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risation. Ce dernier moyen est le vrai moyen de salut. Cependant, nous devons faire connaître ceux qu’on peut employer accessoirement. On a vanté la décoction de genêt, les bains froids par surprise et l’opium. On a préconisé également le jus de citron ; mais l’expérience n’a encore rien fait connaître que de très-incertain sur l’efficacité de ces moyens thérapeutiques. Une indication qu’on doit remplir, concurremment avec la cautérisation, c’est de faire transpirer. On sait que les virus sont éliminés par les sueurs ; et on doit agir pour le virus de la rage comme pour ceux des maladies dartreuses et de la syphilis. L’acétate d’ammoniaque est dans ce cas le sudorifique qui mérite le plus de confiance, et doit être presque exclusivement employé. On l’administrera sur du sucre, et on le donnera aussi souvent que possible, afin que l’action ne soit pas interrompue.
Moulas (Empoisonnement par les). Voyez Empoisonnement.
Mutisme. Suspension de la parole, ou par une maladie du larynx, ou par une paralysie de l’organe, ou par un arrêt de développement qui tient à des causes physiologiques. C’est seulement dans quelques cas exceptionnels qu’il y a un traitement à faire et une guérison à tenter ; lorsqu’il y a seulement altération de la voix, et même extinction passagère pendant le cours d’une maladie légère des organes vocaux, il y a des précautions à prendre pour lesquelles nous renvoyons aux mots Gorge , Voix , etc.
Myopie. Voyez le mot Vue et le Traité d’Hygiène.
Nausées. Les nausées sont des envies de vomir : on éprouve le sentiment d’une masse qui monte vers la gorge, et on ouvre instinctivement la bouche pour l’expulser. Les nausées dépendent généralement d’une digestion difficile, d’une mauvaise disposition, de la vue d’un mets repoussant. Elles forment aussi l’un des symptômes de la plupart des affections abdominales. Quand les nausées ne résultent pas d’une ma-
ladie de quelque gravité, ou les fait disparaître en buvant de l’infusion de thé, ou une ou deux cuillerées d’un liquide tonique.
Nerfs (Attaque de). On appelle du nom d’attaque de nerfs des spasmes et des mouvements nerveux analogues, qui s’observent particulièrement chez les personnes d’une grande irritabilité et dépourvues d’une certaine force de tempérament. Quand on est témoin d’un accident de cette nature, il faut placer le malade sur un lit, et ne le gêner dans aucun des mouvements brusques et violents qu’il fait tant que dure le paroxysme. On se bornera pour tous soins à lui placer des compresses d’eau froide sur la tête, sur le front, sur le visage; et enfin, quand les spasmes seront un peu calmés, il faudra donner une cuillerée d’un cordial, comme le vin vieux, par exemple, ou toute autre substance de même nature. On n’oubliera pas, une fois qu’on aura placé le malade sur un lit, d’écarter les rideaux, d’ouvrir largement les croisées et les portes pour faire affluer l’air. L’existence laborieuse , l’exercice, l’alimentation fortifiante font disparaître peu à peu les tendances qu’ont certaines personnes, et surtout les femmes, à tomber dans de violentes attaques de nerfs, sous l’influence des causes les plus légères.
Nerfs (Maladies des). Le chapitre des affections nerveuses est le chapitre le plus long, le plus varié et le plus obscur de tous ceux de la médecine. Ces affections se divisent en deux grandes classes : les névroses et les névralgies.
On appelle névroses les maladies qui ont leur siège dans les nerfs qui se subdivisent dans les membres et dans les organes, pour y distribuer la sensibilité. Ces maladies consistent
dans le trouble des fonctions, sans que pour cela il existe une altération matérielle visible dans les parties qui sont le siège de l’aflection nerveuse. Les névroses sont très-nombreuses. Il y a celles des sens : ainsi l’oreille entend mal ou entend des bruits qui n’existent pas; les yeux ne voient pas ce qui est et ont des illusions extrêmement singulières; le goût a des préfé-
rences pour les choses qu’à l’état sain il ne voudrait pas accepter. Malgré cela, cependant, les organes ne présentent pas d’altération, l’oreille est saine, l’œil est net et la langue ne