‹ Traité complet de l'anatomie de l'homme, par les Drs Bourgery et Claude Bernard et le professeur-dessinateur-anatomiste N.H. Jacob, avec le concours de Ludovic Hirschfeld. Tome deuxièmeChapitre 31 sur 461 · CLOISON MUSCULAIRE THORACO-ABDOMINALE · texte numérisé non relu

CLOISON MUSCULAIRE THORACO-ABDOMINALE

DIAPHRAGMA; SEPTUM TRANSVERSUM.

Situation, configuration. Le diaphragme, vaste muscle impair,

(1) De diuvpésow, je sépare. — Planches de 76 à 81.

mais asymétrique , membraneux , arrondi en coupole, est renfermé par le squelette dans l'intérieur de la grande cavité du tronc , qu'il traverse obliquement d'avant en arrière , et divise comme une cloison courbe, de son tiers supérieur à son tiers inférieur, en séparant la cavité thoracique dont il forme le plancher convexe, de la cavité abdominale dont il constitue la voûte. Sa circonférence inférieure , irrégulièrement elliptique, est la même que celle du thorax, et s'étend de l’appendice xiphoïde , en suivant de chaque côté le rebord des côtes, jusqu'aux vertèbres lombaires, sur lesquelles il se termine par un sommet

aigu.

Divisions, insertions , fasciculation. Le diaphragme est divisé, par le plan moyen, en deux moitiés, l'une gauche ou gastrosplénique, et autre droite ou hépatique , dont les diamètres sont semblables inférieurement, mais qui offrent quelques différences quant à la hauteur et à la forme de leurs voussures, et au mode de leur fasciculation; d’où il résulte que ce muscle, quoique circonscrit par l'enceinte régulière de la poitrine, n’est pas exactement symétrique. Sa forme générale étant orbiculaire, il est charna dans son contour, et sa partie moyenne est occupée par une vaste aponévrose, vers laquelle les fibres musculaires convergent de toutes les directions ; en sorte qu’il peut être considéré comme un assemblage de faisceaux digastriques radiés , dont les extrémités s'insèrent à la circonférence , et dont les tendons mitoyens se sont confondus au centre en une membrane fibreuse commune. Les moitiés du diaphragme forment deux voûtes séparées par la dépression moyenne de l’aponévrose. La voûte hépatique a environ sept pouces de hauteur, du cartilage de la onzième côte à son sommet. La voûte gastro-splénique est moins élevée de huit à dix lignes. Les deux moitiés ont le même diamètre antéro-postérieur, mais la droite, qui envahit sur le rachis, est un peu plus large que la gauche en travers.

Insertions fixes. Elles sont situées en bas et en arrière, sur une base solide divisée en trois parties : au milieu les premières vertèbres lombaires, et, de chaque côté, deux arcades fibreuses inextensibles, et la forte bandelette de l'aponévrose du transverse, dite le ligament cintré. Les fibres nées de ces trois attaches se rendent en commun sur une vaste échancrure que présente en arrière l'aponévrose centrale.

La portion moyenne forme une masse pyramidale dont la base est à l'aponévrose et le sommet sur les vertèbres lombaires ; cette masse, qui embrasse les vertèbres, l'aorte et l'œsophage , fait en avant une saillie considérable et affecte une direction presque verticale, en sorte qu’elle s'isole de l’ensemble du muscle; d'où la distinction vicieuse encore admise par Winslow, d'après les anciens anatomistes , qui la décrivaient séparément sous le nom de diaphragme inférieur ou petit diaphragme. Elle se compose de deux faisceaux considérables, droit et gauche , nommés les appendices, les jambes ou les piliers du diaphragme. Le pilier droit est plus considérable que le gauche, Chacun d'eux se compose d’une série de fascicules juxta-posés et convergens qui enveloppent l'une des moitiés des vertèbres en regard. Le pilier droit, plus long que l'autre, est aussi plus large, car il recouvre en partie la face antérieure, La ligne qui forme leur jonction longitudinale est située un peu à gauche et présente une disposition particulière, Les bords adjacens des piliers sont formés par deux fascicules qui, nés, l’un auprès de l'autre, de l'aponévrose centrale , s'écartent en descendant pour se rejoindre plus bas, de manière à in-

Page 1