‹ Traité complet de l'hystérieChapitre 23 sur 46 · CAUSES OCCASIONNELLES · texte numérisé non relu

CAUSES OCCASIONNELLES

Parmi les causes prédisposantes que nous venons de passer en revue , les unes finissent par devenir occasionnelles 'a force de persistance ou d'énergie , les autres continuent a maintenir dans l'économie une excitation sourde et latente jusqu'à ce qu'une cause occasionnelle vienne faire déclarer un accès. Toutes , d'ailleurs , peuvent être, comme nous l'avons déjà fait remarquer plus haut, tantôt prédisposantes, tantôt occasionnelles, soit chez des individus différents , soit chez le même individu dans des circonstances différentes.

Impressions morales. — Les plus fréquentes, parmi les causes occasionnelles , sont , sans contredit , les émotions violentes , les chagrins , et surtout les peines du cœur. Nous n'aborderons pas ces lieux communs de la littérature médicale , sur lesquels tant d'auteurs se

sont cHendus avec complaisance , et qu'il suffit d'indiquer d'une manière générale. Telle était la part attribuée par Sydenham à ces causes morales dans la production de I hystérie , qu'il regardait l'étiologie comme le meilleur moyen de diagnostic :

« Quoties itaqiie me consulunt fœminœ de hoc iUove corporis affectu , cujus ralio e vulgaribus morborum dignoscendorum axiomatis nequeat reddi, nunquam non diligenter ah eis exquiro . Annon eo de quo conqueruntur malo , tum prœcipue fatigenlur , cum tristitia , œrumna, aul alia aliqua perturbalio eas maie habeal; quod si annuerinl , jam salis superque mihi constat morbum in hac de qua agimus tribu censendiim ; prœserlim vero si diagnoscim id clarius illustret, quod se certis aliquot temporibus urinam limpidam crystalli œmulam, eamque copiosam simul excernant (t. i, p. 261). »

Sans pousser aussi loin que Sydenham les conséquences des causes morales, on reste convaincu, d'après l'observation journalière , que l'état de l'âme est l'une des principales sources des accidents hystériques.

Imitation. — Tous les traités signalent l'imitation comme cause occasionnelle de l'hystérie ; nous-mêmes nous en avons enregistré plusieurs exemples (') ; mais nous différons complètement des auteurs quant h l'interprétation de ce mode d'influence.

Les caractères de l'hystérie ne consistent pas seulement, en effet, dans des convulsions qui peuvent s'imiter automatiquement, mais dans un ensemble de phénomènes internes que l'imitation ne peut produire, pas

. (l) Obs. 20 , 84 , 85 , 263.

plus qu'elle ne peut donner l'idiotie , la démence , tel genre de névrose, telle espèce de névralgie.

Dans les cas rapportés a l'imitation, l'hystérie est tout simplement provoquée par l'émotion vive que cause l'aspect des convulsions : il y avait prédisposition, et cette impression soudaine a amené la crise hystérique , comme l'eût amenée un violent accès d'épilepsie , d'éclampsie , de folie , de colère même , et comme elle eût amené une attaque épileptique , éclamptique , etc., si la prédisposition a cette affection eût été prédominante.

M. Voisin regarde les deux laits d'hystérie par imitation , qu'Alibert a consignés dans son Trailé de thérapexitique , comme sapant l'opinion générale et plaçant irrésistiblement dans le cerveau le siège de cette névrose : nous ne nous arrêterons pas à combattre une telle erreur qui , d'ailleurs , se trouvera réfutée plus loin ; nous ferons remarquer seulement qu'il ne s'agit nullement ici de cette innervation imitative résultant de la vue du même acte souvent reproduit , mais d'un trouble subit de l'innervation , sous l'influence d'une impression violente. De ce trouble naîtront , je le repète , l'hystérie, l'épilepsie, la syncope ou tout autre accident , selon le sexe , l'âge et les prédispositions individuelles-

Il est clair, par exemple , que si des convulsions hystériques ont lieu dans un pensionnat, l'hystérie surviendra plutôt que toute autre affection.

Sera-ce alors par une sorte d'imitation irrésistible ? par une sorte d'automatisme organique, exempt de toute influence intellectuelle , analogue h celui qui produit la chorée chez certains enfants élevés avec des choréiques.^ Non, sans doute , mais uniquement parce que celles que

la contagion a tVappées l'eussent été également par toute autre émotion. De Ik ces prétendues épidémies d'hystérie par imitation, qu'on a , du reste , beaucoup exagérées, en regardant comme hystériques toutes les jeunes filles chez lesquelles des mouvements spasmodiques étaient excités par des accès de leurs compagnes.

