‹ Traité complet de l'anatomie, de la physiologie et de la pathologie du système nerveux cérébro-spinal, 1. ptie., Anatomie (volume 3)Chapitre 61 sur 127 · DE LA PAETIE FONDAMENTALE DU NOYAU CEREBRAL · texte numérisé non relu

DE LA PAETIE FONDAMENTALE DU NOYAU CEREBRAL

nervure partent de nombreuses fibrilles perdues dans la substance grise ; tandis que d'autres fibres rattachent en bas cette substance grise à la branche descendante du faisceau postérieur dans Tespace perforé, en haut à la bandelette demi -circulaire.

Si Ton répète ces divisions un grand nombre ae fois , on voit que la masse entière du corps strié résulte de l'assemblage de ces feuilles, de ces couches juxta- posées , partant toutes par une extrémité de leur contour, de l'ombilic répondant à l'espace perforé, et se terminant toutes d'ailleurs, par Tautre extrémité de leur contour, à la convexité de la bandelette demi-circulaire.

Dans la substance même des cotylédons , tout près de leurs limites excentriques , naissent d'autres productions fibreuses qui se portent hors de la partie fondamentale du noyau cérébral. Noos devons nous borner à indiquer pour le moment ces productions , destinées au corps calleux ; mais , avant d'abandonner l'étude de la masse totale du corps strié , il nous semble utile de faire une dernière remarque. Les limites de ce corps , du coté du pédoncule , sont : en dehors des ventricules , la surface de Tespace perforé ; en dedans du ventricule , la bandelette demidrculaire, et cette bandelette, par son origine , tient à la branche du faisceau postérieur qui se détourne dans l'espace perforé ; par sa terminaison elle se rattache à cette même branche sur la limite externe du quadrilatère.

L'ensemble de la bandelette demi-circulaire et de la branche du faisceau postérieur qui parcourt de dedans en dehors la surbce de l'espace perforé figure donc un cercle complet , ou du moins une anse irrégulièrement circulaire sans interruption dans ion contour.

Comparons cette anse à la circonvolution de l'ourlet , composée comme elle de deux régions : l'une petite, formant la marge du quadrilatère du coté du cerveau et en même temps la limite du cerveau de ce côté du noyau cérébral ; l'autre très -grande , partant du bord interne de l'espace perforé pour se terminer à son

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bord externe après avoir parcouru toute la circonférence des parties médianes du noyau cérébral et fbnné encore de ce côté do noyau la limite de l'hémisphère.

On voit sans doute déjà quelque analogie entre les branchai du faisceau postérieur inscrites sur les limites du corps striéidi côté du pédoncule et la circonvolution de l'ourlet inscrite mif les limites du cerveau du côté du npyau cérébral. De part et d*aatre c'est une anse complète , irrégulièrement circulaire , diviaée a deux parties, une petite appartenant dans les deux cas au quadrilatère perforé , et une grande formant la limite concentrique da COTpa qui lui succède et rattachée aux bords de Tespace perM' La bandelette demi -circulaire est tout aussi réellement l'ouirlel terminal du corps strié du côté du pédoncule que la circonvdn* tion de Tourlei est l'ourlet terminal de la substance de V^iim» sphère du côté du noyau cérébral.

Si, d'ailleurs , nous avons pu faire compreridre comment Un^ tes les c;ouches de matière grise qui composent la m^sse entière du corps $trié, divergent comme d'un centre de son ombilic $xé à l'espace perforé pour finir par se rattacher après avoir paropo/v toute la circonférence transversale du corps strié sur la bandelette demi-circulaire son ourlet ventriculaire , nous devons voir dans cette disposition une reproduction , en petit , de la dû^xaition que certaines circonvolutions nous ont offerte. Nous avons va celles du troisième et celles du quatrième ordre rayonner ki unes à la suite des autres d'un centre commun , le soro/net de rinsula, qui répond à l'espèce d'ombilic auque) se rattache le cotylédon extra-ventriculaire du corps strié ; diverger de ce centre vers les parties les plus excentriques de Thémisphèi^ et finir par se rabattre sur le flanc centrifuge delà grande région delà circonvolution de l'ourlet.

Cette circonvolution du premier ordre, représentant pour l'hémisphère le cercle aujucl est attachée par son bord concentrique la masse entière du corps strié , les couches rayonnantes du coips strié représentent les circonvolutions de troisième et quatrième ordre de l'héoiisphère , il n'y a que les circonvolutions de

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dfluxièins ordre dont nous ne voyons i>as encore la représentation d^ns la masse du corps strié.

