‹ Traité complet de l'anatomie, de la physiologie, et de la pathologie du système nerveux cérébro-spinal ... 1re partie. Anatomie (volume 2)Chapitre 87 sur 138 · BASE DU CRANE A ^EXTERIEUR · texte numérisé non relu

BASE DU CRANE A ^EXTERIEUR

verticale de l’ethmoïde appliquée en arrière sur la crête médiane du sphénoïde, en avant derrière l’épine nasale de l’os frontal. Situé dans le même plan que la cloison mitoyenne des sinus sphénoïdaux et celle des sinus frontaux, il semble constituer, avec ces cloisons , un seul rayonnement vertical étendu des profondeurs du sphénoïde jusqu’à la partie postérieure de la bosse nasale.

L’apophyse basilaire de l’occipital doit être considérée comme l’origine du rayon médian postérieur [voy. même pl . : A F). Ouvert pour former le grand trou de l’occipital , ce rayonnement se renfle dans tout le contour de ce trou, particulièrement au niveau des condyles.

Ce contour épaissi , et qui de plus ressort en bordure verticale derrière les condyles , aboutit en arrière à la crête de l’occipital , qu’on peut regarder, jusqu’à sa jonction à la protubérance externe du même os, comme la terminaison simple du rayon médian postérieur. L’apophyse jugulaire , intermédiaire aux condyles de l’occipital et à l’apophyse mastoïde, semble être une division du rayon postérieur combiné avec le rayon latéral qui aboutit à l’apophyse mastoïde.

La seule indication des points où se terminent à la circonférence de la base du crâne ces divers rayonnements osseux , confirme ce qui a été dit plus haut ; savoir : qu’ils aboutissent tous aux points les plus solides de cette circonférence , et qu’ils servent en même temps de limite à ses principales divisions. Pour justifier ce qui a été dit de la supériorité constante de force des rayons de la base du crâne sur les surfaces qui les avoisinent, il suffit de regarder par transparence cette partie de la boîte osseuse. A coup sûr le rayon latéral antérieur est bien autrement épais et solide que la voûte orbitaire ; le rocher, que l’espace intercepté dans son intervalle; et celui du précédent rayon, le fond de la cavité glénoïde , compris dans l’intervalle du rocher et d’un rayonnement secondaire, contraste par sa transparence avec l’opacité du bourrelet osseux qui forme le rayon secondaire.

Le rayon médian antérieur semble surpasser de beaucoup la force des lames criblées qui s’appuient sur lui; enfin l’apophyse

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basilaire de l’occipital, le contour du trou occipital et la crête occipitale sont très-supérieurs par leur force à celle des fosses occipitales inférieures.

Les différents trous dont est percée la base du crâne offrent une particularité bien remarquable. Ils sont tous, même ceux qu’on appelle ronds, plus ou moins ovales, et leur grand diamètre, prolongé vers le centre de la base, aboutit constamment au quadrilatère central , tandis que, prolongé du côté de la circonférence , ce même grand diamètre aboutit à quelqu’une des parties solides auxquelles se rendent les rayons osseux dont la description précède.

Cette circonstance résulte de ce que tous ces trous, sans exception, sont creusés, pour la plus grande sécurité des parties qui les traversent , dans la substance des rayons , constamment supérieure en force à celle des surfaces qu’ils séparent; et, moins ces trous prennent de l'épaisseur du rayon, moins ils tendent à l’affaiblir. Le seul trou déchiré antérieur , dont la direction fait exception à la règle que j’indique , fortifie par cela même cette règle. En effet, ce qu’on appelle trou déchiré antérieur n’est trou que dans le squelette; dans l’état frais il est rempli d’un cartilage qui unit le sommet du rocher au quadrilatère central . Il est également remarquable que toutes les sutures principales de la base du crâne , celle de l’occipital avec le rocher, celle du rocher avec le temporal et le sphénoïde , celle du sphénoïde avec le frontal , enfin celle de l’ethmoïde avec le frontal, sont dirigées de la circonférence au centre de cette base. Il n’y a que la suture du temporal avec la grande aile du sphénoïde qui ne rentre pas parfaitement dans cette règle. Mais comme cette suture s’appuie sur les parties latérales du sphénoïde qui tiennent au centre que le même os constitue, l’exception apparente n’est en réalité qu’une modification commandée par l’extension latérale du sphénoïde.