D'après M. Cerise (/oc. cî7., p. 458), « cette expression convulsive ne peut être imitée qu'à la condition de produire un trouble viscéral analogue à celui que produit l'expression sentimentale; il doit s'opérer, au-dela de cette imitation toute extérieure , une imitation toute intérieure, mystérieuse, invisible, mais réelle, incontestable. »

Nous ne pouvons admettre cette manière de voir que comme l'extension d'une théorie purement spéculative , et nous la combattrions si elle était regardée comme l'expression des faits , car l'observation est muette jusqu'alors sur ces exemples d'imitation , énoncés sans détails et dépourvus des caractères qui peuvent conduire à la précision.

Que si l'on veut, au contraire, étendre les actions pa- Ihogéniques et supposer qu'en dehors des influences appréciables il en est d'autres mystérieuses , sympathiques, magnétiques, électriques, capables de produire entre deux êtres une contagion dont la sphère d'activité s'exercera jusque sur les viscères internes , alors la discussion cesse, car les limites du possible ne peuvent se discuter. Mais la première condition , je le répète , pour justifier de si hautes théories , c'est l'existence de faits catégoriques propres à démontrer que par la seule action imitative d'un accès , et en dehors de toute autre impression , de toute coopération intellectuelle . une

première crise d'hystérie s'est manifestée avec ses phénomènes pathognomoniques.

Nous admettons donc la vue des accès comme cause occasionnelle d'hystérie, mais non comme influence imilative , automatique , ni comme source de contagion sympathique.

Aménorrhée, dysménorrhée. — 'A défaut même de l'observation directe , on concevrait difficilement que la suppression du flux menstruel, capable de produire dans l'économie tant de troubles divers, restât sans influence sur une névrose dont le point de départ se trouve dans l'appareil utérin (i).

Nous sommes donc ici complètement en désaccord avec M. Dubois, d'Amiens, qui, combattant avec raison l'exagération des auteurs, est tombé dans une exagération opposée. « La suppression des règles, dit ce sa- » vant pathologiste, ne joue pas un rôle aussi important » qu'on l'a pensé jusqu'à présent dans l'apparition de » l'hystérie; souvent, il est vrai, a la suite d'une vive 1) émotion, les règles se suppriment tout-a-coup et l'hys- )) térie apparaît; mais cette suppression n'a été qu'un M phénomène morbide précurseur de la maladie, et non

)> une cause; d'autres fois elle a simplement coïncidé

» Ce n'est pas l'écoulement , ce n'est pas la quantité de » sang perdue qu'il faut considérer dans cet acte physio- » logique, c'est lemoUmenvitale^ fonction toute spéciale,

(I) « Qiiod si autem ad vcnlriculum et intestinorura cnnalcm sanguis congcritur, exsurgunt inde anxiae et molesta) vcntriciili inflationes, cardialgiae et spasticum ac flatuleiitum gravissimum raalum , quod totum gcnus nervosum exagilat et hyslericas passioncs nomine innotuit. »(F. Hoffmann, De vitiis ex turbaUs sanguin eis cvacuationibus , cap. 9, sect. 1.)

1) que les hémorrhagies siippléineiitaires ne pourront ja- » mais remplacer. » (Loc. cit., p. iiS.) Nous ne prétendons pas plus que M. Dubois, que cette suppression menstruelle soit un phénomène primitif; mais, quelque secondaire qu'il soit, n'a-t-il a son tour aucune action morbiiique? L'épanchement pleurétique, l'épanchement cérébral, les perforations viscérales ne sont pas sans contredit des phénomènes primitifs, et néanmoins on ne rapportera pas k l'inflammation dont ils dérivent les troubles fonctionnels qu'ils produisent. Il en est de même pour les règles.

Jamais, du reste, on ne pourra scinder la fonction menstruelle ; elle ne saurait être appréciée que par son phénomène expressif, qui est le flux sanguin.

Sans doute la quantité de sang n'est pas tout dans ce cas -, mais n'est-ce rien? Et si l'on voit souvent la régularité et l'abondance normales des menstrues persister pendant toute la durée de l'hystérie, combien, d'un autre côté, n'avons-nous pas noté de cas dans lesquels les paroxysmes sont chaque mois plus ou moins violents, plus ou moins fréquents, ou complètement nuls, selon l'état de la menstruation W ?

Nous n'invoquerons pas ici les faits de rétention mécanique du sang utérin, parce qu'ils sont rares, mais encore dans les quatre que nous avons rapportés (2) voit-on

(1) « Malum nimirum hoc virgiuibus jatn nubilibus familiare est, cura sanguis ad uterum confluens, ibique exitum qurerens exitum non invenit. Dcinde viduis, imprimis ob curas et mœrorera animi, in quem ob mariti obitum plcra;que conjiciuntur : ut etaliis fœminis quibus menses, aut post parturn purgaliones, ex aliqua causa évidente suppriraunlur, aut non recte fluunt. » (Sennert, tom. ui, part. 2, ch. 13, p. 106.)

(2) OijS. 328, 329, 331, 339.

riiystéi'ie cesser aussitôt que cesse l'obstacle k l'hémorrhagic périodique.