Semit-ce forcer Tanalogie que de considérer le cercle qui suit k bord eyoentrique du cotyléJon ventriculaire du corps strié, floOMpe l'analogue de notre grande circonvolution du second ordre, 9t 4e voir dans un cercle du même genre , mais plus petit et dont BMW n'avMis pas encore parlé , situé sur la limite excentrique des ootylédoDs extra-ventrioulaiFes, l'analogue de notre seconde drflonvolution de second ordre!

Noos trouverions de cette manière dans la masse du corps strié et dans ses dépendances un diminutif de l'hémisphère; toutes ks dispositions essentielles seraient communes.

Une semblable analogie nous a paru présenter trop d'intérêt pour que nous ne la fissions pas remarquer. Nous devrons y re^ venir en jetant un coup d'œil sur le système nerveux cérébrospinal des animaux vertébrés.

Occupons-nous maintenant dos branches circulaires au moyen desquelles le cotylédon ventriculaire de la couche optique est itttacbé à l'arête médiane du faisceau postérieur.

Quelques-une^ de ces productions d('>pendantes du cotylédon VOitriculaire de la couche optique ne se l'attachent pas aussi diractement que la bandelette demi- circulaire à l'arête médiane du fiûsûeau postérieur. A cette catégorie appartient la coque fibreuse Boperficielle blanchâtre qui revêt la suriace de la couche optique dans le ventricule latéral.

La plupart des fibres de cette coque superficielle rayonnent en diveiigeant de l'extrémité par laquelle la couche optique se lattache au tractus du même nom , vers la courbe sur laquelle finit, du côté de la ligne médiane, la convexité de la couche optir (}«e et où commence la partie plane de cette couche qui forme la paroi latérale du troisième ventricule. A. cette courbe de séparalion 4b la face oonvexe et de la iace plane de la couche optique répond, comme nous l'avons dit en son lieu , le traclus^ blanc qui décrit un arc de cercle étendu de la conimisisure i)os>térieure ou de la glande pinéale à la commissure untéiieure.

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Si Ton pouvait considérer ce tractus blanc comme un dédoaUement de l'arête médiane du faisceau postérieur, les fibres qui di tractus optique divergent vers la convexité de cet arc fibieoz blanc seraient dans les mêmes conditions que la bandelette demicirculaire. Si cette manière de voir répugne, on ne peut du rooin se refuser à reconnaître que ce tractus blanc aboutit par ses dea extrémités à l'arête médiane du faiseau postériear, et rattache indirectement à cette arête les fibres qui composent la coque nperficielle de la couche optique. Mais nous allons voir d'autrai éléments fibreux de la couche optique rattachés plus directement à l'arête médiane du faisceau postérieur.

Les fibres les plus excentriques de la couche optique ferment un gros faisceau qui suit exactement le même trajet que la bandelette demi-circulaire ; et qui, rassemblées en un trousseau remarquable à l'angle antérieur de la couche optique, se fixent audessous de cet angle à l'arête centripète du faisceau postériev (vay, pi. 20 , fig. 7, 0).

L'insertion de ce faisceau considérable de la couche optique àlV rête médiane du faisceau postérieur s'opère au contact et en arriën du lieu d'insertion de la bandelette demi-circulaire du corps strié, par conséquent au niveau du bord interne de l'espace perforé. Ce faisceau d'insertion de l'angle antérieur de la couche optique est si puissant , qu'on ne peut se refuser à voir en lui le moyen principal d'union du cotylédon ventriculaire de la couche optique à Tarete médiane du faisceau postérieur. On peut le suivre parallèlement à la bandelette demi-circulaire jusqu'au tractus optique; on peut voir des fibres émises dans son trajet traverser les in* tervalles des rayons fibreux des éventails sous-jacents ^ enfin œ sont à tous égards les mêmes conditions essentielles que cellei offertes par la bandelette demi-circulaire , et c'est aussi la même structure fibreuse franchement blanche.

C'est ici le lieu de remarquer, que, dans la position naturdle des parties , ce faisceau circulaire excentrique de la couche optî* que est surmonté par l'arête concentrique du corps strié. Cette arête du corps strié recouvre le bord convexe de la couche opti*

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que comme par imbrication. On trouve quelque chose d'analogue sur la limite réciproque de la couche optique et des tubercules quadrijumeaux.

Le bord postérieur de la couche est formée de couches fibreuses qui du tractus optique se portent à Tarete médiane du faisceau postérieur, tout près du pilier de la glande pinéale. Ces couches fibreuses arquées du bord postérieur de la couche optique sont moins franchement blanches que celles qui suivent son bord excentrique.

