‹ Traité complet de l'horticulture pour les grands et les petits jardins, précédé de la botanique simplifiéeChapitre 262 sur 425 · COE · texte numérisé non relu

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de Sydenham dans chaque tasse, et des lavements avec des décoctions des têtes de pavots.

Le choléra asiatique débute par des douleurs de la plus grande violence, qui ont leur siège dans l’estomac et le basventre; puis, et quelquefois en même temps, de nombreux vomissements et des selles douloureuses et involontaires se succèdent avee rapidité; la peau devient pâle et se couvre d’une sueur glaciale ; le pouls faiblit; le malade est plongé dans un anéantissement à la fois moral et physique; les traits se creusent, se crispent, et la physionomie est bientôt dénaturée. C’est à cette époque qu’une coloration bleue (cyanose) envahit la peau et ouvre, en annonçant la décomposition du sang, la courte agonie du cholérique. Que faire avant que le médecin vienne prendre sa place au chevet du lit du malade? il faut donner des boissons laudanisées, ranimer la vie qui s’en va par des frictions alcooliques à la brosse, opérées vigoureusement sur la peau; enfin, si la figure est rouge, la poitrine opressée et la tête brûlante, appliquer des sinapismes à la plante des pieds.

Chute. Voyez Blessures , Contusion , Fracture .

Chute du fondement. Voyez Anus.

Chute de la luette. Voyez Luette.

Chute ou descente de la matrice. Voyez Matrice.

Clou. Voyez Furoncle.

Cœliaque (passion). Voyez Colique , Cours de ventre, Dévoiement.

Cœur (Maladies dit). Les maladies du cœur sont nombreuses et dangereuses. Le cœur est, en effet, l’organe central de la circulation ; c’est par lui que le sang est lancé dans toutes les parties du corps, et on conçoit qu’une altération de cet organe doive entraîner de graves accidents. Le cœur est susceptible d’inflammation; il s’y forme aussi des altérations plus ou moins considérables. Les unes consistent dans une augmentation ou un amoindrissement dans l’épaisseur de la substance, ce qui produit une réduction ou une dilatation dans le diamètre de son ventricule. Dans le langage médical, ces altérations se nomment des hypertrophies et des anévrismes. Des altérations d’une autre nature se développent aussi ;

ce sont des ossifications des valvules du cœur, ces soupapes charnues qui ferment les orifices des vaisseaux dont la substance se confond avec celle de l’organe qui impulsionnc la niasse du sang. Or, ces ossifications détruisent l’élasticité et le jeu des soupapes, ce qui produit, dans la régularité de la marche du sang, un obstacle assez puissant pour déterminer des anévrismes. Beaucoup d’asthmes ne peuvent être attribués qu’à cette cause. La tunique qui renferme le cœur comme dans un sac (le péricarde), est encore susceptible, comme tout ce qui vit, d’ailleurs, d’une foule de maladies qui réagissent toutes contre le cœur lui-même. II y a, en outre, des maladies du cœur de caractère nerveux, qui ne se rapportent à aucune altération matérielle visible; ce sont celles-là qui sont connues sous le nom de palpitations (voyez ce mot).

Les diverses maladies du cœur se reconnaissent à une perversion dans les mouvements de cet organe, à un sentiment de constriction, de resserrement dans cette partie, à l'impossibilité de se coucher sur le côté gauche, à une grande gêne dans la respiration (asthme), à la coloration violacée de la face, et, quand le mal est avancé, à l’enflure des jambes et à l’hydropisie. Ces signes sont rarement réunis; il suffit d’un seul, la perturbation des mouvements du cœur, pour qu'il soit nécessaire do réclamer les conseils d’un médecin.

Colère . Ce n’est pas une maladie, mais une passion violente dont les éclats peuvent déterminer les accidents les plus graves. Le meilleur médecin, c’est la raison.

Colique. Les différentes espèces de coliques sont assez nombreuses; elles font partie généralement des symptômes qui annoncent les maladies des organes abdominaux. Le médecin les guérit en traitant les affections auxquelles ces diverses coliques se rattachent. Nous devons parler seulement de celles qui se développent tout à coup ou qu’il est possible de calmer par une médication simple et peu active.

Les coliques qui se font sentir après le repas annoncent un embanas cause par la difficulté de la digestion alimentaire, ou même par une indigestion (voyez ce mot). Celles qui surviennent après avoir pris une substance de mauvaise qualité

ou délétère, ne sont que le commencement d’une série de symptômes plus ou moins graves qui exigent la plus grande célérité dans l’administration des secours (voyez le mot Empoisonnement). Quand de fortes coliques se développent, on doit agir de la manière suivante, en attendant la présence du médecin. Si le malade est altéré, il faut donner des boissons adoucissantes (eau sucrée, de guimauve ou de mauve) ; appliquer des linges d’eau mucilagineuse sur le bas-ventre, et donner des demi-lavements.à l’huile d’amandes douces. Si la chaleur, l’ardeur de la bouche, enfin la fièvre n’existent pas, il faut donner une cuillerée de sirop diacode ou de pavots blancs, de cinq en cinq minutes, et de l’eau sucrée avec deux ou trois gouttes, par verre, de laudanum de Rousseau : on se bornera cà deux verres, car cette préparation opiacée est trèsactive. Lorsque les coliques paraissent résulter du séjour des vents, elles se calment par une petite quantité d’une liqueur tonique, comme l’absinthe, l’anisette, etc. Il y a des coliques qui surviennent par une suppression brusque de transpiration. Le moyen de les faire cesser, c’est de boire de petites tasses d’infusion de sureau, de se coucher dans un lit bien chauffé, et de transpirer pendant quelques heures. Nous ne parlons pas des coliques de miserere, de plomb, et des coliques néphrétiques et vermineuses ; c’est au médecin à les distinguer et à les traiter.

Colonne vertébrale ( Maladies de la). Elles sont exclusivement du ressort du médecin.

Commotion. C’est une secousse, un ébranlement imprimé à un organe par une chute, par un coup reçu sur une partie du corps éloignée du point où se produit la commotion. C’est enfin ce*qu’on appelle vulgairement un contre-coup. La chute sur les pieds détermine la commotion du cerveau. Enfin, il y a des commotions de la moelle épinière, des commotions du foie. Ces ébranlements suspendent pour un temps plus ou moins long la fonction des organes. Aussi est-il rare qu’une commotion un peu forte ne jette pas dans une sorte d’anéantissement. La commotion peut être plus ou moins grave. Lorsqu’il n’y a qu’ébranlement, que secousse, le malade revient après quelques minutes ; lorsque l’ébranlement a été

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