Comment regarder, d'ailleurs, comme indifférente la quantité de sang perdue? Ne voit-on pas, contre l'opinion de M. Dubois, les émissions sanguines triompher, dans certains cas, des désordres amenés par l'insuffisance de la menstruation? Combien de femmes soulagées chaque mois par une hémorrhagie succédanée, hématémèse, hémoptysie, épistaxis, flux hémorrhoïdal, etc., sont atteintes d'accidents graves dès que cette hémorrhagie supplémentaire vient à disparaître !

Si donc, en résumé, la suppression menstruelle peut n'être, dans certains cas, qu'un prodrome de l'hystérie 5 si, dans certains autres, elle peut n'avoir qu'un rapport de coïncidence, souvent aussi elle peut la déterminer ('), et nous devions insister sur ce dernier point, car il sortira plus tard de ces données des indications particulières pour la thérapeutique (2).

Mi'norrhagie . — • On peut en dire autant d'une menstruation excessive , car si nous avons vu l'affaiblissement de l'organisme disposer à l'hystérie, en diminuant

(1) « Nulla frequenlior est melancholiae nervosae causa in puellis, quam eruptionera molientium menstruorum suppressio aut retardalio. » (Lorry.)

' C'est de l'hystérie, sans doute, bien plutôt que de Icpilepsie, qu'Hippocrate voulait parler dans le paragraphe suivant des Prénofions conques : « Il est avantageux que les jlux féminins ne s'arrêtent pas; de l'arrêt résulte l'épilepsie, je pense. Tà 5i yuvatxfîa pvj STTtffTijvwt xp^criiMOV , énàeTzriy.û éy. t&jv TotoOrwv , oîa«t. (lOe.vec^., §31.)

(2) Obs. 46, 66, 87, 153, 154, 155, 157, 158, 159, 100, 101, 16?., 164, 165. 108. 169, 170.

d'une manière générale la résistance aux actions patliogéniques, il est certain qu'il y aura ici deux influences simultanées : d'une part, l'exagération de l'innervation utérine, cause de l'exagération de l'écoulement menstruel, et d'une autre part l'écoulement lui-même considéré comme hémorrhagie (Obs. 167).

Age critique. — L'âge critique, qui, selon la juste remarque de Tissot, se passe le plus généralement sans crise, est rarement suivi d'hystérie, et il a fallu que Gardanne fût bien aveuglé par la spécialité de son sujet, pour trouver que « de toutes les maladies qui se montrent particulièrement à la ménopause, aucune n'est plus fréquente que l'hystérie (0. »

Il est beaucoup plus commun, au contraire, comme nous l'avons déjà montré, de la voir alors cesser entièrement; mais cependant il est impossible de méconnaître qu'elle survient quelquefois a cette époque sans s'être jamais manifestée auparavant, et sans autre cause appréciable que l'âge critique.

Est-ce alors à l'extinction de l'hémorrhagie périodique qu'il faut rapporter ces accidents ?

Est-ce a des troubles amenés dans l'innervation génitale par la cessation des fonctions utérines ?

Est-ce aux troubles moraux qui accompagnent chez quelques femmes l'espèce d'abandon où elles se croient plongées ?

Ces difl'érents modes d'action peuvent s'exercer isolément, mais le plus souvent ils s'exercent d'une manière simultanée.

(1) De la méiiopatcse, ^. ilo.

Lochies. — Enfin , nous appliquerons aux lochies ce que nous avons dit du flux menstruel (') : il n'est pas douteux qu'on ne doive , la plupart du temps , attribuer à la cause de la suppression ou de l'augmentation lochiale l'invasion des phénomènes hystériques durant la période puerpérale , mais il est aussi certains cas oii l'influence morbide résidera dans la manière d'être delà sécrétion lochiale elle-même (2).

Menstruation normale. — La menstruation, en dehors de toute anomalie , de toute irrégularité , de tout désordre , paraît évidemment chez certaines malades prédisposées la seule cause occasionnelle de l'hystérie. Nous avons déjà apprécié la part de la puberté dans ce cas, et nous voyons dans l'analyse de nos observations des accès débuter au moment de la première période menstruelle ; s'en aller en même temps que le flux sanguin, pour revenir régulièrement chaque mois-, se suspendre complètement pendant tout l'intervalle qui sépare les époques, ou pendant la grossesse, pour reparaître dès le retour des règles.

Quelquefois les attaques ont lieu immédiatement avant ou immédiatement après , comme accidents précurseurs ou consécutifs de la menstruation ; dans tous ces cas enfin , l'influence du travail menstruel est d'une

(1) « Nihil frequentius accidit quam quod gravia pathemata hysterica, febre stipata, lochiorum supprcssioncm consequantur , quando nenipe congestus in abdominis \isceribus et mesaraicis vasis sanguis nervosos ibi plexus moleste afficlt et ad spasmos sollicitât. » (F. Hoffmann , De vitiis ex turbatis sanguineis aliisque evacuationibus , 8oct. 1 , cap. 9.)