Çes considérations générales posées, jetons un coup d’œil sur les diverses surfaces qu’interceptent les rayonnements osseux du quadrilatère central et sur ce quadrilatère lui-même.

Compris dans l’intervalle des bases des deux apophyses ptéry-

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goides , le quadrilatère central , dont la longueur et la largeur peuvent être comparées à celle de l’ongle du pouce , est droit d’arrière en avant , et légèrement convexe de droite à gauche. 11 offre sur sa ligne médiane une crête peu prononcée dont l’axe est vertical (voy. pl. 21, fig. 1). Sur le contour de ce quadrilatère partent, s’agrandissant de plus en plus jusqu’à ce qu’ils parviennent à la circonférence de la base , quatre espaces triangulaires principaux : l’un antérieur, l’autre postérieur, et deux latéraux. De ces quatre triangles, l’antérieur et le postérieur, à peu près égaux entre eux , sont de grandeur très -supérieure aux deux triangles latéraux. Considéré dans son ensemble, l’antérieur est concave, le postérieur convexe; les latéraux ont une plus grande partie de leur surface plane, quoiqu’ils offrent d’ailleurs des parties concaves et d’autres convexes. L’espace triangulaire antérieur est d’un niveau beaucoup plus élevé que celui de la ‘surface du quadrilatère central .

Les deux triangles latéraux sont à peu près sur le même niveau que le quadrilatère central; le postérieur, sensiblement plus bas dans ses deux tiers antérieurs, remonte presque à son niveau dans sa partie la plus reculée. Séparés les uns des autres par quelques-uns des rayonnements osseux précédemment signalés , ces triangles divers se trouvent subdivisés en régions secondaires par les rayonnements qui les traversent.

L’antérieur a pour base le segment de la circonférence du crâne compris entre les deux apophyses orbitaires externes ; son sommet tronqué s’applique à la partie antérieure du corps du sphénoïde, surmonté de chaque côté par la base des apophyses ptérygoïdes. Ce triangle antérieur se décompose naturellement en deux triangles latéraux qui ne sont autre chose que les voûtes orbitaires et une partie de la paroi externe de ces voûtes, et en un parallélogramme médian qu’occupe d’avant en arrière l’os ethmoïde. Toutes ces parties, parfaitement décrites dans les livres d’anatomie, ne doivent pas nous arrêter. Le triangle postérieur est formé par toute la face externe de l’os occipital , depuis l’apophyse basilaire de cet os jusqu’à sa ligne courbe supérieure.

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Quant aux triangles latéraux, ils comprennent la face inférieure de la grande aile du sphénoïde, surmontée (1) des apophyses ptérygoïdes à leur limite la plus interne , percée du trou ovale à sa limite postérieure, articulée avec le bord antérieur du rocher.

L’épine sphénoïdale, le trou sphéno-épineux, l’hiatus de Fallope, la cavité glénoïde, enfin la face inférieure du rocher, l’ouverture du canal carotidien , se montrent sur ces triangles.

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La forme la plus commune de la voûte du crâne est celle d’un segment d’ovoïde comprimé sur les côtés; sa partie la plus large répond en arrière, et présente dans ce sens un prolongement plus étroit que l’extrémité antérieure. Il n’est pas rare que cette forme se rapproche davantage de celle d’un segment de sphère. Dans ce cas le prolongement postérieur manque, et l’extrémité correspondante devient beaucoup plus large que l'antérieure. Composée de deux moitiés qui présentent toujours les mêmes parties , la voûte du crâne doit être dite symétrique, en prenant ce mot dans le sens anatomique, toujours moins rigoureux que celui des mathématiciens. Elle offre à considérer des éminences, les unes constantes , les autres variables , et qui toutes présentent des différences nombreuses dans le degré de leur saillie chez les divers sujets.

Pour étudier avec succès la voûte du crâne , il me semble utile de la subdiviser en une zone médiane et deux régions latérales.

