DU PETIT PECTORAL
PETIT DENTELÉ ANTÉRIEUR; COSTO-CORACOIDIEN (CHAUSS.) ; SERRATUS ANTICUS (4LBIN); PECTORALIS MINOR (SOEMM.).
Situation, configuration. Muscle mince, triangulaire, a plati, dentelé , situé derrière le précédent à la partie supérieure , antérieure et un peu latérale du thorax.
Insertions, direction. Né de la face externe des cinquième, quatrième et troisième côtes par trois languettes aponévrotiques minces , il s'insère dans les intervalles sur le plan fibreux des muscles intercostaux externes. De ces trois ou quatre attaches internes, procèdent autant de faisceaux radiés, peu distincts, qui se réunissent à un tendon aplati et resplendissant, plus long en bas et en avant qu’en arrière et en haut. Le tendon s'attache sur le bord antérieur et près du sommet de l'apophyse coracoïde, où il adhère à celui du coraco-brachial et de la courte portion du biceps. Les fibres du petit pectoral, très fines et fortement colorées, sont toutes obliques de bas en haut et de dedans en dehors; elles augmentent en longueur et en inclinaison du bord supérieur vers l’inférieur.
Connexions. Le plan antérieur est recouvert par le muscle grand pectoral, entre les deux est une couche de tissu cellulaire lâche, dans laquelle rampent les vaisseaux et les nerfs thoraciques. Le plan postérieur recouvre immédiatement une portion du grand dentelé, des côtes et des intercostaux externes. À un pouce de son extrémité scapulaire , sa direction est croisée par les vaisseaux axillaires. Les deux bords sont libres. Le supérieur laisse, entre lui et la clavicule , un espace que l'on utilise pour la ligature de l'artère. L'inférieur, épais, concourt à former le bord antérieur du creux de l’aisselle ; il déborde quelquefois celui du grand pectoral.
Anomalies. 11 est assez ordinaire de rencontrer un petit pectoral à quatre faisceaux, dont le premier s'insère à la seconde côte (PI. 64). Il est plus rare que le faisceau accidentel se fixe à la sixième côte. Rosenmüller a trouvé un petit muscle surnuméraire qui , de l'apophyse coracoïde, s'insérait aux deux premières côtes , sorte de transition entre le petit pectoral et le sous-clavier, Gantzer a signalé une languette musculaire, qui s'étendait de la première côte à la capsule fibreuse scapulo-humérale.
Action. Son point fixe est ordinairement sur les côtes, et alors iltire sur l'omoplate, par l'apophyse coracoïde, ou, en d’autres termes, il est abaisseur de l'épaule en avant. Mais si l'épaule est fixée en haut et en arrière, il soulève les côtes, et de même que le grand pectoral , il devient inspirateur.
(1) Planches 64, 68.