{1) Obs. 132, 133, 318.

évidence telle qu'il y a rapport constant entre la névrose et la mise en activité de l'utérus (0.

Dans certaines circonstances , ce sont les accès qui suppriment ou dérangent les menstrues (2); dans d'autres, on ne remarque aucune espèce de rapports entre l'hystérie et la menstruation, qui continue avec une parfaite régularité au milieu des plus violents paroxysmes fs).

Leucorrhée. — Les auteurs qui ont noté la leucorrhée comme produisant fréquemment l'hystérie , ont pris certainement pour cause principale un phénomène trèssecondaire et très-horné. Sans doute, si , dans quelques cas , les flueurs blanches étaient assez abondantes pour donner lieu aux effets adynamiques des hémorrhagies ou des sécrétions exagérées , elles pourraient occasionner l'hystérie 5 mais ce sont la de ces rares influences qu'on doit se borner à mentionner dans les cas où elles se rencontrent , sans en faire des principes généraux d'étiologie.

Quant il la suppression des flueurs blanches notée au nombre des causes, pour l'hystérie (4) comme pour toutes les affections du cadre nosologique, il est clair, d'après ce que nous avons dit plus haut, qu'elle ne pourrait être prise en considération qu'autant qu'elle serait périodique et qu'elle remplacerait chaque mois l'hémorrhagie menstruelle (Obs. 125).

(1) Obs. 14, 104, 107, 124, 137, 138, 18G , 211, 224,259.

(2) Obs. 123, 144, 203, 322.

(3) Obs. 7, 8, 12, 14, 66.

(4) » A Huorc albo uiuliebri per suffimigia niercurialia sublato pathemata hypochondriaco-hyslerica observavi. " (F. Hoffmann. De damnis ex co/iibila culiciilari excrelione, cap. 7, spcl. 1 .)

Grossesse, accouchement, aUaitement. — Ou a vu, au chapitre de la symplomalologie, que si la grossesse suspeud quelquefois la marche de l'hystérie (0 , elle en accroît aussi quelquefois l'intensité, et qu'elle peut même en provoquer l'invasion (2\

Sans contredit, une multitude de causes pouvant agir pendant la grossesse, indépendamment de l'état utérin, de manière h provoquer l'hystérie , nous sommes loin de rapporter "a la gestation tous les accidents nerveux qui surviendraient pendant son cours -, mais , parmi les faits que nous avons notés, il en est de tellement précis qu'ils ne peuvent permettre aucun doute. Ainsi, nous voyons, par exemple, dans les observations 317, 328, les accès se manifester au début de cinq a six grossesses successives.

Quant à l'accouchement (3) et a l'allaitement (4), bien qu'ils ne mettent pas toujours obstacle à la marche de l'hystérie (s) , cependant ces états fonctionnels sont accompagnés de tant de circonstances particulières capables d'obscurcir l'étiologie , qu'il doit être souvent difficile de remonter a la source première des accidents. C'est ainsi que Ramazzini , tout en rangeant l'hystérie parmi les affections communes aux nourrices (assertion

(1) Obs. 134, 135, 136, 137, 138, 316.

(2) 0bs. 92, 120, 121, 122, 123, 124, 130, 317, 337, 338.

(3) « Vklemus post pucrperium spasticas hypochondriorum et diuturnas hystericas passioncs. » (F. Hoffmann, De gênerai, morb. ex morbis, cap. 10, scct. 1, § 7.)

(4) « Affectus aulcm , quihus ut plurimuin nutrices vcxari soient sunt contabesccntiic, bystcricaî passioncs, etc.»(RAMAZ7,iNi, Demorb. orlif. dialriba, cap. 19, p. 548.)

(5) Obs. 03, l2:i, 125, 127,. 128, 129,130, 1 31.

fort exagérée, du reste), entre, quelques pages plus loin, dans des dévelojipements d'après lesquels on demeure convaincu que c'est plutôt aux circonstances concomitantes qu'à l'allaitement lui-même qu'il faut rapporter l'hystérie :

« Hystericis affectibus , ut superius annotavi , infes- » tari soient nutrices , ac eaî potissimum, quse in domi- » bus nobilium degunt euchymis cibis allœ , sed magna » diligenlia procul a conjugali commercio custodilœ. » [Loc. a7.,p. 551.)

Altérations de l'utérus. — La plupart des pathologistes s'accordant k placer dans l'utérus le siège de l'hystérie, on a peine a comprendre comment les altérations de ces organes se trouvent omises comme circonstances étiologiques dans tous les traités, même les plus modernes, quand surtout elles semblent avoir été entrevues par les anciens (').