La zone médiane a pour limite antérieure la portion de la circonférence crânienne comprise dans l’intervalle des deux apo. pbyses orbitaires externes , et pour limite postérieure la portion

(1) Nous supposons la base du crâne retournée.

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de la même circonférence comprise dans l'intervalle des deux apophyses masioïdes.

Les régions latérales ont pour limites inférieures la portion de la circonférence crânienne comprise entre les apophyses mastoïdes et les apophyses orbitaires externes. Quant à la limite respective des régions latérales et de la zone médiane, elle est tracée par un grand segment d’ellipse appuyé en avant sur les apophyses orbitaires externes , en arrière sur les apophyses mastoïdes (voy . pl. 23, fi g. 6).

La ligne courbe qui limite ce segment d’ellipse est appelée ligne d’enceinte de la fosse temporale.

Ces divisions tracées par la nature elle-même étant une fois comprises, on voit ce grand dôme osseux , qu’on appelle la voûte du crâne , décomposé en une arche médiane , élevée d’avant en arrière sur les sections antérieure et postérieure de la circonférence crânienne , et en deux parties latérales qui , remplissant l’intervalle des côtés de cette arche et de ceux de la base , complètent avec elles la cavité qui renferme l’encéphale. Plus ou moins longue suivant que la forme du crâne se rapproche davantage de celle d’un ovoïde ou d’un sphéroïde , plus ou moins large aussi suivant que , rond ou oblong , le crâne se montre renflé ou resserré dans sa voûte, et déborde sa base ou se trouve plus étroit qu’elle; plus ou moins élevée suivant les sujets, cette grande zone médiane est la région la plus découverte de la boîte osseuse , la seule dont toutes les particularités de forme puissent être parfaitement examinées pendant la vie.

De la limite où nous l’avons fait commencer en avant à celle où elle se termine en arrière, la zone médiane de la voûte du crâne s’arrondit , offrant , dans le plus grand nombre des cas, plus de largeur et d’élévation en arrière qu’en avant.

En la considérant avec attention , on voit que son contour ou son profil n’est pas figuré par un segment régulier de cercle ou d’ellipse; il est composé de trois, ou, plus souvent, de quatre lignes distinctes qui ne sont pas nécessairement courbes , quoique ce soit là leur direction la plus ordinaire. Des angles curvilignes

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unissent ces lignes les unes aux autres. La grande zone , dont ces lignes et ces angles ne dessinent que le profil médian , se trouve décomposée en un nombre égal de régions plus ou moins bombées, réunies les unes aux autres par des espèces de brisures dont la situation ne varie jamais.

La première de ces régions, en procédant d’avant en arrière , est la région inférieure du front.

De la ligne accidentée qui la sépare en bas du nez et des orbites, elle s’élève verticalement chez quelques sujets, légèrement oblique en avant chez d’autres , inclinée doucement en arrière chez le plus grand nombre, jusqu’à la rencontre de deux saillies latérales constantes , et partout décrites sous le nom de bosses frontales.

Toujours courbée d’un côté à l’autre, elle a pour limites extérieures les apophyses orbitaires externes en bas; et au-dessus de ces apophyses le commencement de la ligne rugueuse, courbe des fosses temporales. Elle représente un quadrilatère plus large que haut. Elle est divisée en deux moitiés symétriques par une ligne médiane plus ou moins saillante, trace de la suture qui dans l’enfance unissait les deux moitiés de l’os frontal. Au bas de cette ligne médiane existe toujours une bosse plus ou moins prononcée, nommée nasale. Au-dessous de cette bosse existe la suture transversale qui unit l os frontal avec les os propres du nez et les apophyses montantes de l’os maxillaire supérieur.

De chaque côté de la bosse nasale se renflent deux saillies courbes , étroites, dirigées en haut ou en dehors , plus larges et plus rondes en dedans, plus minces, et finissant en pointe en haut et en dehors. Ce sont les bosses ou arcades surcilières. Enfin , au-dessous de ces arcades commence le rebord anguleux qu’on nomme arcade orbitaire. L’extrémité interne de cette arcade forme l’apophyse orbitaire interne; son extrémité externe, renflée et projetée en dehors, est connue sous le nom d’apophyse orbitaire externe.

