‹ Traité complet de l'horticulture pour les grands et les petits jardins, précédé de la botanique simplifiéeChapitre 47 sur 425 · HERBIER PAR EMPREINTE · texte numérisé non relu

HERBIER PAR EMPREINTE

Pour obtenir l’empreinte des plantes, on donne à celles qui sont aqueuses un léger enduit de gomme, on huile celles qui refusent de prendre l’eau ou la gomme, puis on les saupoudre de couleur pulvérisée; on se sert, pour les mettre à la presse, d’un papier blanc auquel cette couleur s’attache. Les nervures et les côtes sont toujours imprimées plus sensiblement que leurs intervalles. La couleur qui a été appliquée avec de l’iiuile est plus stable que celle qui a été fixée à la plante avec de la gomme.

Yoici un autre procédé que l’on peut employer : on enduit, avec de l’huile d’olive ou de lin, une feuille de papier trèsmince. Après trois ou quatre jours, on la promène sur la fumée d’un flambeau, jusqu’à ce qu’elle soit entièrement noircie. On dispose, sur ce papier, les feuilles végétales dont on veut avoir la figure, et, par-dessus, on met une feuille de papier blanc d’une certaine consistance. Cela fait, on frotte activement la feuille superposée, non pas pour obtenir encore l’impression de la plante, mais seulement pour préparer les feuilles végétales qui doivent produire cette impression. Lorsqu’on suppose les feuilles de la plante bien empreintes du noir avec lequel elles sont en contact, on les retire pour les mettre entre deux feuilles de papier blanc. On frotte la feuille de papier supérieure, soit avec une clef, soit avec un polissoir quelconque, et, après quelques instants de cet exercice, on trouve les feuilles végétales calquées très-distinctement sur l’une des deux feuilles de papier.

Les jeunes personnnes qui ont du goût pour la broderie peuvent, à l’aide de cet ingénieux artifice, et sans avoir appris à dessiner, se faire de leurs mains de délicieux dessins, qu’elles varieront à leur gré suivant qu’elles changeront les dispositions des feuilles noircies. L’épreuve, une fois tirée, on la pique pour la multiplier indéfiniment, par le secours du pouce, puis, avec la plume ou un crayon, on en arrête le dessin.

TRAITE

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