PATHOLOGIQUE
faire revivre en rappelant l'exanlhème supprimé ou tout au moins en y suppléant par l'établissement des vésicatoires,sétons ou cautères , et en rétablissant les émonctoires supprimés.
L'engorgement des viscères et surtout des viscères abdominaux , la gastrite chronique , etc. , conduisent bien souvent à l'hypochondrie , comme nous l'avons vu dans son lieu. Lorsque donc la maladie s'est développée sous l'influence de ces causes et lorsque ces dernières persistent encore , c'est d'abord contre elles qu'il faut diriger les moyens thérapeutiques. Vainement essaierait-on de traiter l'imagination et les nerfs , la maladie existante , comme un aiguillon toujours présent, entretiendrait ou renouvellerait sans cesse l'éréthisme nerveux et le désordre intellectuel ; nouvelle Pénéloppe , elle détruirait le soir l'ouvrage du matin. Il faut donc commencer par combattre la maladie première par tous les moyens que l'art met à notre disposition pour cela , et qu'il ne nous est pas possible d'indiquer , même d'une manière succincte , parce que chaque engorgement exige son fondant, chaque maladie son traitement particulier. Dans le choix des moyens nous ne nous lasserons pas de rappeler à la prudence du praticien^ que c'est un hypochondriaque auquel H donne des soins , et qu'il doit toujours prendre le remède en harmonie avec l'état de l'affection , et éviter ceux qui par leurs qualités exposeraient à des secousse s trop fortes , à des irritations trop grandes.
Si le malade avait été atteint de la goutte ou du rhumatisme et que la suppression de ces maladies fût la cause de l'hypochondrie , on mettrait tout en usage pour rappeler le mal à son siège primitif et en même temps pour le combattre ; c'est alors que le colchique et les autres remèdes spéciaux de ces maladies ont paru très-avantageux. Nous avons retiré de si bons effets de la teinture de colchique de Cocheux, que nous ne saurions trop la préconiser.