PATATE DOUCE OU LISERON PATATE
C’est une plante à tubercules alimentaires, très-cultivée dans le Midi, et dont deux variétés seulement peuvent léussir dans les environs de Paris , la rouge longue et la jaune longue. Le procédé suivi naguère consistait à elever chaque plant de patate en pot, sur couche, et à le dépoter ensuite pour le mettre en place avec tous ses jets; aujourd hui, la méthode la plus en usage est d’avoir du plant formé avec des boutures prises sur les tubercules; ces boutures sont plantées de bonne heure, sur couche et sous châssis; chacune est (‘levée dans un petit pot, et, vers la mi-mai, on les plante en motte, sur le milieu de planches en ados, a 05 centimètres les unes des autres, et, si la terre est légère et sèche, sur des planches préparées à l’ordinaire. Si le temps est froid, on couvre avec des pots ou des cloches, pendant les premières nuits ; si la saison est chaude, on abrite dit soleil avec du feuillage, une tuile, un pot ou une cloche sur laquelle on répand un peu de litière.
Pour hâter la maturité des patates, on les plante, en avril, sur une couche sourde (moitié fumier, moitié feuilles), recouverte de 50 centimètres de bonne terre légère, et préparée dès le mois précédent; on couvre chaque plante d une cloche, qu’on exhausse au besoin, et qu’on enlève lorsque la température est assez chaude. On fait des patates de primeur sur couches chaudes, dans des bâches ou sous châssis.
On n’arrose, lors de la plantation, qu’en cas de nécessité absolue; quand la plante est assez forte et que la température s’élève, on donne de loin en loin quelques bonnes mouillures ; à la lin d’août, ou cesse d'airoser ; même, à cette épo-
([uc, on peut détacher du pied de la plante des tubercules bons à consommer; mais il faut recouvrir les racines avec soin.
En octobre, on choisit un beau jour pour faire la récolte entière. Les tubercules, après s’ètre ressuyés à l’air, sont rentrés en lieu sain et non humide; ceux qui sont réservés pour la plantation de l’année suivante sont mis, lits par lits, sur du sable séché au feu, dans des caisses que l’on garde à l’abri de l’humidité, dans un lieu ni trop froid ni trop chaud.