Les nombreuses observations que nous avons rapportées ne laissent aucun doute cependant sur l'influence des lésions utérines , soit dans la production de la maladie , soit dans le renouvellement des paroxysmes. Ainsi on voit résulter l'hystérie, tantôt d'une inflammation aiguë (2), tantôt d'un simple engorgement, tantôt

(1) " Noununquam etiam accidil puerperis, ob uoxam ulcro illalam symptomala spasmodica induci.» (Bonnrt, Sepul. anal., lib. m, sect 33.)

(2) J 'ai vu, en consultation avec MM. les docteurs Hannequin et Maldan, une jeune dame chez laquelle la marche de l'hystérie suivit avec une régularité remarquable la marche d'une métrite traumalique. Une plaie contuse avait atteint la cloison vésico-vagiuale ; l'inflammation s'était bornée, pendant les quatre premiers jours, aux environs de la plaie, et aucun accident nerveux ne s'était manifesté. Vers le cin-

d'une ulcération, tautôtd'un abaissement de l'utérus (0. Et ce qui donne h la plupart de ces faits un cachet de précision incontestable , c'est la relation constante de cause à effet , la coïncidence parfaite du début , de la marche et de la guérison de la névrose avec le début, la marche et la guérison de la lésion utérine (2).

quièmejour, l'inflammation s'étendait jusqu'à l'utérus, une métrite aiguë se déclarait, et en même temps les symptômes caractéristiques de l'hystérie : syncopes très-fréquenlcs , dyspnée intermittente , suffocation instantanée, coustriclion cervicale, boule hystérique , etc. La métrite céda en quelques jours à un traitement énergique, et les accès nerveux disparurent avec elle pour ne plus revenir.

(1) Obs. 306,307. 308, 310, 311, 312, 314, 3 1 5, 3 IG, 3 17, 3 18, 31 9, 340,342, 344, 345, 346, 347, 348, 349, 351,

(2) Madame X., âgée de vingt-six ans, d'un tempérament nerveux, très-impressionnable , mariée depuis sept ans , mère de deux enfants bien portants, assez bien réglée, avait toujours joui d'une bonne santé, lorsqu'il y a deux ans elle fut affectée d'un abaissement de matrice avec large érosion et gonflement du col. Traitée pendant un an par M. Gensoul, de Lyon , madame X. avait éprouvé, des cautérisations , des bains et du repos horizontal, une grande amélioration, lorsqu'elle fut obligée de quitter Lyon. Les fatigues d'un voyage de deux cents lieues et les soins d'une nouvelle installation détruisirent sans; doute tout le bien opéré par les conseils de M. Gensoul , car lorsque la malade vint me consulter, je constatai un gonflement considérable du col , un abaissement tel que le museau de tanche se rencontrait à moins de deux centimètres de la vulve , et enfin , une érosion complète des lèvres , comme si l'épithellium eût été enlevé par un emporte-pièce.

Madame X. éprouvait depuis trois mois des douleurs de reins, des pesanteurs au fondement beaucoup plus prononcées que pendant son séjour à Lyon , et depuis la même époque, des atteintes de suffocation , des bouffées de chaleur et comme une boule qui remontait tantôt de l'hypogastre à l'estomac, tantôt de l'hypogaslre à la gorge, mais sans accès véritable , sans perle de connaissance, sans convulsions.

Ces accidents avaient paru pour la première fois quelques jour»

Il est cependant une exception importante dont nous avons parlé dans le chapitre précédent , et qui n'avait encore été mentionnée par aucun auteur, c'est, chez certaines malades , la diminution et même la cessation

avant les règles, et ils ctaienl depuis beaucoup plus intenses à chaque époque menstruelle. Les règles avaient , du reste, beaucoup dimiuué d'abondance. Prescription : Repos horizontal , cautérisation de la surface érodée, tous les huit jours, à l'aide du nitrate d'argent fondu, jusqu'à cicatrisation ; sangsues à la partie interne des cuisses tous les mois, aussitôt après l'écoulement menstruel.

Ce régime était mis eu usage avec exactitude, sauf le repos horizontal; l'érosion avait entièrement disparu, les symptômes hystériques étaient toujours les mêmes, lorsque dans la nuit du 14 au 15 Août on vint me chercher en toute hâte pour madame X., qui, me disait-on, était prise du choléra.

La malade s'était réveillée en se plaignant d'étouffements et de douleurs violentes dans le bas-ventre. Ces .douleurs remontaient jusqu'à la gorge au point de produire la suffocation. Après être restée quelques minutes sur son séant, en demandant de l'air, elle fut prise de spasmes généraux tels qu'elle tomba du lit. Se roulant alors par terre au milieu de convulsions effrayantes, elle portait sans cesse la main au bas-ventre et au cou, comme pour indiquer le siège des principales souffrances.

Pas de vomissements , pas de selles.

