‹ Traité complet de l'horticulture pour les grands et les petits jardins, précédé de la botanique simplifiéeChapitre 62 sur 425 · DES CHASSIS ET DES BACHES · texte numérisé non relu

DES CHASSIS ET DES BACHES

Les châssis, par le moyen desquels on a trouvé le secret d'élever les plantes les plus délicates et les arbres même les plus curieux et les plus difficiles, ne sont qu'un ouvrage de menuiserie, dont le dessus se termine en comble, comme un

loit, avec des feuillettes dans lesquelles on enchâsse des panneaux carrés de vitre. On les fait en chêne bien dur, et souvent on les peint en vert pour qu’ils résistent mieux aux injures de l’air. On leur donne environ 2 mètres de long, pour y mettre de chaque cAté deux panneaux de ! mètre à 4 mètre 25 cent, de large. On met plusieurs châssis au bout les uns des autres, et on les bouche aux deux extrémités par des panneaux en bois ou en verre. On environne de châssis des couches, des carrés et des arbres entiers, surtout pour les productions qu’on veut avancer l’hiver; on y fait même des réchauds, en entourant ces châssis de fumier. On donne ainsi, aux productions qui y croissent, tant et si peu de chaleur et de fraîcheur que l’on veut.

Les bâches sont plus grandes que les châssis, mais elles en diffèrent en ce que leur caisse est ordinairement en maçonnerie, et que leur sol est plus bas que le sol extérieur. Pour la culture des primeurs, la bâche devra être exposée au midi et à la surface du sol; pour les boutures, elle sera aussi au midi, mais plus enfoncée et chauffée par un poêle. Pour les bruyères, on expose la bâche au levant, et on la préserve seulement de la gelée. Les bâches ont ordinairement de A à 6 mètres de large sur 40, 15 ou 25 mètres de long.

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