Lear caractère n'en est pas pour cela moins conforme à celui des branches précédemment signalées comme moyens dunion du tractus optique ou du bord externe de l'espace perforé avec l'arête médiane du faisceau postérieur.

Voici donc déjà deux éléments distincts dans la composition du cotylédon ventriculaire de la couche optique ; profondément des rayonnements du faisceau postérieur qui du contact des tubercules quadrijumeaux divergent vers la limite excentrique de hoouche optique; superficiellement, et sur les bords antérieurs et postérieurs , des arcs fibreux qui se portent du tractus optique i l'arête médiane du faisceau postérieur.

Entre ces deux éléments que leur disposition contraire fait rayonner les uns de l'arête médiane et du contact des tubercules quadrijumeaux sur la limite circulaire excentrique de la couche optique , tandis que les autres rayonnent en divergeant du tractus optique à l'arête médiane du faisceau postérieur, se trouvent obliquement placées les couches intrinsèques du cotylédon ventriculaire de la couche optique.

Toutes ces couches intrinsèques rattachent ainsi les arcs fibreux superficiels aux rayonnements de l'éventail profond.

Pénétrées de fibres blanches très-nombreuses , ces couches intrinsèques d'une couleur jaunâtre se portent les unes sur les rayons profonds des divers éventails pédonculaires avec lesquels elles se combinent ; d'autres traversent les intervalles de ces rayons pour aller s*unir de l'autre côté do l'éventail fibreux avec le cotylédon extra-ventriculaire.

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C'est, on un mot, unedislrilmtion toulù luit analogue à celle qae nous avons décrite dans le corps strié ; et pour cette raison noos nous bornerons à la rappeler ici sans la retracer dans tous ses détails. Xous devons mentionner que dans le sein de ces parties intrinsèques de la couche optique on découvre à peu de distance de son angle antérieur un faisceau qui , par en haut , va se perdre dans les couches superficielles et qui par en bas et en arrière se porte dans le tubercule mamillaire où il subit un repli brusque avec torsion. La convexité de ce repli se montre en bas jtoy. pi. 20, tig. 4 -4-) derrière le tubcr cinercum et constitue le tubercule mamillaire. Après cette réflexion du faisc^^au blanc que nous faisonsnaitro dans les couches superficielles antérieures de la couche optique , il se prolonge en avant et en haut dans l'épaissev de la matière grise striée qui, du chiasmù des nerfs optiques, se porte à Tarête médiane du faisceau postérieur. Enfin ce faisceau blanc se dégage derrière la commissure antérieure pour furmer la branche postérieure du pilier antérieur de la voûte. Une raniification de ce faisceau se porte directement du tubercule mamillaire dans l'espace perforé ( voy, pi. 20, fig, 4 P).

Lîi structnr.^ des tubercules (juadrijunieaux est fort analogues celle du cotylédon ventriculaire de la couche optique. Profondément ces tubercules repnsent sur les fibres du faisceau postérieur marchant vers les couches optiques.

Au niveau de ces tubercules , les arêtes centripètes du faisœaa postérieur qui suivent les parois de l'aqueduc de Sylvius s'anastomosent d'un côté à l'autre sur la ligne médiane et avec eux lei tubercules (juadrijunieaux. Des bninches issues de Tanastomofie médiane du faisceau posténeur déterminent les limites postérieures de chaque tubercule et se portent obliquement vci's le tracUu opti'iue renflées, avant de l'atteindre, parles deux tubercules géniculés. Une couche fibreuse superficielle plus prononcée sur les tub rcules antérieurs, plus fine sur les postérieurs, s'unit à ces braiîclus d'union de l'îiiête centripète du faisceau postérieur avec h» iractus optique. La sui).stance grise intrinsèque des tubercules quadriiume.uix rst d'[Lilleui'sdispos4'^o en couches juxta-

DE LA PARTIE FO.\DAMfi.\TALE DC NOYAI CEREBRAL. 419

posées qui s'cteiulcnt des couches supcrricielles, aux parties profondes du faisceau poslrrieur.

Il faut remarquer d'ailleurs que An ces f[uatre masses (prises ajoutées les unes au devant des autres dans chaque moitié des systèmes nerveux encéphaliques , le tubercule quadrijumeau postérieur, l'antérieur, la couche optique et le corps strié, l'antérieure surmonte celle qui vient immédiatement derrière; la seconde surmonte la troisième; celle-ci la quatrième; c*est malgré les différences de volume de toutes ces parties une imbrication successive des unes sur les autres , et c'est toujours pour chacune de ces masses son bord postérieur r|ui surmonte le bord antérieur de celle qui lui succède en arrière , et le bord postérieur est toujours une branche recourbée issue de l'arête centripète du faisceau postérieur.