On avait en vain essayé de donner de l'eau sucrée à la malade. Pensant qu'on s'y était mal pris, j'insistai, et à peine quelques gouttes d'une potion éthérée avaient été injectées, qu'il survint un redoublement effrayant de mouvements convulsifs.

Il n'y avait qu'une demi-perte de coimaissance , car la malade , frappant avec les mains et les pieds , repoussait les efforts qu'on faisait pour la maintenir sur un matelas.

Au bout de deux heures environ, les convulsions firent place à une syncope qui se termina vingt minutes après par des pleurs cl une envie irrésistible d'uriner.

Je m'informai avec soin de toutes les circonstances de la journée , du soir, de la nuit ; rien d'appréciable n'avait pu occasionner ce paroxysme. Les règles survinrent quarante-huit heures après, en avançant de trois ou quatre jours.

complète de la névrose îi mesure que l'altération de l'utérus augmente. Comme si, le mode de sensibilité de l'organe se trouvant modifié par l'altération de son tissu, les troubles l'onctionnels devaient se modifier aussi. C'est ainsi que nous voyons dans les observations 321 - 322 l'hystérie survenir sous l'influence d'un squirrhe de l'utérus et disparaître a mesure qu'il s'aggrave.

Dans certains cas , l'hystérie est produite par l'étranglement du col de la matrice à travers l'ouverture d'un pessaire, et elle disparaît en même temps que la cause W;

Plusieurs accès semblables , mais beaucoup moins violents, curent lieu depuis, surtout aux époques menstruelles. Deux entre autres éclatèrent deux jours de suite, le soir, pendant un temps orageux.

Regardant comme probable une relation entre l'affection utérine et ces crises, j'insistai sur la sévérité du traitement. La malade fut condamnée à un repos horizontal absolu. Le gonflement de la matrice une fois diminué, un pessaire fut appliqué quelques heures, d'abord, par jour, puis toute la journée. Chaque soir, la malade l'enlève dès qu'elle est au lit, pour le remettre le lendemain avant de se lever.

Les paroxysmes hystériques cessèrent depuis celte époque , et bien que la menstruation ne soit ni régulière , ni abondante , ni exempte de coliques, la malade n'a pas eu d'accès depuis plus de six mois.

(1) Madame X., de Laon , âgée de trente-deux ans, d'un tempérament lymphatico-sanguin, habituellement bien réglée, n'ayant jamais éprouvé d'accès nerveux, portait, depuis dix-huit mois environ, un pessaire dont l'usage lui avait été ordonné par M. Paul Dubois , pour remédier à un abaissement considérable de l'utérus, consécutif à un sixième accouchement. Jamais elle n'avait ressenti de l'emploi de ce moyen aucune incommodité, lorsqu'au mois de Mars 1842, elle éprouva tout-à-coup, vers le milieu de la journée, une douleur assez vive à la région utérine. Pensant que son pessaire s'était déplacé, elle voulut le retirer, ainsiqu'clle le faisait fréquemment, pour le nettoyer ou le remplacer par un autre ; mais ne pouvant trouver l'orifice par

dans d'autres, elle se manifeste après des injections as-

lequel elle introduisait ordinairement le doigt pour saisir soliden^enl le pessaire, elle fui contrainte de le laisser, et elle se borna, pour le moment , à faire des injections d'eau de graine de liu et à prendre un bain de siège.

Les douleurs augmentèrent , et madame X. venait de prendre un nouveau bain, vers six heures du soir, lorsqu'elle fut prise d'un sentiment de suffocation , avec constriction à la gorge , mouvements convulsifs généraux, sans perle de connaissance. Madame X. se plaignait principalement d'une vive douleur qui remontait du bassin à l'estomac , et d'un morceau de chair qui s'arrêtait à la gorge et l'empêchait de respirer.

Madame X. n'osant pas dire à son médecin qu'elle avait un pessaire, celui-ci se borna à prescrire un grand bain , une potion éthérée et un lavement d'assa fœtida.

Go premier accès dura vingt minutes environ , et fut suivi d'un calme de deux heures , pendant lesquelles cependant les douleurs de la région utérine continuèrent. Vers neuf heures du soir, ces douleurs augmentèrent tellement, qu'elles arrachaient des cris perçants à la malade. Elle se plaignit de nouveau de bouffées de chaleur, d'étouffements, d'une boule qui remontait du ventre à l'estomac et au cou ; il survint des convulsions plus violentes que les premières , et , enfin , une perte complète de connaissance , qui dura environ dix minutes.

Arrivé à la fin de cet accès, madame X. me dit qu'ayant remplacé depuis huit jours son pessaii-e en caoutchouc par un pessaire en liège, il lui avait été impossible de le retirer dès qu'elle avait éprouvé des douleurs , quoiqu'elle l'eût déjà extrait deux fois les jours précédents. A peine avait-elle fini de me donner ces détails, qu'elle fut prise d'une nouvelle crise analogue aux précédentes, qui dura un quart d'heure et qui fut suivie d'un vomissement abondant.

