‹ Traité complet de l'horticulture pour les grands et les petits jardins, précédé de la botanique simplifiéeChapitre 283 sur 425 · FIE · texte numérisé non relu

FIE

l’instrument, couche par couche, et on cautérise de nouveau. On parvient bientôt h produire la guérison.

On a dit que le sang qui coule de la section d’une verrue ou d’un poireau avait la propriété de communiquer la maladie; rien ne le prouve, et on peut affirmer que cette croyance est un préjugé sans fondement.

Extinction de voix. Voyez Enrouement.

Faiblesse générale. Voyez Atonie.

Faiblesse d'estomac . Voyez Estomac (Maladies del’).

Faiblesse de la vue. Voyez Vue, Yeux.

Faim désordonnée. Voyez Estomac ( Maladies de /’).

Fa im canine. Voyez Estomac (Maladies de /’)

Fausse couche. Voyez Avortement

Fausse grossesse. Voyez Grossesse.

Femme en couche. Voyez Accouchement.

Feu volage. Voyez Peau (Maladies de la).

Feu à la peau. Voyez Erysipèle.

Fièvre. La fièvre est un état de perturbation qui accompagne presque toutes les maladies qui se développent dans 1 homme. Elle se manifeste par un état de chaleur générale, avec ardeur à la bouche, et enfin par l’augmentation des battements du pouls. Cette activité plus considérable de la circulation précédé et accompagne les maladies; elle les annonce et en caractérise les périodes. La fièvre est donc un avertissement pour le malade et un guide pour le médecin.

Il y a peu de chose a faire contre la fièvre. Comme elle constitue un avertissement, il faut se garder, quand on en éprouve les symptômes, de commettre des imprudences qui consisteraient, par exemple, à faire des excès, à manger beaucoup, cà s’exposer aux accidents variés de la température; on doit, au conti aire, se mettre à la diète, boire des liquides rafraîchissants. Si la transpiration est un des caractères du mouvement fébrile, on doit l’entretenir par des boissons

tiëdes et adoucissantes; c’est toujours le moyen de ne pas aggraver la situation, et c’est souvent celui d’éviter une maladie qui pourrait devenir dangereuse. Si la fièvre augmente, elle annonce une maladie aiguë; si elle persiste de manière à n’être que légère dans la journée et à augmenter de fréquence le soir, elle annonce une maladie chronique. Dans le premier cas, l’affection marche avec rapidité et dans quelque jours elle peut emporter le malade; dans le second, elle se développe sourdement, avec lenteur, et on ne se croit encore qu incommodé lorsque l’affection fait des progrès puissants, sinon rapides.

Il est donc nécessaire, quand ces deux caractères se produisent, ceuv de la maladie aiguë et ceux de la maladie chronique, d’avoir recours à des lumières spéciales, d’appeler le médecin. Nous insistons surtout sur la nécessité qu’il y a de ne pas s’endormir dans la fausse sécurité produite chez bien des personnes, parla marche lente, sourde et presque insaisissable qu’affectent les maladies chroniques. L’altération n’en fait pas moins de progrès, et si l’on retarde, par négligence ou par ignorance, de s’en occuper, les probabilités de la guérison diminuent de telle sorte qu’elles peuvent disparaître entièrement devant la certitude d’un funeste résultat. Nous ne saurions donc trop recommander à ceux qui éprouvent, le soir, à des heures régulières, un mouvement fébrile plus ou moins long, avec rougeur de la figure, ardeur à la bouche, sécheresse de la peau, abandon de forces, besoin de repos et difficulté de sommeil, de fixer leur attention sur le phénomène qui se passe en eux, et de recourir immédiatement aux hommes de l’art, si cet état persiste malgré le régime, le repos et de Sages précautions.

Fièvre intermittente. Les fièvres intermittentes sont vulgairement connues sous le nom de fièvres (V accès. Les fièvres d’accès ont une manière de se produire différente de celle des fièvres continues. Ces dernières n’ont pas d’interruption dans leur cours. L’augmentation du rhythme du pouls se maintient toujours au-dessus des pulsations normales; il y a seulement des différences suivant les divers accidents de la maladie et les moments de la journée. Dans les fièvres inter-

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