‹ Traité complet de l'anatomie, de la physiologie et de la pathologie du système nerveux cérébro-spinal, 1. ptie., Anatomie (volume 3)Chapitre 44 sur 127 · RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ

vius rabattues sur l'éminence de Tinsula, le développement le plos considérable du segment de cercle ventriculaire autour des éminences circa-pédonculaires, constituent des caractères propres et exclusifs à Tencéphale de l'homme.

Parmi les pr(^parations proposées à diverses époques par les anatomistes pour faciliter l'étude du cerveau, il en est une qai semble parfaitement propre a démontrer les vues que noas venons de présenter. Cette préparation, imagitiée dans un but toat autre que celui qui nous préoccupe, est celle de Willis, retrouvée dans ces derniers temps par M. Laurencet.

L'artifice vraiment ingénieux par lequel ces deux auteurs déployaient le cerveau au moyen de coupes pratiquées sur la ligne d union des épiphyses pédonculaires à Thémisphère est admirablement calculée pour démontrer les rapports d*étendae de ces épiphyses avec le cerveau proprement dit ; et pour saisir tout d un coup la différence qui existe sous ce point de vue entre le cerveau de l'homme et celui du mouton , par exemple, il suffit de regarder comparativement le premier de ces encéphales figuré par M. Laurencet et celui du mouton représenté par Willis : la coupe de ces deux auteurs étant exactement la même.

Je crois donc, malgré l'inexactitude incontestable des conséquences tirées par Willis et par M. Laurencet de leur coupe qui ne signifie nullement ce que croyaient ces auteurs, que cette préparation est excellente pour bien apprendre les caractères dîstinctifs de l'encéphale humain et de celui des brutes.

Mais de ce qu'on aura constaté que le cerveau de rhomme décrit plus qu'un cercle autour de ses pédoncules, tandis que celui des animaux décrit un segment de cercle de moins en moins grand à mesure qu'on descend des premiers mammifères aux derniers ; de ce qu'on aura joint à cette remarque cette autre observation, que le cerveau de l'homme déborde en arrière le cervelet, tandis qu'à mesure qu'on s'éloigne de l'homme on voit le cervelet se dégager de plus en plus en arrière du cerveau et finir même par s'élever à son niveau ; faut-il en conclure que dans les encéphales les plus simples il n'existe que les parties analogues de8

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parties antérieares du cerveau de l'homme, et que de nouvelles parties s'ajoutant successivement d'avant en arrière ù ces parties frontales qui seraient les parties élémentaires fondamentales du cerveau, les parties les plus nobles seraient celles qui s'ajoutent BQocessivement en arrière des premières, et qui, après avoir recouvert et débordé le cervelet, se réfléchissent d'arrière en avant et descendent dans le lobe temporal?

Cette conclusion n'aurait rien de légitime. EIn effet, qu'une masse cérébrale assez développée pour entourer d'un cerde complet les épiphyses pédonculaires se trouve réduite de moitié dans toutes ses parties , sans que le vohime de ces épiphyses varie, elle ne pourra plus décrire autour d'elles qu'un demi-cercle, après avoir décrit un cercle entier ; elle ne pourra plus recouvrir le cervelet après l'avoir recouvert ; mais, pour cela, elle né sera pas atrophiée seulement dans ses parties postérieures, elle le sera partout également.

Toutefois la question n'est pas aussi simple, en ce qu'on ne retrouve pas évidemment les mêmes parties dans toute l'étendue de tous les cerveaux. Mais si les extrémités du segment de cercle qu'ils décrivent tous, sont toujours formées évidemment par les mêmes organes; si l'extrémité postérieure (nous parlons de l'extrémité du segment de cercle) est, par exemple, invariablement la même, et qu'on puisse démontrer aussi le caractère invariable de son extrémité antérieure, comment prétendre que le cerveau se trouve graduellement privé de ses parties postérieures ou de ses antérieures à mesure qu'on descend dans la série, parce qu'à un certain degré le cerveau cessera de couvrir le cervelet, parce qae des mesures exactes démontreront que chez tel animal il s'étend plus, que chez tel autre il s'étend moins en arrière ou en avant d'une partie dont on n'aura pas établi les lois de relation avec le cerveau lui-même, le corps <^lleux par exemple.

Évidemment on aura prononcé un jugement trompeur , la situation relative du cerveau et du cervelet, le degré de développement de l'hémisphère cérébral en masse, en arrière ou en avant du corps calleux , ne di' montrant nullement que ce sont les parties

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postérieures ou antérieures qui prédominent dans celte masse.

II faut des caractères plus précis , et nous croyons qu'on peut les trouver dans la considération des parties les plus fixes des circonvolutions.

La circonvolution de premier ordre , si fortement caractérisée dans son extrémité temporale par sa tubérosité avec laquelle communique la racine externe de lolfieu^tif , ne manque chez aucon mammifère. Or, si la tubérosité temporale de cette circonvolution avec laquelle communique la racine externe de Tolfactif est constante , son autre extrémité, qui semble naître de la racine interne du même lobe olfactif, ne Test pas moins.

Cette dernière forme chez tous les mammifères , quand on examine leur cerveau par sa face interne, la partie fondamentale de Textrémité antérieure du segment de cercle que décrit le cerveau , comme l'extrémité ou tubérosité temporale de la même circonvolution forme la partie fondamentale de l'extrémité postérieure du même segment de cercle.

Ces deux points fixes établis , on reconnaîtra- sans peine que, chez tous les animaux , le nombre de lignes circonvolutionnaires qui émanent de l'extrémité postérieure de la circonvolution de premier ordre, est plus considérable que celui des circonvolutions qui se rattachent à son extrémité antérieure.

On arrive donc, par cette considération, à une conséquence tout opposée à celle qui prétend que ce sont les parties postérieurei qui prédominent chez T homme et au-dessous de lui chez les animaux h s plus élevés dans la série.

Quant à la forme générale que doit prendre lo cerveau au milieu de toutes les variations des circonvolutions qu'est bien loin d'exprimer cette forme totale de l'hémisphère, c'est à des considérations du genre de celles qu'a présentées avec tant de talent M. le docteur Lafargue , qu'il faut le demander. Nous discuterons cette question en traitant du crâne.

Nous avons voulu seulement établir ici que , pour comparer avec fruit différents encéphales entre eux . il ne faut pas seulement superposor leurs profils , mais prc.vJre dos parties fixes

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