Le toucher pratiqué pendant le paroxysme me permit de constater une hernie du col utérin à travers l'orilice du pessaire; le museau de tanche se sentait au niveau même de la circonférence du pessaire, qu'il ne dépassait pas.

Deux nouveaux accès eurent lieu pendant que j'allai chercher des instruments.

Je voulus appliquer le spéculum quadrivalve pour mieux juger de l'état du col et de la forme du pessaire, mais les parties étaient tellement sensibles que je ne pus achever l'exploration. Faisant alors

Iringentes (0 et persiste seulement pendant la durée de l'inflammation vaginale (2) -, dans d'autres, elle provient d'une occlusion congénitale ou d'une oblitération accidentelle du col (3) ; dans d'autres , de tumeurs vaginales W ; dans d'autres enfin, la sensibilité de l'appareil génital est telle, que chaque tentative d'union conjugale, chaque exploration par le spéculum ou par le toucher provoque immédiatement des accès (5).

Ces causes organiques peuvent se combiner ou alterner, du reste, avec d'autres influences , et nous voyons (obs. 316), par exemple, les accès produits tantôt par des causes morales, tantôt par les douleurs de l'utérus.

C'est à certaines de ces lésions qu'il faut rapporter les cas d'hystérie attribués par les auteurs à la leucorrhée utérine ou vaginale , phénomène purement symptomatique et dont nous avons apprécié plus haut la valeur étiologique.

basculer avec l'indicateur gauche le côlé droit du pessaire , je pus introduire au-dessus du bord gauche l'extrérailé en crochet du 11tholabe d'Heurteloup, et, l'utérus se dégageant aussitôt, le pessaire fut facilement extrait.

La malade, ayant pris aussitôt un bain d'une heure , passa une très-bonne nuit ; durant les trois jours suivants elle garda le lit; il ne survint aucun accident nerveux. Un des anciens pessaires en caoutchouc fut appliqué , et madame X. n'a , depuis cette époque , éprouvé aucun accès d'hystérie.

(t) « Refert Harveius ab injectione uterina acriori convulsiones mirandas excitatas fuisse.» (Bonnet, Sepul.anat., lib. m, sect. 33.)

(2) Obs. 332.

v3) Obs. 328, 329, 331, 339.

(4) Obs. 330.

(5) Obs. 323, 324.

Après les observations catégoriques citées k la fui de cet ouvrage , après les faits rapportés avec une remarquable précision par MM. Lisfranc (i) et Duparcque (2), et dans lesquels on peut suivre pas à pas , pour ainsi dire , les rapports des altérations fonctionnelles aux altérations organiques (3), le doute n'est plus permis sur la part que peuvent avoir les affections de l'utérus dans la production de l'hystérie. « Avancera-t-on , dit » M. Lisfranc, que les affections de la matrice de- » vraient toujours produire l'hystéricisme ? Pitoyable » objection ! c'est tout comme si l'on voulait admettre » que la même cause occasionne toujours les mêmes » effets (4). »

Lésions diverses. — Des lésions autres que celles de l'appareil génital peuvent aussi produire l'hystérie. C'est ainsi qu'on l'a notée consécutivement a une méningite (5), à une contusion de la tête (e), a une contusion de

(1) Clinique chir. delaPiiié, iom, 11.

(2) Maladies de l'utérus, tom.

(3^ Loc. cit. , p. 589.

(4) Willis rapporte (cap. 6, obs. 1) l'observation d'une jeune fille de seize ans atteinte d'hystérie après une contusion du sein, et chez laquelle on put remarquer un rapport constant entre les douleurs du sein et les paroxysmes nerveux.

(5) Obs. 362.

(6) Je dois à l'obligeance de M. le docteur Véron , de Vertus, une remarquable observation d'hystérie survenue chez une jeune tille de dix-neuf ans, après une chute sur la tète. L'impressionabilitc de la malade était telle après les accès , que le plus léger bruit suffisait pour les ramener ou pour produire une agitation extrême.

l'épigastre ('), a une tumeur au-dessous du pubis (2), à une fracture du bras (3), a une piqûre du nerf médian à des lésions pulmonaires (^), a un déplacement de l'estomac (e), à une affection du mésentère 0)^ à une hémorrhagie traumatique (8), etc., etc., etc.

Sans contredit tous ces désordres organiques peuvent, ainsi que beaucoup d'autres W, la prédisposition étant acquise, engendrer l'bystérie, mais sans avoir aucune influence spécifique sur cette névrose , et uniquement comme ils engendreraient des affections radicalement différentes dont le germe préexistant n'attendrait qu'une occasion pour se développer.

Dans tous ces cas, d'ailleurs, la cause est le plus souvent complexe ; ainsi une chute sur la tête a lieu comme dans l'observation 188 , les règles se dérangent , l'hystérie survient : quelle est la cause véritable ? est-ce la commotion cérébrale ? est-ce le trouble de la menstruation .^^ Evidemment on ne saurait le déterminer sans

(1) Obs. 333.

