SACRO-LOMBAIRE
LOMBO-COSTO-TRACHÉLIEN (DUMAS); SACRO-LUMBUM, SACRO-LUMBALIS.
A partir de la bifurcation de la masse commune dont ce muscle forme les deux cinquièmes externes, il monte verticalement tout le long de la face postérieure du thorax, entre les angles des côtes et le bord externe du long dorsal , dont le sépare un sillon cellulaire. Il se rétrécit graduellement et s'incline en dedans à mesure qu'il se rapproche de son extrémité supérieure. Avant tout déplacement, ce muscle, par sa face postérieure, paraît seulement formé d'une série de fascicules ascendans, qui procèdent inférieurement de la masse commune, et se terminent par treize tendons longs et plats, régulièrement parallèles, qui forment la plus grande partie de sa largeur, et se fixent au fur et à mesure, en montant, sur l'angle des douze côtes ; le plus élevé s'insère en arrière de l'apophyse transverse de la dernière vertèbre cervicale. Si, en écartant le long dorsal, on renverse le sacro-lombaire en dehors sur les attaches que nous venons de signaler, on trouve qu'il est formé, sur sa face costale, par dix ou onze faisceaux isolés dans leur moitié inférieure, confondus en commun supérieurement , qui s'insèrent par autant de tendons, également sur l'angle des côtes, mais un peu en dedans des premiers. Les quatre faisceaux supérieurs qui appartiennent aux deuxième, troisième, quatrième et cinquième côtes, sont formés par le cervical descendant, qui n'est réellement que la portion cervicale du sacro-lombaire , mais qui s'isole de ce muscle dans une plus grande étendue que les autres faisceaux. Ainsi le sacro-lombaire est bien réellement formé de deux séries de faisceaux et de tendons , qui augmentent de volume de haut en bas, les uns externes et superficiels, et les autres internes et profonds. Les faisceaux externes, nés de la masse commune, sont évidemment ascendans. Les tendons internes doivent-ils être considérés de même? Il nous semble que non; car, au lieu de faire mouvoir les côtes, ce seraient elles qui serviraient de point d'appui , et les faisceaux tireraient , pour ainsi dire, à vide sur le
muscle lui-même; disposition dont le moindre inconvénient serait de neutraliser l'action sur les côtes des faisceaux externes. Ainsi nous regardons les faisceaux internes comme descendans , c’est-à-dire comme tirant de bas en haut, tandis que les autres tirent de haut en bas. Une dernière observation viendra confirmer cette opinion. On n'a jamais spécifié le point fixe d’insertion de ces divers tendons. L'examen fait voir que les tendons externes s'insèrent d'abord sur le bord inférieur des onzième et douzième côtes, dont la faceexterneest tournée en bas; à mesure que les côtes, étant plus élevées , se redressent, le point d'insertion gagne leur partie moyenne, puis supérieure; enfin ils se fixent tout-à-fait sur le bord supérieur des deux premières côtes, dont la face externe est tournée en haut. Que si l'on examine le point d'attache des tendons internes, on verra qu'il est inverse des autres aux extrémités, c'est-à-dire que ces tendons simplantent sur le bord inférieur des premières côtes, également sur le milieu des côtes moyennes, mais sur le bord supérieur des dernières côtes. De cet examen anatomique du sacrolombaire il ressort cette déduction physiologique, que ce muscle serait composé de deux rangs de faisceaux qui devraient être antagonistes dans leur action, quoique confondus en une seule colonne charnue. Nous dirons plus bas quelles sortes d'actions nous paraissent devoir être le résultat de cette conformation.