‹ Traité complet de l'horticulture pour les grands et les petits jardins, précédé de la botanique simplifiéeChapitre 144 sur 425 · DIVERS MOYENS DE HATER LA MATURITÉ DES FRUITS · texte numérisé non relu

DIVERS MOYENS DE HATER LA MATURITÉ DES FRUITS

Pour accélérer l’époque de la maturité des fruits , et en même temps augmenter la récolte de ceux qui ont beaucoup de sève, on met en usage différents moyens. Ceux qui sont le plus généralement employés consistent, soit à mettre de grosses chevilles dans le tronc des arbres, soit à les percer simplement jusqu'à la moelle avec une tarière, soit à tordre ou à casser à moitié les branches. Mais on a découvert un procédé plus commode et plus économique de temps.

Cette opération, à laquelle on a donné le nom d incision annulaire, consiste à enlever un anneau d’écorce dans toute la circonférence d’un tronc, d’une tige ou d’un rameau. On la pratique depuis le moment ou la seve commence à monter dans les branches, et pendant tout le temps de la floraison ; mais le meilleur moment, c’est six ou huit jours avant la fleur. Si on la fait sur la vigne pendant la floraison, elle ne produit plus son effet contre la coulure, quoiqu’elle conserve ses autres propriétés, de donner du fruit plus beau, et d’en hâter la maturité. On fait cette opération sur le vieux comme sur le jeune bois, sur le tronc, sur les branches anciennes, et même sur les pousses de l’année, à l’exception de la vigne, dont le bois de l’année précédente est préférable, parce que c’est le bois nouveau qui porte les grappes, et qu’il est encore trop tendre à l’époque où se fait l’incision.

La hauteur de l’anneau varie de 2 à 5 millimètres, selon la grosseur de la partie sur laquelle on opère, et aussi selon que les arbres sont plus ou moins séveux. Quand on fait l’incision trop grande, et que la plaie ne se guérit pas avant l’hiver, la branche opérée meurt au printemps suivant.

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