(2) 0bs. 326.

(3) Obs. 334.

(4) Obs. 33.5.

(5) Obs. 342, 365, 370.

(6) Obs. 303.

(7) Obs. 302.

(8) Obs. 49.

(9) On me pardonnera , ou plutôt on me louera d'avoir passé sous silence les incroyables théories de Pomme sur le racornissement des ner/i , comme cause première de l'hystérie. J'avoue que les éloges donnés par Georget à l'ouvrage de Pomme, me portent à penser qu'il n'en connaissait que le titre.

analyser rigoureusement une foule de circonstances dont la part étiologique est généralement très-diificile a apprécier, et c'est pour éviter sans doute de pareils labeurs que tant de pathologistes énumèrent les causes de telle façon qu'on les retrouve identiquement les mêmes pour chaque maladie.

Répercussions. — Les nosographes ont tellement abusé des répercussions au chapitre des causes, qu'on doit a peine oser en parler quand on a la prétention d'écrire plutôt d'après les malades que d'après les livres ! Non que nous voulions nier ce genre d'action , mais on en a fait une espèce de thème banal appliqué d'avance à toute espèce d'affection , sans qu'il semble besoin de la moindre preuve à l'appui.

D'après la nature des phénomènes étiologiques de l'hystérie, on est porté a accorder aux répercussions très-peu d'empire sur elle , et effectivement , dans le grand nombre de faits que nous avons analysés , n'en avons-nous trouvé qu'un seul (obs. 182) où cette cause ait agi d'une manière indubitable. Quand la dartre cessait, survenait une cystite ; si la -dartre cessait, la cystite ne paraissant pas , alors se déclaraient immédiatement des accès hystériques d'une extrême violence , jusqu'à ce qu'une sueur extraordinaire se manifestât a l'épigastre. La sueur cessant , les accès hystériques reprenaient toute leur énergie.

Causes des accès. — On distinguera , du reste , pour apprécier la valeur de ces causes, entre celles qui produisent la maladie et celles qui reproduisent seulement les accès. Les causes de la maladie sont générales, c'est-h-dire, que la prédisposition admise , elles occa-

sionneronl Irès-souvent l'hystérie -, les causes des accès sont particulières aux malades , variables à l'infini comme les tempéraments, les constitutions, comme tous les événements de la vie.

« La même cause, dit Tissot (p. 78) , peut produire )) des effets différents. Ainsi , chez les unes la séche- » resse , chez les autres l'humidité de l'atmosphère » diminuent ou augmentent notablement les accès. »

C'est pour avoir négligé cette distinction qu'on a mis tant de confusion dans l'étiologie, et qu'on a rangé souvent au nombre des causes de l'hystérie des circonstances évidemment impropres k produire l'invasion de la névrose , mais très-propres a produire les paroxysmes (0. C'est ainsi que Louyer-Villermay parle (pag. 17) d'un cas d'hystérie causé par un caprice non satisfait, tandis qu'enlisant attentivement l'observation, on voit que cet accident a causé seulement un accès , l'affection existant déjà antérieurement (2) .

Sensibilitas animœ tanla est ut levissimusjamiœ slrepilus, dum claudiiur, vel pulsatur, illas convellat hystericas, si inopinato accidat ; levissimum malum quod sana non percipcret , hystericam anxiam , mœstam , insomnem delinet.

Cette remarque de Sauvages (3) n'est pas exagérée. On voit, en parcourant nos observations, les plus faibles émotions morales , les plus simples impressions physiques, le moindre chagrin, la moindre joie, le moindre

(1) « Narrabat Albertinus, ab infusione, quam vocant sennes convulsioncs hystericas , nec semel , vidisse obortas : quod facile credes, a vellicatis videlicet intestinis et torminibus concilatis. » (Morgagni, lib. III, epist. 45, p. 493.)

(2) Obs.44.

(3) Nosol. meth., clas. 4, p. loo.

bruit suffire effectivement chez certaines malades pour reproduire les accès. Une jeune hystérique citée par M. Duvernoy ne pouvait apercevoir une pomme , ni surtout l'entendre manger sans être prise à l'instant d'un paroxysme ('). (( Dans les sujets très-délicats, comme « beaucoup de femmes hystériques ou d'hommes hypo- )) chondres, il suffit, dit Tissot, d'une selle relardée pour » produire des accès très-forts (2). »

Il faudrait donc , comme on le voit , énumérer de nouveau pour les accès toutes les circonstances prédisposantes et occasionnelles que nous venons de passer en revue, et y ajouter ces mille événements , grands ou petits, qui sillonnent en tout sens l'existence et surtout l'existence des femmes.

(1) Obs. 155.

(9.) Tom. Il, p. I, p. 208.

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