‹ Traité complet de l'anatomie, de la physiologie, et de la pathologie du système nerveux cérébro-spinal ... 1re partie. Anatomie (volume 2)Chapitre 86 sur 138 · BASE DU CRANE A ^EXTERIEUR · texte numérisé non relu

BASE DU CRANE A ^EXTERIEUR

Irrégulière dans l’ensemble , symétrique dans ses deux moitiés, circonscrite par l’ovale irrégulier qui la sépare de la voûte , la base du crâne présente une surface hérissée d’aspérités osseuses , d’apophyses de toutes les formes, creusée de gouttières, percée de trous grands, petits, ronds, ovales ou déchirés.

Composée de plusieurs plans différents de niveau, elle est parcourue dans quelques régions de lignes osseuses, dentelées, pour s’articuler en suture, et présente dans d’autres des condyles pour des articulations mobiles.

En dehors de toutes ces parties d’un travail et d’un aspect si divers se montrent de larges surfaces convexes destinées à des insertions musculaires ; d’autres concaves, qui font partie des cavités orbitaires. Il semble , au premier abord, difficile de découvrir quelque règle générale dans la disposition de tous les objets que nous venons d’énumérer; mais avec de l’attention on finit par reconnaître, dans la disposition de ces objets si nombreux et si disparates, un plan d’une étonnante simplicité.

Bornée par la ceinture que nous venons de décrire, la base du crâne présente dans son centre un parallélogramme de peu d’étendue (voy. pl. 21, fig. 1, A). Des angles de ce parallélogramme, divergent, vers les apophyses qui séparent les unes des autres les régions principales de la circonférence, quatre rayonnements osseux principaux (voy. même pl. : A B, A C). Indépendamment de ces quatre rayons latéraux , on en trouve encore deux médians correspondant aux renforts osseux signalés sur les parties médianes de la circonférence crânienne (voy. même pl. : AD, A F).

Ces rayonnements et les segments intermédiaires de la circonférence interceptent dans leurs intervalles des espaces dont les aires se rapprochent de la direction horizontale. Les rayons osseux, au contraire, toujours plus épais et plus forts que les surfaces qu’ils séparent , ont tous des projections dans le sens vertical.

BASE DU CRANE A L EXTÉRIEUR

Essayons cle démontrer ces dispositions.

Le parallélogramme central formé par la partie postérieure du corps du sphénoïde et l’extrémité supérieure de l’apophyse basilaire de l’occipital , est toujours facile à voir.

Sur ses limites latérales se projettent en bas deux prolongements connus sous le nom d’apophyses ptérygoïdes. Les deux rayonnements latéraux que je vais décrire correspondent, l’un, en avant, l’autre en arrière de ft base de ces apophyses; l’antérieur forme un plan à peu près vertical , étendu depuis l’angle antérieur externe de la base des apophyses ptérygoïdes jusqu’à Tapophyse orbitaire externe du frontal, limite des parties antérieures et latérales de la circonférence crânienne (voy. pl. 21, A F). Par en haut il s’articule avec le bord externe de la voûte orbitaire, en dehors avec l’os de la pommette. Le bord obtus des apophyses d’Ingrassias, visible au côté interne de la fente sphénoïdale , la petite partie de l’os frontal qui concourt à former ce même bord de la fente sphénoïdale , appartiennent à ce premier rayon latéral .

Il suffit de regarder par transparence ce rayonnement osseux et la voûte orbitaire pour être convaincu de la supériorité d’épaisseur et de force du rayon osseux sur la voûte orbitaire, qu’il limite.

Le second rayon osseux latéral n’est autre chose que la face inférieure du rocher (voy. pl. 21, A C). Il s’étend de l’angle postérieur du quadrilatère central, derrière la partie postérieure de la base de l’apophyse ptérygoïde, à l’apophyse mastoïde, limite des parties postérieures et latérales de la circonférence du crâne, La projection de ce rayon latéral la plus importante dans le sens vertical est celle qui limite en arrière la cavité glénoïde (voy. même pl. : E). La saillie épineuse du sphénoïde, appuyée en dedans sur le rocher, contiguë en dehors à la partie la plus interne de la racine transverse de l’apophyse zygomatique, qui forme un bourrelet saillant au-devant de la cavité glénoïde , me semble être une bifurcation du second rayon latéral .

Le médian antérieur (voy. fig. 1, AD) est formé par la lame

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