Dans le milieu de la région que nous étudions on trouve souvent un enfoncement transversal qui n’a pas reçu de nom propre, au-dessus duquel ressortent les bosses frontales. Les limites

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externes (le la région frontale inférieure de la voûte du crâne , formées par le commencement de la ligne courbe rugueuse des fosses temporales , varient beaucoup par leur direction ; le plus souvent elles rentrent dans leur milieu , ressortent en haut et en bas : leur intervalle d’ailleurs , ou, ce qui revient au même , la largeur du front, varie beaucoup dans les différents sujets.

Les bosses frontales , qui fixent dans la zone médiane de la voûte du crâne la borne qui sépare la première région de la seconde , sont plus ou moins prononcées , plus ou moins distantes l’une de l’autre ; elles varient , dans leur intervalle du centre de l’une à celui de l’autre , de deux â trois phalanges digitales , et d’une à deux dans leur distance des arcades orbitaires.

La seconde région de l’arche médiane de la voûte du crâne se porte de ces mêmes bosses frontales, et d’une ligne prolongée de leurs deux centres à la rencontre de la ligne temporale , jusqu’à la rencontre de deux autres bosses généralement décrites sous le nom de bosses pariétales; une courbe passant par les deux centres de ces bosses pariétales , et prolongée de chaque côté jusqu’à la ligne temporale , achève la limite transversale postérieure de cette seconde région.

Cette région , la plus grande de celles qui composent la zone médiane de la voûte du crâne , forme , comme la précédente, un quadrilatère.

Sa plus grande largeur est en arrière; la moindre est d’ordinaire en avant. L’aire de cette région, plus ou moins convexe d’avant en arrière et de droite à gauche , offre à considérer , en avant, sur la ligne médiane, le prolongement supérieur de la suture qui unit les deux moitiés de l’os frontal chez les enfants et, quand cette suture a disparu, une saillie longitudinale, peu prononcée, qui en marque la place ; en arrière, une partie de la suture qui unit l’un à l’autre les deux pariétaux. Ainsi découpée en deux moitiés latérales, cette seconde région est encore divisée transversalement dans le milieu de sa longueur par la suture fronto-pariétale. Voici maintenant quelques-unes des particularités qu’on y rencontre :

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Sa partie médiane est quelquefois élevée comme en carène, et les surfaces qui restent de chaque côté de cette saillie médiane tombent très-obliquement à la rencontre des lignes temporales. D’autres fois, au contraire, cette ligne médiane ne dépasse pas le niveau des parties latérales, qui ont dans une assez grande largeur une surface presque horizontale.

Il n’est pas rare d’observer dans son milieu une saillie oblongue qui empiète autant sur le frontal que sur les pariétaux. Cette saillie forme alors la partie culminante de la région que nous étudions. C’est le sommet arrondi d’un plateau convexe. D’autres fois, au contraire, il existe, justement au même endroit de la ligne médiane, un enfoncement prononcé qui peut se prolonger assez à droite et à gauche pour montrer une différence sensible dans le niveau de la suture fronto - pariétale et celui du plan externe des os auxquels elle appartient ; dans ces cas l’os frontal dépasse en hauteur le bord correspondant des pariétaux. Enfin , une disposition qu’on observe très fréquemment dans plusieurs pays , c’est une telle rectitude dans la ligne médiane de ce plan, qu’une règle placée suivant sa longueur la touche dans toute son étendue (voy. pl. 22 et pl. 23, fi g. 1).

Il est encore à remarquer que la ligne médiane monte quelquefois très -obliquement en haut , se trouve quelquefois horizontale , et même chez quelques sujets offre une obliquité descendante en arrière. En peu de temps d’étude un œil observateur rencontrera de nombreux exemples de toutes les différences que je signale.

