‹ Traité complet de l'anatomie, de la physiologie et de la pathologie du système nerveux cérébro-spinal, 1. ptie., Anatomie (volume 3)Chapitre 12 sur 127 · CONSIDÉRATIONS · texte numérisé non relu

CONSIDÉRATIONS

est qui ne voient que deux routes pour conduire à la conimissance approfondie de la structure des parties principales da système nerveux : Tanatomie comparée, et l'anatomie du fœtus; le cerveau de Thomme adulte leur semble peu propre aux investigations délicates.

Toutes ces prétentions exclusives sont mal fondées; chaque auteur prône ses procédés favoris , il en connaît les avantages et se prive trop souvent par une prédilection outrée des services que pourraient lui rendre d'autres méthodes.

Pour connaître à fond un système si rebelle à tant d'efforts, le concours de tous les moyens est nécessaire : chacun d'eux a ses avantages ; il faut surtout se garder de négliger l'étude des organes à l'état frais et dans leur entier développement. Elle n*est pas la moins féconde pour le physiologiste ; c*est à coup sûr la plus indispensable pour le médecin, qu'elle prépare, en gnr vant dans son esprit le type de l'état normal, à déterminer avec plus de certitude les changements divers amenés par les maladies.

En présence des difficultés d'un pareil sujet, gardons-nous de nous appauvrir volontairement. Utilisons franchement toutes les voies d'investigation qu'ont pu découvrir la patience et h sagacité des anatomistes ; ce ne sera jamais assez pour aborder avec espoir de les vaincre les mille obstacles qui restent encore dans cette partie de la science.

L'anatomie du système nerveux se trouve fractionnée en plusieurs parties distinctes , dans chacune desquelles on a fait jusqu'ici des progrès inégaux.

La simple description des organes considérés dans leurs formes, n'a jamais offert de sérieux embarras. Cette espèce dV nâtomie, très-pratiquée de tous les temps, l'est encore aujom^ d'hui plus qu'aucune autre.

L'ordre qu'elle suit est rationnel. On est dans l'habitude de commencer la description de l'axe nerveux par la moelle épinière, qui en est le fragment le plus simple, le plus constant dans les animaux et, dit-on aussi, le premier formé chez l'homme; en passant stltcessivement à l'étude de la moelle allongée, de

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