DES MALADIES DE LA VOLAILLE EN GÉNÉRAL
Les volatiles sont sujets aux abcès, à la diarrhée, à la constipation, à l’inflammation des yeux, à la phthisie, aux ulcères, à la goutte et à deux autres affections qui leur sont plus particulières, et que l’on désigne sous les noms de pépie et de mue
Les abcès leur viennent au croupion. On ouvre la tumeur avec des ciseaux, et on donne pour aliment des substances rafraîchissantes. 11 se forme aussi quelquefois des abcès dans les cavités de la partie supérieure du bec, et qui gagnent bientôt l’œil et le cerveau. Il faut se hâter de les ouvrir avant qu’ils aient pu atteindre l’œil , et laver la cavité avec du vin chaud.
La diarrhée se guérit en donnant du grain seulement pour toute nourriture.
La constipation a pour remède une pâtée composée de laitue hachée et de farine de seigle mouillée avec du bouillon de tripes; on peut y mêler de la manne.
U inflammation des yeux. On la guérit en étuvant soir et matin les yeux enflammés avec du vin blanc, dans lequel on a fait infuser de la chélidoine ou du lierre terrestre.
La phthisie , le plus souvent mortelle, cède quelquefois à l’usage d’orge bouilli, mêlé avec de la poirée, pour toute nourriture.
Les ulcères peuvent être guéris en les bassinant avec du vin tiède, mais il vaut mieux sacrifier les animaux qui en sont atteints, car ils pourraient communiquer leur maladie à toute la volaille.
La goutte, qui consiste en un gonflement et une grande * roideur des jambes, et quelquefois la chute des ongles, réclame des soins de propreté dans le poulailler, et surtout de la chaleur.
La pépie est provoquée par le manque d’eau ou la malt propreté. C’est une sorte de transformation écailleuse du bout de la langue. Dès le début de la maladie, on gratte cette pellicule avec l’ongle jusqu’à ce qu’elle se sépare; on mouille aussitôt la langue avec un peu de vinaigre et d’eau.
La mue ou chute des plumes affecte spécialement les poussins. Pour la rendre moins dangereuse, il faut les habituer à jucher de bonne heure et ne pas les laisser sortir dans la matinée lorsqu’il fait froid. On leur donne une nourriture échauffante, telle que du millet et du chènevis.