‹ Traité complet de l'anatomie, de la physiologie et de la pathologie du système nerveux cérébro-spinal, 1. ptie., Anatomie (volume 3)Chapitre 70 sur 127 · DE LA COUCHE COBTICALE · texte numérisé non relu

DE LA COUCHE COBTICALE

tie que depuis les travaux de Gall et ceux plus récents des pathologistes qui ont démontré la fréquence extrême des maladies de cette membrane dans les cas de maladies de l'intelligence. Ces données diverses ont provoqué de nouvelles rechercheà sur la structure de cette membrane. Des observations d'une grande importance ont été £Edtes sur son organisation. Nous profiterons surtout des travaux entrepris par M. le docteur Lelut à l'occasion de l'enveloppe corticale d'une circonvolution et du Traité expro/essode M. le docteur Baillarger sur la structure de la couche corticale dans toute son étendue.

Quelques personnes confondent l'importance que Gall attribuait aux circonvolutions avec ce qui a été dit depuis Gall sur la couche corticale. Après Malpighi Vicq-d'Azyr et Reil, Gall a beaucoup insisté sur ce kâi que partout la substance fibreuse naît delà substance grise ou gélatineuse qu'il nommait la matrice des nèr&.

Quiconque voudra lire avec attention les écrits de Gall comprendra qu^ dans sa manière de voir la substance grise engendrait cette substance fibreuse en quelque sorte comme un bulbe de poil engendre le poil. Cette substance fibreuse était pour Gall la substance nerveuse par excellence. Elle ne pouvait s'accroître sanstraverserdesamasdematièregriseougélatineuse; et, comme, dans leurs ramifications périphériques depuis les centres crânio qpinaux jusqu'aux muscles et à la peau, les nerfs augmentent considérablement de volume sans qu'on voie sur leurs trajets des amas de substance grise proportionnés à leurs développements, Gall admettait l'existence d'une couche gélatineuse dans l'épaisseur du derme. Entre cette conception et celle qui présente partout la substance grise comme la partie active du système nerveux, et qui voit dans la couche corticale du cerveau la partie la plus noble de cette substance, l'instrument, l'organe matériel le plus immédiatement nécessaire aux opérations de l'esprit, il y a une différence très-réelle qu'il est juste de reconnaître.

Nous allons dire ce qu'on sait de la structure intrinsèque de la couche corticale.

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Nous chercheront s-il est possible de délêniiiiier d'où pieoàdeat les divers éléments qui Itf oomposent. Enfin ncNMrilMliqii^ rons ootnment cette membrane est combinée avee 1er iK'tfen éléafiMK» fibreux que nous aron» pouMiivis jMqil'i m te» adhérente-.

On est dans Thabitede de réserfer te mm» d)» eMebe ôdMiesli à cette partie superfidelle de' la sabstanee da oerveaa q«, àm une ooupe faîte ètramps Torganer sedétalte pttp aa ooaleiir gris» des parties blanches qu'die tennine.

C'est peut être trop restreindre œ qaW ddit tâUâàté par la couche corticale.

Mieux que personne; Mk. la docteur Baillai^ a aii^ haia èl doute ce fait : qne toate cette partie qui se détache par aaumisai grise du reste des citamvohitliDas n est pas composée de oMÉilia grise exclusivement. Cette partie grise dans soa uaïuuiUa , il contenant , à tout prendre , une plus forte proportion de partîei grises que de parties bianohesv ist ponrtaàt revètoadana tsate rétendue de sa surfeee extérieure d'une couche Uanc^ d*aae ténuité extrême. Dans les cas où, par une sorte d'hy partffOfihîe aa> turelle, locale ou générale, œtte couche blanche ex>térieiiffe de la membrane cortioale du cerveau présente phia d'épiiiaai'ilr qni*à l'ordinaire, on la distingue au premier coup d-«il è-aa aanwBi argaitée. Au contraire, dans les régions et chëa las sujets oà cette couche est très minoe, elle laisse pamitre par transpareass la couche grise sous-jacente, adoucit seulement sa ooalaar , et alors on croit ne voir qa^une couche de matière grise. Maia Tétude des parties, pai* desprooédésoonveaablés, permet toujouiads démontrer, à l'étet normal, Tesâstenoe d'une membrana blaniAe à l'extérieur de la couche corticale du oerveaii. Oulia cette première couche extérieure de matière blanche, il ea exiate eaeors deux autres, de la m«ne espèce , dans l'épaîsasu# de la osaolis corticale.

