‹ Traité complet de l'horticulture pour les grands et les petits jardins, précédé de la botanique simplifiéeChapitre 260 sur 425 · CH A · texte numérisé non relu

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d’émétique dans un verre d’eau) , et pour amener les purgations la potion suivante :

Huile de ricin 50 grammes.

Sirop de Heurs de pêcher . . 45 grammes.

On prendra cette potion à la dose d’une cuillerée à bouche tous les quarts d’heure. On pourra remplacer ce purgatif, surtout si Fou veut agir avec énergie, par un lavement fait avec 50 grammes de sulfate de soude, dissous dans un litre d’eau tiède. Si les vomissements ne se produisent pas malgré la médication dont nous avons parlé précédemment, et si des selles ne viennent pas après l’administration des purgatifs, il faut donner un nouveau lavement avec le produit de la décoction de 50 grammes de tabac dans un litre d’eau. C’est un moyen sur pour déterminer à la fois les vomissements et les selles. Il faut se borner là pour les premiers soins à donner ; on aura fait venir un médecin en commençant ce traitement, et c’est à lui a remédier aux accidents nerveux ou aux phénomènes plus ou moins graves qui peuvent se développer plus tard, si, malgré la purgation, il j a eu absorption de la matière vénéneuse.

Chancre. On appelle du nom de chancre de petits ulceies qui tendent à ronger les parties sur lesquelles ils se développent, et à s’étendre de plus en plus si on ne fait pas obstacle à cet envahissement progressif par un traitement régulier. C’est ordinairement par le virus vénérien qu’ils sont formés et entretenus; nous renvoyons donc au mot Sypluhs.

Charbon {anthrax). C’est une tumeur dure, circonscrite, très-douloureuse, avec chaleur brûlante à la surface de la tumeur et dans l’épaisseur des tissus. La couleui de cette surface est en general d un rouge livide. Bientôt ou voit s y former de petites cloches connues sous le nom de phlyctènes, qui s’ouvrent et produisent une croûte noiio et gangreneuse, caractère qui a fait donner à la tumeur dont il s’agit le nom de charbon. Il faut se hâter d’arrêter les progrès du mal, si on ne veut pas que cette gangrène, en s’étendant, ne produise bientôt la mort. Le seul moyen de faire obstacle à cette marche rapide, c’est la cautérisation par le fer rouge, par exem-

pie. Si l’on était isolé de tout secours, il faudrait se déterminer à faire soi-mème cette cautérisation pour sauver les jours du malade. Pour l’opérer, on commencerait par ouvrir la tumeur par une incision en croix, et l’on promènerait le fer rouge sur tous les points mis à nu par l’instrument tranchant. Néanmoins, on doit toujours s’empresser d’appeler un médecin ; c’est le premier devoir à remplir, quand on commence à reconnaître le caractère mauvais de la tumeur.

Lecharbon est très-commun chez certains animaux domestiques, et il paraît se transmettre, par contagion, de ces animaux à l’homme. Les bouchers, les équarrisseurs sont ceux qui sont les plus exposés à le contracter.

Charbon des paupières. Voyez Paupières.

Chassie. Voyez Yeux.

Cheveux ( Maladies des). Les cheveux sont susceptibles de contracter de nombreuses maladies. Nous allons parler des principales.

Les maladies qui tiennent aux cheveux eux-mèmes viennent d’un défaut ou d’un excès de nutrition. Ainsi, les personnes qui ont un tempérament énervé par des fatigues de toute nature, se font remarquer par des cheveux maigres, secs, qui ne tardent pas à tomber; celles qui ont au contraire la substance nourrissante en excès du côté de la tète, voient leurs cheveux s’altérer rapidement à cause de l’excitation considérable qui a son siège dans la peau du crâne et les bulbes d’implantation ; les cheveux s’altèrent aussi lorsqu'ils ne sont pas peignés avec assez de soin. Si, en effet, on les néglige sous ce rapport, ils se mêlent les uns les autres, ils s’étranglent mutuellement, et ils se nuisent dans leur nutrition.

Les bulbes peuvent être aussi l’origine de maladies de la chevelure. On donne le nom de bulbe au petit organe dans lequel le cheveu prend naissance. Dans cet organe aboutissent une artère, une veine et un nerf; enfin c’est en lui que le cheveu puise la part de vie qui lui est dévolue. On comprend que cette bulbe peut être affectée d’inflammation, peut être en proie à une névralgie d’un caractère plus ou moins déterminé, et transmettre une influence morbide au corps qui tient d’elle son existence. Lne maladie, très-connue de réputation.

mais qui heureusement n’a pas d’exemple dans nos climats, a pour cause une affection de la bulbe, c’est la plique polonaise, qui consiste dans une sorte de feutrage de toute la chevelure avec une sensibilité extrêmement vive de toutes ses parties. La malpropreté de la tête est la cause ordinaire de cette bizarre affection.

La peau du crâne peut être affectée de boutons, de croûtes particulières, comme la teigne ou les dartres de natures diverses. Or, l’éruption, occupant toujours la peau dans une étendue plus ou moins considérable, un grand nombre de bulbes est nécessairement atteint, et il est impossible que les cheveux n’en éprouvent pas un certain dommage. Ce genre d’affection est un de ceux qui se caractérisent le plus facilement. Rien n’est plus visible que les altérations de la peau, tandis qu’il est la plupart du temps très-difficile de reconnaître celles de la bulbe ou de la substance propre du cheveu.

Il est impossible de remédier à l’altération de la matière colorante des cheveux. Lorsque de la couleur noire ils passent à la blanche, il n’y a rien de mieux à faire qu’à accepter cette fâcheuse métamorphose. On ne doit jamais avoir recours à l’emploi des cosmétiques colorants ; leur action fatigue la peau, si elle ne l’irrite pas. Lorque les cheveux deviennent ternes, maigrissent et tombent, il est difficile de savoir si cela tient à une maladie de la bulbe ou du cheveu lui-même; ils dépendent si étroitement l’un de l’autre qu’il est presque impossible de séparer le mode d’action de l’un de celui de l’autre : raser la tête est généralement une bonne pratique dans ce cas. La sécheresse des cheveux est encore un vice qui amène bientôt leur chute, excepté quand cette manière d’être tient à la constitution du sujet. Pour la modifier, et pour empêcher ce qui en résulte, on peut user sans crainte des cosmétiques dans la composition desquels il n’entre que des substances grasses et aromatiques.

On a beaucoup vanté les pommades excitantes pour la régénération de la chevelure; celle qui tient le premier rang parmi celles-là est la pommade qui porte le nom de Dupuytren. Nous ne condamnons pas absolument celle-ci comme tant

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