’opère, surveiller avec soin ses effets sur la tumeur. Si cette dernière renferme une grande masse de fluides, il se produit un boursouflement considérable, mais qu’il ne faudrait pas d'abord porter trop loin et jusqu’à la rupture : mieux vaudrait d’abord une compression moins forte que l’on renouvellerait après quelques heures, lorsque, par la circulation en retour, aidée d’une légère compression, la tumeur se serait un peu dégorgée. Ce précepte est surtout applicable aux tumeurs très-vasculaires, aux polypes, tumeurs érectiles, fongus hématodes, etc., gorgés d’une grande quantité de sang, d’un tissu mou et lâche, facile à déchirer, et dont la rupture donnerait lieu à des hémorrhagies trés-difficiles à arrêter.

3° Si, au contraire, la tumeur est d’un tissu dense et peu abreuvé de fluides, il est convenable d’exercer de prime-abord la striction la plus forte qu'il est possible; mais, dans ce cas surtout, on doit s'être assuré à l’avance que le lien dont on se sert offre assez de résistance pour ne passe rompre. La ligature pratiquée, on en surveillera les effets et on la resserrera au besoin, même à plusieurs fois, après quelques heures d’intervalles, dès le premier jour de son application,

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