Ces trois couches Manches sont séparées les uaes des aalm par le même nombre de couches de aiatière grise, de aorte que la couche corticale résulte de la superposition par étapes de mt

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coudies alterBatîveaient grises et blanches en partant des partiea adhérentes aux parties libres de la membrane oortioale, D*apièi M. BaiUarger la oouche la plus profonde serait grise.

Nous adaiettons toutes les observations de M. BaiUargeri maïs nous oioyons en outre qu'au*4essous de sa da[>nière couche grise une dernière couche de matière blanche appartient encore eh proproà la oouche oorticale. Cette dernière couche suit en dedans tous les replis de cette couche comme la (Me-mère les suit en dehors. La pie-mère produil} de sa surface correspondant à la couche eortioale d'innombrables petits vaisseaux qui y pénètrent perpen* dkndairement de dehors en dedans ; la couche profonde de matière fibieaseqne nous proposons de regarder comme un des éléments csienticils de la couche corticale produit également de sa suv- Sàùt en regard des appendices vasculaires de la pie-mère des ai^endioes nerveux d'une extrême ténuité qui pénètrent la couche corticale de sa face profonfl' ;i sa face libre en sens inverse des vaisseaux qui pénètrent de sa face libre à sa face profonde. Ainsi, dans notre manière de voir, quatre couches hlan» ohes et trois couches de matière grise composent, par leur assem* blage, la membrane oorticale des circonvolutions du cerveau et des kmelies du cervelet. Les deux couches extrêmes sont blan* ehes, e^ dins leurs intervalles la disposition des deux substances esl aUeniative.

Les couches blanches qui par leur superposition avec des ooacbes grises constituent la membrane corticale ne sont pas les senls âéments blancs et fibreux qui existent dans l'épaisseur de la membrane corticale. On voit, par ce qui précède, qu'in* dépandamfBmt des couches blanches, symétriquement superposées ttux couches de matière grise , et qui , pliées parallèlement à ces couches dans toute létendue de la substance eorlîcale, donnent à une coupe transversale de cette membrane TawpÊct d'un mbaa rayé, suivant Vicq*d*Azyr, il existe encore dans toute retendue de la couche oorticale des fibres blanches qui naissent perpendiculairement de la fiice excentrique de la coufllie fibreuse la plus profonde; hérissent cette couche fibreuse,

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comme les poils extérieurs d'une étoffe de velours hérissent sa trame, et traversent ainsi la couche corticale. Il semble même que bien souvent ces fibrilles hérissées de la couche blanche la plus profonde se subdivisent en allant de la limite centrale à la limite excentrique beaucoup plus étendue de la membrane corticale.

Lorsqu'on regarde par transparence et avec l'aide de vers grossissants une tranche mince de substance corticale, il semble qu'aux points d'intersection de ces fibrilles transversales avec les couches blanches parallèles à la longueur du ruban flexueux que représente une coupe de substance corticale , les fibrilles transversales subissent un épaississement, une sorte d'ampoule. M. le docteur Baillarger s'est demandé si les couches blanches intermédiaires ne résultaient pas de la juxtaposition de tous ces renflements des fibres perpendiculaires à l'épaisseur de la couche corticale.

On pourrait se demander également , si ces épaississements apparents, ces sortes de nœuds qu'on observe dans la longueur des fibrilles perpendiculaires, ne sont pas simplement le résultat de la rencontre des fibrilles blanches avec les couches fibreuses qu'elles traversent. Ces matières blanches de deux ordres an point de leur intersection doivent intercepter plus efficacement la lumière et peuvefnt ainsi produire l'aspect de renflements dans la longueur des fibres perpendiculaires.

Sans prétendre résoudre toutes ces difficultés , je regarde les couches blanches intermédiaires comme ayant une existence spéciale. •

Quant aux deux couches blanches extrêmes, celles qui limitent l'une en dedans, l'autre en dehors la matière corticale, leur anatomie noffre pas les mêmes difficultés.

Pour étudier la couche blanche extérieure il convient de l'examiner dans les régions où elle est le plus développée. C'est toujours sur le bord libre de la région temporale de la circonvolution de l'ourlet, sur la tubérosité temporale elle-même , sur la petite région de la ciixx)nvoluUon adhérente à la marge de l'es*

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