TRAITEMENT DES ACCÈS
La reproduction des phénomènes morbides augmentant sans cesse les accidents qui en dérivent , et créant pour le système nerveux spécialement une tendance au renouvellement des mêmes actes , sous forme d'habitudes , il est de la plus haute importance de chercher à interrompre les accès dès leur apparition, etàenmodiûer autant que possible la fréquence et la durée.
La plupart des moyens que nous venons d'indiquer pouvant être considérés comme prophylactiques de l'accès et de la maladie en même temps, nous n'y reviendrons pas. Nous dirons seulement qu'on doit insister sur leur emploi et sur les plus puissantes diversions (') aussitôt que le moindre phénomène précurseur annonce un accès futur, et , en l'absence de signes précurseurs , aux. moments du jour ou de la nuit où les crises se manifestent le plus habituellement.
Là doit se borner la prophylaxie des accès , et nous regardons les cautérisations , les vésicatoires et tous les révulsifs cutanés proposés par certains pathologistes , comme plus propres à les exciter qu'à les éloigner.
(1) On peut juger (le l'effet de celte diversion par le pouvoir qu'ont certaines malades de retarder leurs accès de quelques minutes et quelquefois plus longtemps, lorsqu'elles se trouvent dans la rue, dans quelque lieu public, et qu'elles sont fortement impressionnées par l'idée d'éviter le scandale. L'observation 93 nous fournit un exemple de ce que peut aussi l'intervention étrangère; si, dans ce cas, lorsqu'arrivaienl les symptômes précurseurs , quelqu'un fixait l'attention de la malade par des questions pressantes , l'accès était retardé , mais à peine s'éloignail-on, que la malade tombait immédiatement.
Alors même que l'efficacité de pareils moyens ne serait pas avec raison mise en doute , la nécessité d'y revenir à chaque crise les ferait nécessairement rejeter.
Les indications se bornent donc, pour le traitement de l'accès, d'une part, a le faire cesser le plus promptement possible , d'une autre part, à combattre les principes accidentels qui le constituent ou qui peuvent le compliquer.
Le premier soin à prendre est de placer la malade de manière h. ce qu'elle ne puisse se blesser pendant les mouvements convulsifs, et de s'assurer que ses vêtements n'exercent aucune compression sur les différentes parties du corps. Cette première recommandation de placer et de contenir la malade de manière a l'empêcher de se blesser ne doit point être considérée comme un conseil banal , et à moins d'être assuré que la fin des accès observés ressemble au début, il ne faudrait pas se laisser imposer par un calme apparent , car les mouvements spasmodiques deviennent souvent assez violents pour triompher des efl*orts de plusieurs personnes et pour amener les contusions les plus graves.
On voit des malades victimes de leurs convulsions se faire attacher sur le lit au moment oîi l'accès va paraître (') ; mais sans recourir à un pareil moyen , si ce n'est dans les cas extrêmes, il est plus prudent et plus commode en même temps de coucher la malade à terre, sur un matelas éloigné des meubles et des murailles ; et encore a-t-on quelquefois , malgré ces précautions , des peines infinies à l'empêcher de s'arracher les cheveux , de se déchirer le corps , de se frapper ou de se
(1) Obs. 291.
mordre avec gravité. Aussi, est-on contraint d'appliquer la camisole de force, dans les hôpitaux où la surveillance est plus difficile, et a la Salpêtrière surtout, où plusieurs malades sont atteintes simultanément.
Si les malades grincent les dents, il est bon, ou de les forcer h tenir la bouche ouverte en comprimant fortement les muscles zygomato-maxillaires, ou bien de tenir les mâchoires appliquées par une compression bien entendue. (Georget.)
Il ne faut pas oublier cependant que cette contention augmentant , en général , l'irritation et la fatigue des malades, doit s'exercer dans de justes limites, et qu'on ne doit apporter d'entrave aux mouvements qu'autant qu'ils feraient craindre les accidents dont nous venons de parler.