La troisième région de la zone médiane de la voûte du crâne est comprise entre la ligne transverse qui forme la limite postérieure de la seconde et une autre ligne transverse qui , passant par les deux sommets des bosses occipitales supérieures, se prolonge de chaque côté jusqu’à la base de l’apophyse mastoïde , beaucoup plus étendue transversalement que de haut en bas (voy. pl. 23, fi g . 6). Cette troisième région présente en avant dans son milieu la moitié postérieure de la suture sagittale , et de chaque côté de cette suture les trous pariétaux : en arrière

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cette suture se termine, comme on sait, à la rencontre de l’angle supérieur de l’occipital, qui forme la partie supérieure médiane de la région que nous examinons ; la suture lambdoïde tout entière appartient encore à cette région de la zone médiane, dont la ligne terminale postérieure aboutit , comme la suture lambdoïde elle-même, à la base de l’apophyse mastoïde. La ligne médiane de cette troisième région n’offre presque jamais la convexité ordinaire aux deux régions précédentes. Le plus souvent elle est droite , et même il n’est pas rare de la trouver concave.

Lorsque cette particularité existe, plusieurs circonstances diverses peuvent coïncider avec elle.

Quelquefois la surface médiane est droite d’un côté à l’autre , et en même temps concave de haut en bas. D’autres fois le milieu longitudinal de cette surface s’enfonce de haut en bas , formant une gouttière rentrante dans l’intervalle des parties latérales; chez quelques sujets les lignes des sutures lambdoïJes et pariétale, au voisinage de leur union, s’enfoncent également en gouttière triangulaire débordée par les surfaces osseuses voisines : d’autres fois enfin le plan de l’angle supérieur de l’occipital, différent de celui des bords voisins des pariétaux , les déborde , de telle sorte qu’il forme en arrière deux un écusson à relief considérable; et les dentelures de la suture lambdoïde, qui circonscrit cet angle, au lieu de se projeter suivant le plan des os correspondants ressortent de ce plan , celles de l’occipital en dedans, celles des pariétaux en dehors.

A ces particularités des parties médianes de la troisième région de la zone crânienne il faut ajouter que tantôt cette ligne offre d’avant en arrière une obliquité telle qu’elle forme avec un plan horizontal un angle de quarante-cinq degrés , et que , dans d’autres cas, elle descend suivant une liane verticale.

Les surfaces qui restent de chaque côté de la ligne médiane varient suivant les directions différentes de cette ligne. Quand elle se porte obliquement en arrière, les plans qui de chaque côté viennent à sa rencontre sont eux-mêmes très-obliques , et la projection du crâne en arrière très-prononcée. Quand elle se rap-

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proche de la verticale, ces plans sont presque transverses , et la projection postérieure du crâne presque nulle. Enfin , quelles que soient les différences dans la direction des diverses parties de cette zone, elle en offre de correspondantes dans sa largeur et dans son degré de voussure. Avec sa plus grande obliquité et la plus grande projection du crâne , en arrière , coïncide dans le plus grand nombre de cas , la plus grande longueur de son diamètre antéro-postérieur ; et avec sa direction la plus verticale et la moindre projection postérieure du crâne , se rencontre la plus grande étendue de son diamètre transversal.

La dernière région de la zone médiane du crâne est formée par l’espace , généralement assez médiocre , qui reste entre la ligne fictive donnée comme limite postérieure de la précédente , et la ligne courbe supérieure de l’occipital (voy. pl. 23, fig. 6).

Cette dernière région a son plus grand développement dans les crânes projetés en arrière , tandis que dans ceux qui le sont le moins, et dans lesquels on voit la région précédente tomber presque verticalement derrière les bosses pariétales , elle peut manquer tout à fait [voy. pl. 23, fig. 4).

Elle représente, lorsqu’elle existe , une tranche d’ovoïde terminée de chaque côté par un angle très-aigu à"la base de l’apophyse mastoïde, et offrant sa plus grande largeur dans son milieu entre la protubérance occipitale externe et la ligne qui joint les sommets des deux bosses occipitales supérieures.

Cette dernière région se décompose naturellement, dans le plus grand nombre des têtes, en une surface médiane presque plane qui représente une espèce de carré dont le côté égale une phalange de pouce, et en deux triangles dont les bases sont formées par les côtés latéraux du carré médian , et dont le sommet aigu se prolonge jusqu’à la base de l’apophyse mastoïde.

Les aires de ces deux triangles latéraux sont au moins planes et souvent même enfoncées du côté de leur sommet au dessous de la terminaison latérale de la suture lambdoïde.

