‹ Traité complet de l'anatomie, de la physiologie et de la pathologie du système nerveux cérébro-spinal, 1. ptie., Anatomie (volume 3)Chapitre 18 sur 127 · DE LA MOELLE EPINIERE · texte numérisé non relu

DE LA MOELLE EPINIERE

l'existence de toutes les actions que le système nerveux dirige.

La colonne vertébrale est à la moelle épinière ce qu'un squelette est au corps vivant qui lui est attaché , un mécanisme insensible, toujours passif, et qui n a de la vie que ses mouvements intimes de nutrition ; mouvements moléculaires qu'on retrouve dans tout végétal , tandis qu'à la partie du système nerveux ([u'elle contient sont attachées les manifestations de la sensibilité, du mouvement volontaire, dominés par l'intelligence, cette puissance sublime , plus grande que le monde , puisqu'elle s'élève jusqu'à la conception du Créateur (1).

La moelle épinière se prolonge dans l'intérieur du crâne comme la structure vertébrale se continue dans les parois de cette cavité. Mais. tandis que dans les parties cervicale, dorsale et lombaire du rachis la moelle épinière se trouve pour ainsi dire à nu , les nerfs et les ganglions qui en procèdent n'étant pas capables de la masquer par leur volume , il en est tout autrement dans l'intérieur du crâne. On retrouve bien dans les masses nerveuses qui le remplissent une moelle centrale , des nerfs émanant de cette moelle, et des ganglions auxquels ces nerfs tiennent aussi ; mais ces ganglions, énormément développés, enveloppent et recouvrent tellement la moelle centrale , qu'il est impossible, sans une dissection fort délicate, de démontrer l'existence réelle et distincte de celle-ci.

Sans avoir une idée nette de la structure de ces différentes parties , et sans connaître la composition vertébrale du crâne , beaucoup d'anatomistes des temps passés ont senti pourtant que la moelle épinière se prolongeait dans l'encéphale. Ainsi, Fracassati comparait le système nerveux à un arbre dont la moelle épinière serait l'axe radiculaire ; les nerfs spinaux et leurs divisions , les racines et les radicules. La moelle allongée représentait à Fracassati le collet du végétal dont les pédoncules cérébraux et cérébelleux et leurs propagations dans le cervelet et le

(i) U n'est plus nécesMtK aajoard'hni de démontrer qne le crâne, composé de vert^bret, n'est «pi'iine partie de U colonne fertébrale; cette vérité est acquise à U

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