V. MÉDICAT.ON TONIQUE
Quand on réfléchit à l'état de faiblesse dans lequel se trouvent le plus ordinairement plongés les malheureux hypochondriaques , on comprend que l'idée d'une médication tonique se soit présentée pour les traiter et l'on ne s'étonne pas de la faveur dont elle a joui pendant si longtemps. Deux phénomènes saillants semblent au premier abord dominer toute la pathologie , la force et la faiblesse , parce qu'ils se présentent tout d'abord. Mais nous savons que cette éternelle et si facile dichotomie de Thémison, de Brown et de Broussais, à laquelle ils ont donné lieu, ne peut pas supporter un examen solide. Nous savons que la force , comme la faiblesse, est bien souvent relative, et plus trompeuse par son apparence que réelle. La faiblesse surtout est si rarement idiopathique ou essentielle , si souvent dépendante d'une affection irritative qu'elle masque de son ombre ,