DIVERSES MANIÈRES DE FAIRE DES PAILLASSONS
Voici la manière la plus facile de faire des paillassons. On couche à terre trois échalas d’environ 2 mètres de long, éloignés les uns des autres de 75 cent, à 1 mètre; puis on fait, en travers de ces échalas, un lit de paille de seigle épais de 5 à A centimètres, et aussi long que les échalas; ensuite, on met, sur ce lit de paille, trois autres échalas pareils aux trois premiers, vis-à-vis desquels on les place, et on lie ceux de
dessus à ceux de dessous, avec de l’osier; enfin on mef, sur l’un des eût 's de cet ouvrage, deux autres échalas en travers, pour qu’il soit solide.
Pour faire des paillassons plus soignés, on fixe, dans le sol, avec de bons clous ou des chex i ! les, deux barres de bois de 7 a 8 centimètres d’équarrissage, et de la longueur que l’on veut donner au paillasson. Ces deux barres de bois sont disposées parallèlement, et séparées par un intervalle qui est égal à la hauteur que recevra le paillasson. Suivant la largeur qu’on devra lui donner, on disposera, parallèlement entre les deux barres de bois, trois, quatre ou cinq cordes que l’on fixera également sur le sol à l’aide de clous ou de piquets.
Cette sorte d’appareil ainsi disposé, on posera en travers, sur les cordes , une couche de paille de seigle, de l’épaisseur dont on voudra faire le paillasson ; on croisera les brins, c’està-dire qu’on les étendra tète-bêche. Dans cet état, les barres retiennent la paille et servent à égaliser les bords du paillasson.
On roule de la ficelle autour d’un morceau de bois façonné en forme de navette, c’est-à-dire, évidésur les côtés et pointu par les bouts. On passe ensuite cette ficelle, avec la navette, entre les brins de paille, en suivant la direction de l’une des cordes tendues à terre, et de manière que la ficelle passe chaque fois en dessous de cette corde, avec laquelle elle fait ainsi une espèce de nœud. Il suffit de mettre huit ou dix brins de paille entre chaque nœud. L’opération ainsi continuée tout le long de la corde, on la répète sur chacune des autres cordes.
On fabrique des paillassons demi-circulaires, ou en forme de tonneau coupé, en se servant de cerceaux, au lieu de cordes, pour en composer la carcasse. Ces sortes de paillassons peuvent s’employer de deux manières : soit en les plaçant debout pour protéger de jeunes plants qui ont déjà acquis un certain développement, soit en les couchant sur des semis pendant les nuits, les orages et les bourrasques. Dans ce dernier cas, on ferme les deux extrémités avec de petits paillassons, de la mousse, des feuilles, etc.
nES CLOCHES, VERRINES, ENTONNOIRS, CAGES, CONTRE-SOLS
Oll POTS COUPÉS.
Un jardin doit être muni de cloches, tant de verre que de paille; celles de verre servent à élever, l’hiver, sur couche ou en caisse, toutes sortes de plantes, et celles de paille, à garantir les plantes nouvellement transplantées du hàle et du soleil.
A mesure que les plantes lèvent sous les cloches de verre, et qu’il y a de beaux jours, on doit donner de l’air, c’est-à-dire, élever les cloches d’un côté seulement, en les soutenant suides fourchettes de bois ou crémaillères.
Les vcrrines sont des cloches à facettes, composées de carreaux de verre à vitre, assujetties avec du plomb laminé. A l’aide de crémaillères, on élève ou# l’on baisse plus ou moins les verrines, comme les cloches, suivant la température.
Les entonnoirs sont en verre blanc, et destinés à couvrir les boutures, sous châssis ou en serre-chaude ; on les bouche pour concentrer la chaleur sur la bouture; on les débouche pour renouveler l’air au besoin.
Les cages sont en verre ou en osier; les premières ont un carreau mobile qui se lève pour donner de l’air au besoin, et sont disposées de manière à couvrir les plantes et à concentrer sur elles la chaleur dont elles ont besoin. Les cages en osier, de forme cylindrique, ont principalement pour objet de garantir les plantes de l’attaque des animaux, ou de la trop grande ardeur du soleil.
On appelle contre-sol la moitié d’un pot, fendu en deux sur la longueur, dont on entoure à demi une plante que l’on veut mettre à l’abri du soleil.