‹ Traité complet de l'horticulture pour les grands et les petits jardins, précédé de la botanique simplifiéeChapitre 305 sur 425 · NUL · texte numérisé non relu

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laisse distinguer rien de particulier. Il y a encore les névroses du cerveau, de l’estomac, des mouvements, de la respiration ; mais il serait inutile de les énumérer. On conçoit, par ce que nous venons de dire, combien les conseils d’un médecin sont nécessaires. Ces maladies sont si obscures, même au point de vue de la science, qu’il ne faut pas se laisser tenter, pour les guérir, par tous les remèdes prétendus eflicaces dont le bon sens public n’a pas fait encore complète justice. Cette observation est surtout applicable aux névroses de la digestion. Il est rare, en effet, que, dans la classe moyenne, on réclame le secours du médecin pour des maladies de ce genre, avant de s’être médicamenté de son chef.

Les névroses proviennent quelquefois d’habitudes vicieuses ou de passions violentes. Un régime modéré, sous le rapport physique et moral, est un excellent préservatif.

On a donné le nom de névralgies à ces maladies qui consistent dans une douleur vive, intermittente, dont la sensation est ressentie le long du trajet d’une branche nerveuse. Ainsi les douleurs sciatiques sont de cette nature : on sait qu’elles partent de la partie postérieure de la cuisse, traversent le jarret et se perdent dans l’épaisseur des muscles de la jambe. 11 y a aussi les névralgies faciales (tic douloureux) sousorbitaires, sous-maxillaires, et enfin celles de tous les nerfs des membres et de la plupart des parties du corps. Comme dans les névroses, il n’y a pas d’altération appréciable. La douleur est extrêmement vive et quelquefois même intolérable, et pourtant, quelque près que soit le nerf malade de la surface de la peau, on n’aperçoit ni rougeur ni enflure. Le seul symptôme qui se produit, c’est la douleur, et la douleur poussée quelquefois à l’extrême. Que faire contre les névralgies? les moyens d’action sont nombreux; mais iis sont rarement efficaces. Il est indispensable qu’ils soient adaptés au tempérament et à certains caractères de la névralgie, pour produire un amendement. II faut donc un médecin exercé, et d’une grande finesse d’observation, pour modérer ou guérir des affections qui exigent quelquefois le remède extrême de la destruction du nerf frappé de maladie.

Nous donnerons cependant quelques conseils, plutôt pour

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