EXC
plus ou moins considérable de peau ; la première chose à faire, c’est de mettre à profit les lambeaux qu’on peut conserver, en les rabattant sur la plaie, et de couper les autres; puis, on doit couvrir, avec du sparadrap ou du taffetas d’Angleterre, la partie qui reste privée de son vêtement naturel, afin d’empêcher que le contact de l’air n’y développe une inflammation. Lorsque les excoriations sont très-étendues, le pansement est plus compliqué. Voyez Blessures , Plaies, etc.
Excroissance. Les excroissances sont rarement douloureuses, mais elles peuvent le devenir sous l’influence de certaines circonstances. Il y en a qui n’ont que l’inconvénient de nuire au dessin d’une forme ou à l’harmonie des traits; d’autres produisent de plus graves désavantages; elles peuvent faire obstacle à la fonction d’un organe et même l’entraver complètement. Celles qui appartiennent à ce dernier genre sont des excroissances connues sous le nom de polypes, qui se développent dans le nez et dans d’autres cavités du corps; ces polypes acquièrent parfois un volume très-considérable, et on ne les détruit qu’à l’aide de procédés chirurgicaux.
Les excroissances de la première espèce se développent sur la figure, sur les mains, et se montrent aussi, mais plus rarement, sur les autres parties du corps. Lorsqu’elles ne sont pas très visibles, qu’elles se cachent au fond d’une dépression musculaire ou dans un pli de la peau, il n’y a pas d’inconvénient à les abandonner à elles-mêmes; dans le cas contraire, on s’y prend très-simplement pour s’en débarrasser. Si elles sont molles, on les coupe, couche par couche, jusqu’au niveau de la peau, et puis on cautérise avec la pierre infernale; on peut , et on doit même recommencer plusieurs fois pour réprimer entièrement toute récrudescence de végétation. Lorsqu’elles sont sèches et d'une dureté plus grande, on coupe encore, et une fois qu’on est arrivé aux parties molles, on cautérise avec de l’acide sulfurique; cet acide doit être placé sur la verrue ou le poireau avec une certaine précaution ; il faut en prendre une goutte au bout d’une plume et en imbiber doucement la partie qui doit être cautérisée. Quand la surface touchée par le caustique a jauni, on la détache avec