Dans quelques crânes , la troisième région de la zone médiane de la voûte est d’une médiocre étendue d’avant en arrière ; les

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bosses occipitales , étant très-élevées, diminuent l’espace qui les sépare des pariétales. Dans ces cas, la dernière région acquiert la plus grande étendue qu’elle comporte de haut en bas.

Dans d'autres têtes , ces bosses très-peu prononcées se trouvent presque au contact de la ligne courbe supérieure de- l’occipital ; et alors la dernière région est réduite à si peu de chose , qu’on peut la regarder comme manquant. Son quadrilatère médian n’existe pas , et l’enfoncement de ses triangles latéraux existe au bas de la région précédente agrandie (voy. pl. 23, fig. 4).

On peut voir dans les figures de la pl. 23 diverses modifications de la courbure de la zone médiane du crâne. Dans la figure n° 6, faite d’après un crâne de nègre qui m’a été donné par feu le docteur Second , médecin de la marine royale à Cayenne , les quatre sections de cette zone sont parfaitement prononcées. Dans la figure n° 4, faite d’après le crâne d’un aborigène de la Californie, que je dois à l’amitié du docteur Grout de Rouen, la troisième et la quatrième section sont confondues en une seule devenue presque verticale.

Les différentes régions de la zone médiane de la voûte du crâne n’ont pas entre elles des rapports constants. La plus grande est ordinairement celle qui se trouve comprise entre les bosses frontales et les pariétales , et que nous avons nommée seconde région d’avant en arrière. La troisième, renfermée dans l’intervalle des bosses pariétales et des occipitales supérieures vient ordinairement en second lieu , pour l’étendue de sa surface , chez le plus grand nombre des sujets. La région inférieure du front n’est jamais qu’en troisième rang pour son étendue. Enfin la quatrième est presque toujours la plus petite , et les cas dans lesquels elle manque tout à fait sont plus nombreux que ceux dans lesquels elle excède en étendue la région inférieure du front ou la région comprise dans l’intervalle des bosses pariétales et des occipitales supérieures.

Nous tâcherons plus loin de démontrer à quelles parties du cerveau correspondent ces régions diverses de la zone médiane

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du crâne et les bosses accouplées qui se trouvent sur leurs limites respectives.

Disons pour terminer que si l’on suit, de la bosse nasale à la protubérance externe de l’occipital , la ligne qui sépare en deux moitiés la zone médiane de la voûte du crâne , on rencontre fort souvent sur le trajet de cette ligne une saillie longitudinale, toujours simple dans toute la hauteur de l’os frontal , souvent double dans l’intervalle des os pariétaux. Quand cette dernière circonstance existe, la ligne médiane représente une gouttière assez large et superficielle , et de chaque côté de cette ligne on voit deux renflements longitudinaux de peu de saillie. Souvent aussi , sur la ligne courbe qui suit la suture fronto-pjariétale , on constate un défaut de niveau entre les os que réunit cette suture : dans ce cas c’est presque toujours le frontal qui excède les pariétaux. Quant à la suture lambdoïde, elle offre dans des cas assez rares cette particularité remarquable : que l’occipital, au lieu de s’endenter avec les pariétaux dans une même surface convexe, déborde de beaucoup ces os ; et alors, au lieu que les dentelures d’union de cette suture passent directement des os pariériétaux à l’occipital , en formant un angle plus ou moins prononcé avec le plan de l’os duquel elles se détachent, ce sont de nombreux os wormiens qui font cet angle et remplissent la lacune des os occipitaux et pariétaux , dont les dentelures restent dans la direction du plan de leurs os respectifs.

Quand on examine la zone médiane de la voûte du crâne suivant les divisions ou plans distincts dont les bosses forment les limites, on est frappé de cette circonstance : que toujours les sutures transverses se trouvent dans la continuité de ces plans et les bosses sur leurs limites respectives. Et si, après avoir suivi notre division par plans de cette zone, on veut la diviser par les régions que chaque os compose , on voit constamment que chacun des os ou des fragments osseux qui forment cette zone semble repoussé forcément dans son centre au niveau des bosses.

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