‹ Traité complet de l'horticulture pour les grands et les petits jardins, précédé de la botanique simplifiéeChapitre 2 sur 425 · APERÇU DE LA STRUCTURE DU VÉGÉTAL · texte numérisé non relu

APERÇU DE LA STRUCTURE DU VÉGÉTAL

Dans l’examen d’une plante, la première chose qui frappe nos yeux est cette partie tantôt verticale, tantôt rampante, tantôt droite, tantôt courbée qu’on nomme tige; elle se divise en branches et en rameaux. La tige est fixée au sol par un autre corps qui porte le nom de racine. Celle-ci se termine par des filaments très-déliés appelés radicelles ou chevelu. C’est par les radicelles que le végétal pompe une partie de sa nourriture dans le sein de la terre.

Etudiée sur la coupe transversale d’un arbre, la tige offre du centre cà la circonférence, un’ étui dans lequel est renfermée la moelle ; des couches ou zones concentriques qui se recouvrent les unes les autres, et constituent le bois; ensuite, des couches plus tendres qui forment V aubier. Ces différentes parties sont elles -mêmes recouvertes par un tissu particulier qui a reçu le nom d 'écorce. De l’étui central partent des prolongements qui ressemblent aux rayons d’un cercle. Ils établissent la communication de la moelle avec l’écorce; on les appelle rayons médullaires.

Sur la coupe du palmier, au contraire, on aperçoit un grand nombre de points noirs, indices des vaisseaux dont ils sont la prolongation. Ils sont entourés de moelle et se pressent vers la circonférence, où, par leur réunion, ils forment un tissu très-dur à l’extérieur, caractère qui distingue le palmier du chêne, dans lequel le tissu le plus dur se trouve à l’intérieur.

Les tiges et leurs divisions sont au printemps garnies de feuilles. Ces dernières sont* elles-mêmes produites par les bourgeons , petits corps écailleux, d’une forme arrondie, ovale, plus ou. moins allongée. Les bourgeons naissent dans I aisselle des leuilles et des rameaux. Sur tous ces organes, appelés conservateurs ou organes de la végétation , et qui sont alimentes par trois fluides particuliers, la sève , le cambium et les sucs propres , viennent s’implanter d’autres organes

nommés accessoires : Ce sont les stipules, les vrilles , les épines, les aiguillons , les poils et les glandes.

La [leur, qui succède à ces différentes parties, n’en est elle-même que le complément. Elle se compose ordinairement de deux enveloppes circulaires, une extérieure, verte, appelée calice, l’autre intérieure, presque toujours peinte des couleurs les plus brillantes, et nommée corolle. Ces deux parties sont souvent formées de plusieurs pièces distinctes, appelées sépales dans le calice, et pétales dans la corolle. Les enveloppes n’ont pas toujours une disposition circulaire-; elles sont aussi quelquefois remplacées par une ou plusieurs écailles.

Au centre de la fleur est l’organe femelle, appelé pistil, partant d’un corps assez volumineux qu’on nomme l’ovaire. Le pistil est terminé par un corps glanduleux, destiné à recevoir l’impression de l’organe mâle, et qu’on appelle stigmate. Autour du pistil viennent se ranger les organes mâles ; ce sont les étamines , espèce de filaments surmontés d’une petite boîte nommée anthère , dans laquelle est contenu le pollen ou poussière fécondante.

A l’époque de la maturité, l’ovaire se gonfle, se tuméfie, et constitue le fruit, que les botanistes désignent sous le nom de péricarpe. C’est dans l’intérieur de ces organes que sont situés les graines ou rudiments de la jeune plante. Là est contenu Yembrgon qui porte ordinairement un ou deux corps nécessaires à son développement : ce sont les cotylédons qu'on peut considérer comme les mamelles de la graine ; ils n’existent point constamment dans tous les végétaux, et manquent dans plusieurs. Les plantes qui n’ont qu'uirseul cotylédon sont appelées monocotylédones ; celles qui en ont deux , dicotylédones, et enfin celles qui en sont privées, acotylédones.

Mais on ne doit pas s’attendre à trouver toujours réunies sur la même plante les diverses parties que nous venons d’énumérer. Ainsi la tige, ou les branches, ou les feuilles, ou la corolle, etc., manquent quelquefois. 11 est une classe entière de végétaux, tels que les lichens, les mousses, les champignons, les algues, où l'on ne peut trouver d’organes sexuels : c’est ce

qui les a fait nommer cryptogames , c’est-à-dire plantes à organes cachés ou invisibles; et, par opposition, les plantes dans lesquelles les organes de la reproduction sont apparents ont été appelées phanérogames.

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