‹ Traité complet de l'hystérieChapitre 10 sur 46 · CIRCULATION SANGUINE · texte numérisé non relu

CIRCULATION SANGUINE

Le cœur, qui semblerait devoir participer aux troubles généraux provoqués par l'hystérie, est a peine influencé par les plus violents paroxysmes. Dans le cas où les bal-

(1) Ambroisk Paré, liv. xxiv, chap. 54, p, 627.

(2) Lancisu Opéra omnia ,[> Ai.

tements sont précipités , irrégiiliers , ou accompagnés de bruits anormaux pendant l'accès, c'est qu'il existe ou une afi'ection organique , ou une névrose du cœur , ou des accidents chlorotiques dont les signes se manifesteraient également en dehors des crises hystériques.

Ce sont ces complications qui en ont imposé à cer-tains observateurs , et qui ont fait rattacher h l'hystérie des phénomènes tout-h-fait indépendants de cette affection , comme les pulsations anormales de l'aorte abdominale notées par J. Frank (0 5 comme le bruit de soufflet systolique noté par Laennec ; comme le bruit de diable carotidien que MM. Barth et Roger rapportent à l'hystérie, dans leur excellent traité d'auscultation, et que j'ai cherché en vain chez un grand nombre de malades , soit pendant le cours , soit pendant l'intervalle des accès.

11 en est de même du pouls : il change à peine , même dans les convulsions les plus effrayantes, ainsi qu'on le voit par la plupart de nos observations 5 et si quelque.^ pathologistes ont parlé de la fièvre dans l'hystérie , si même on a été jusqu'à créer une fièvre hyslcrique (Rivière , Baillou , MoRGAGNi, Pomme) , ccla tient , d'une part, à ce qu'on a pris pour l'appareil fébrile la simple accélération du pouls , produite quelquefois par les seuls mouvements convulsifs , et , d'une autre part, îi ce qu'on aurait attribué a l'influence hystérique des phénomènes produits par la phthisie , par des névralgies , par des fièvres périodiques ou par d'autres afleclions concomitantes (2).

Nous pourrions donc signaler un grand nombre de

(1) Pallwlogie médicale, p. 432.

(2) Obs. 132, 185, 264,270, 279, 287, 298, 3'il, 365.

fias dans lesquels le pouls est tantôt fort et vibrant , tantôt petit et concentré , tantôt lent , tantôt fréquent , tantôt intermittent ; mais il n'y a rien là de spécifique 5 toutes ces modifications légères ou graves tiennent , soit k l'idiosyncrasie , soit a des complications ; et quant à l'hystérie dépourvue de tout symptôme étranger, elle n'influence pas la circulation d'une manière sensible (0.

Bien que le sang des hystériques ait été noté par Tis^ sot (2) comme dépourvu de consistance , les données que possédait la science étaient trop vagues a l'époque du médecin de Genève, et elles sont même encore trop incomplètes aujourd'hui , pour qu'il soit permis d'émet^ tre une opinion précise sur cette question Irès-simplç en apparence , et très- complexe en réalité.

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