M L*ÉTUDB EXTÉRIEURE DU CERVEAU
comme le sont les extrémités de la circonvolulion du premier ordre, combinées avec les deux racines principales de l'olfactif, et voir combien de lignes circonvolulionr.aires naissent de l'une et de l'autre de ces extrémités.
Par des comparaisons de ce genre on arrive à des corollaires conformes à l'observation des artistes de tous les temps, au sentiment universel du genre humain, qui regarde le front de l'homme comme son plus noble caractère.
Si nous voulions d'ai'leurs poursuivre la comparaison de Tencéphale humain avec celui des brutes , en fixant notre attention* sur des considérations plus spéciales , qu'il fût question , par exemple, de chercher dans l'encéphale des brutes les divers ordies de circonvolutions que nous avons décrits dans l'encéphale , humain , nous arriverions encore à reconnaître qu'il n'y a pas d'encéphale d'animal qu'on puisse mettre à côté de celui de l'homme. Dans tous les animaux , nous retrouverions la circonvolution du premier ordre plus ou moins modifiée, mais toujours empreinte de ses caractères distinctifs.
No'js ne trouverions qu'elle chez plusieurs rongeurs, le reste de leur encéphale formant une surface presque lisse.
Chez les carnassiers, nous ne verrions guère, après cette circonvolution du premier ordre, que des circonvolutions du second ordre, décrivant des arcs de cercle ou d'ellipse antéro-postérieurs, basés toujours sur les dépendances de la circonvolution du premier ordre.
La même remarque résulte de l'inspection des cerveaux de ruminants. Seulement, il existe chez ceux-ci plus d'accidents dans le cours des lignes circonvolutionnaires du second ordre.
Malgré la direction différente de plusieurs de ses circonvolutions , le cerveau de l'éléphant n'échappe pas à cette règle.
Enfin , en considérant les encéphales des singes , on voit apparaître, dans les derniers de ces animaux, les premiers linéaments des circonvolutions du quatrième ordre ; dans les singes, qui occupe&t le premier rang de la série animale , ces rudiments deviennent beaucoup plus perfectionnes , au point que
Tencéphale de l'orang-outang se rapproche autant de Tencéphale humain, que ce singe lui-même approche de la forme de rhoinme; il n'en faut pas d'avantage pour que la différence soit bien tranchée. Dans cet exemple, la situation, Tétendue du quadrilatère perforé ne sont pas ce qu'elles sont chez l'homme ; elles sont déjà animales , et les circonvolutions de tous les ordres ne s'éloignent pas moins du caractère des circonvolutions de l'homme , que le quadrilatère perforé , l'insula, la scissure de Sylvius.
Il résulte de toutes ces remarques que, dans la forme générale tout a.ussi bien que dans les moindres détails de ses formes extérieures et intérieures, l'encéphale de l'homme surpasse en perfection tous les encéphales de la série animale. Cette conclasion ne doit surprendre personne , il était nécessaire pourtant de la formuler avec quelque soin ; car, s'il est vrai qa'elle ait été sentie depuis long-temps, il ne l'est pas moins qu'elle n'a pas été jusqu'à présent démontrée avec assez de rigueuf .