L'inspiration des spiritueux et des liqueurs aromatiques, de l'éther, de l'eau de Cologne, du vinaigre, etc., est un des premiers moyens auxquels ou a recours , comme instinctivement , au début de l'accès. J'en dirai autant des gouttes d'Hoffmann , du laudanum , des aspersions d'eau froide , du vinaigre , de l'ammoniaque et des substances fétides ou d'une odeur très-pénétrante. Ces moyens diminuent certainement la durée des accès faibles , mais ou ils sont inefficaces contre les accès intenses , ou ils en accroissent la violence.
A l'hôpital de Middlesex , on emploie les liquides aromatiques sous forme de douches sur la figure , les seins , les yeux , la bouche, avec le plus grand succès , dit-on , et nous avons rapporté, sur la seule foi de M. Cerise , une observation (0 dans laquelle quelques gouttes d'eau tiède répandues sur la main ont plusieurs
(1) Obs. 202.
fois calmé des paroxysmes. C'est pour remplir sans doute une indication semblable qu'Horstius conseille de souffler du poivre dans les narines ('), et l'aphorisme d'Hippocrate, que nous avons rapporté plus haut (2), n'a pas peu contribué , sans doute, k faire accorder a tous ces moyens une valeur que l'observation exacte vient démentir chaque jour.
Du reste, un fait important à constater, c'est que l'habitude rend bientôt toutes ces tentatives inefficaces, et qu'après les avoir vu réussir dans les premiers accès, on les voit bientôt insuffisantes dans les suivants. La divergence des auteurs à cet égard tient a l'absence de ces distinctions qu'on pourrait étendre d'une ma- Bière presque générale, en disant que la plupart des moyens réussissent contre les crises faibles, tandis qu'ils échouent contre les crises intenses , si même ils ne les exaspèrent.
L'un des moyens qui paraît avoir le plus de succès , même dans les accès violents, c'est l'ingestion forcée de l'eau froide. M. Cruveilhier (3) la regarde comme infaillible, et il l'emploie, d'ailleurs, dans d'autres affections spasmodiques , et particulièrement dans le hoquet,
« Il saisit le moment 011 les mâchoires cessaient pour un instant d'entrer en contraction , plaça entre elles le manche d'une cuiller de bois et l'y fixa d'une main , tandis que , tenant de l'autre une bouteille remplie d'eau froide, il en versa, comme on dit, k la régalade, le contenu dans la gorge de la malade. Les premières
(1) Obs. 45.
(2) Page 250', note 2"..
(3) Obs. l'il.
gorgées semblèrent augmenter l'état de spasme et furent prompleraent rejelées; mais bientôt la contraction céda k une nouvelle quantité de liquide subitement ingérée, et en quelques minutes la malade put avaler, et recouvra assez la connaissance pour demander où elle était.
» Au bout de quelques instants les accidents reparurent, et le même traitement fut employé de nouveau et continué avec persévérance. L'accès disparut alors comme par enchantement pour ne plus revenir.
» Lorsque la femme , jouissant d'un peu de repos , peut avaler lentement un grand verre d'eau fraîche , on obtient à peu près les mêmes effets. Mais on doit se demander si un liquide jeté dans l'arrière-gorge d'une femme dont tous les muscles sont dans un état de contraction désordonnée , ne pourrait point pénétrer dans les voies aériennes et y déterminer une -prompte suffocation? A cette objection l'on répond par l'expérience, qui n'a jamais offert d'accidents de ce genre, quoique ce moyen ait déjà été employé un très-grand nombre de fois-, il est probable d'ailleurs que le pharynx, étant Stimulé , se contractera sur le liquide, et que l'épiglotle s'abaissera , car toutes ces parties ont conservé leur sensibilité ('). »
Déjà on avait recommandé l'ingestion d'eau froide dans les accès d'hystérie, comme on le voit par les observations de Rivière (2), de Graves (^), et par ces paroles d'Hoffmann :
(1) Jour, de méd. et de chir.pral., 1833.
(2) Obs. 23.
(3) Olw. 201.