Toutes ces branches du faisceau postérieur, réunies par leurs extrémités excentriques dans le tractus optique et les parties voisines de l'espace perforé , divergent de ce point commun de concours dans toute la longueur de l'arùte médiane du faisceau postérieur ; c'est en deux régions distinctes fine les connexions de ces branches avec rurèlo médiane s'opèrent principalement, ho. première est le bord interne du qmidrilatère perforé où la bandelette demi-circulaire et le faisceau excentrique de la couche optique se réunissent au contact do la commissure antérieure, des piliers antérieurs de la voûte , et de la branche descendante du faisceau postérieur qui parcourt de dedans eu dehors le quadrilatère perforé.

La seconde région est celle de la commissure postérieure où les bords postérieurs des couches optiques s'unissent avec cette commissure elle-même, à laquelle se rattachent en arrière les faisceaux courbes qui se reTident des tubercules t]uadrijumeaux au tractus optique. On peut démoTitrer l'imbrication successive de tous ces renflements en soulevant , avec un stylet mousse , larète postérieure de chacun d'eux , comme tious avons soulevé la bandelette demi-circulaire(fifr. 7. pi. 20). Mais avant d'opérer ce décollement , il faut rompre une membrane dont la ban-

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delette cornée n'est (ju'une dépendance un peu renflée. Cette membrane revêt uniformément toutes les surfaces ventriculaires et se continue d'ailleurs sur les tubercules quadrijumeaux, sur le tronçon pédoncnlaire où nous l'avons disséquée (pi. 5, fig. 9, ^i. Au passage du tubercule quadrijumeau antérieur à la ooacbe optique, on voit cette couche blanche traversée de fibres superficielles qui divergent du bord du tubercule dans la coque superficielle de la couche optique .

Si nous avons été assez heureux pour faire saillir au milieu de tous ces détails les caractères essentiels de la structure des divers éléments réunis dans la partie fondamentale du noyau cérébral , on doit voir que deux ordres de parties bien distindes sont réunies dans cette masse. On y trouve d'abord les éventaib fibreux disposés en cônes creux, emboîtés les uns dans les autres, qui succèdent aux faisceaux pédonculaires ; en second lieu , od rencontre dans la concavité de cône que décrivent ces éventaib et sur leur convexité des masses grises , corps strié et couche optique, divisées en cotylédons extra- ventriculaires contenus dans la concavité du cône , et en cotylédons ventriculaires enroulds sur la périphérie extérieure de ce même cône. Ces masses grises sont composées de couches juxta-posées. Par leurs parties profondes , ces couches s'unissent aux rayons des éventails fibreux, communiquent d' illeurs les unes avec les autres à travers Ifs intervalles de ces rayons.

Par leurs parties superficielles, ces mêmes cotylédons sont constamment rattachés par leur l)ord concentrique à des branches fibreuses issues de l'arête médiane du faisceau jiostérieur. Ces branches du faisceau postérieur étant fort courtes dans l'espace perforé , fort longues dans les ventricules , les couches qui composent les masses grises du corps strié et de la couche optique, rayonnent en divergeant de la petite branche ou de l'espace pe^ foré à la grande ou bandelette demi-cii-culaire pour le corps strié, faisceaux ventriculaires analogues pour la couche optique.

Il faut ajouter que , dans le cotylédon ventriculaire de la couche optique, naissent près de sa marge excentrique des disoeaux

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blancs rayonnants sous le corps strié. Ce sont ceux qui se trouvent découverts (pi. 20, fig. 1, RR] au-dessous de Tarête centripète du corps strié. Ces faisceaux, dans leurs progrès, s* accolent bientôt à ceux de TéveTitail profond du faisceau postérieur et se portent avec lui dans le corps calleux. Il naît aussi dans la substance du cotylédon ventriculaire du corps strié, près de son bord excentrique, des faisceaux blancs qui sortent du corps strié pour entrer dans le corps calleux. Il nous suffit de les indiquer; ici nous aurons occasion d y revenir.

Telle est en somme la structure, telles sont les connexions dos différentes parties qui , dans le segment de cône pédonculaire , se montrent sur les prolongements des principaux faisceaux du pédoncule précédemment examinés.

Nous allons voir maintenant comment tous les éléments du noyau cérébral sont reliés les uns aux autres, comment ceux d'an coté sont mis en communication avec ceux du côté opposé. Il faut pour cela nous occuper de la commissure antérieure.

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