« Vidi quasdam solo aquœ potu a gravi paroxys^mo îiberatas qui aliis erat nocentissitnus i^) . »
Mais l'ingestion malgré les efforts des malades, et surtout l'ingestion à haute dose, n'avait jamais été conseillée , et tous ceux qui l'ont employée en ayant obtenu de très-bons résultats, nous ne saurions trop appeler l'attention sur ce point.
Il se produit, du reste, lors de l'ingestion forcée, les mêmes effets que dans l'ingestion volontaire. Les premiers mouvements de déglutition augmentent presque toujours la violence des accès (2), mais depuis qu'h l'exemple de M. Cruveilhier j'ai insisté, sans me laisser effrayer par cette exagération apparente, j'ai vu plusieurs ibis les spasmes diminuer ou cesser entièrement.
Le cathétérisme de l'œsophage ne peut remplacer l'ingestion forcée de l'eau froide. Il serait d'ailleurs plus difficile , et s'il a paru procurer la cessation des accès dans certains cas, il paraît les avoir augmentés dans d'autres (3).
Compression des carotides. — La pensée que l'hystérie siégeait dans l'encéphale et les symptômes cérébraux qu'elle offre quelquefois , ont fait songer sans doute à la compression des carotides ; mais si nous voyons dans l'observation 87 l'accès diminuer pendant la compression des carotides , augmenter pendant la compression des jugulaires , nous voyons aussi co moyen complète-
(1) De malohysterico ,p, 15t.
(2) Obs. 369.
(3) Obs. 369.
ment impuissant dans les observations H, 155 et 371, Son inefficacité dans les autres affections spasmodiques, et particulièrement dans l'éclampsie , l'épilepsie, etc., faisait préjuger d'ailleurs a fortiori un pareil résultat dans l'hystérie.
Emissions sanguines.- — Il n'en est pas de même des émissions sanguines : elles ont en général pour effet , comme les hémorrhagies spontanées , de diminuer ou de faire cesser momentanément les crises (0; de Ik le conseil donné par Hoffmann de pratiquer la saignée ou de provoquer des épistaxis :
(( Tandem narium hœmorrhagiam , si impetuosior raplus humorum ad caput fuerit, intruso iis stylo provocandam curavi. »
Sylvius considérait la saignée comme tellement puissante dans l'hystérie , soit pour conjurer, soit pour calmer les accès , qu'il ne laissait aux malades d'autre alternative que de se marier ou de se faire fréquemment ouvrir la veine (2).
Ce moyen est trop violent , sans contredit , pour être mis habituellement en usage ; mais c'est l'un des plus sûrs de ceux auxquels on pourrait recourir dans le cas où il serait urgent de calmer le paroxysme. Nous reviendrons , du reste, sur la saignée, au sujet de la cure radicale de l'hvstérie.
(1) Obs. G , 80, 156.
(2) ■ Neanlem postea i)i id grave sijmptoma millier incklal, si nubilis est, vlro tradatur : si non vttlt nuberc, mit monialis est, ivna sœpe secetur. »
Antispasmodiques. — J'aurai également occasion de parler plus loin des antispasmodiques , aussi me bornerai-je à dire pour le moment que leur elfet sur la marche des paroxysmes, souverain si l'on s'en rapporte k la plupart des observateurs , devient très-incertain si l'on s'en rapporte aux observations.
Ce n'est pas que je mette en doute, ni l'efficacité des potions narcotiques dans certains cas , ni les résultats obtenus parPinel, Bichat, Rivière, Diemerbroeck, etc., au moyen des injections calmantes vaginales ou intestinales ; je pense seulement que les circonstances dans lesquelles on a besoin d'y avoir recours sont aussi rares que celles dans lesquelles on en retire des avantages manifestes.
Inspiration de l'acide carbonique. — Un travail tout récent du docteur Nepple (0 appelle l'attention des praticiens sur les bons effets des inspirations d'acide carbonique pur dans plusieurs affections , et particulièrement dans les névroses spasmodiques. Ce mémoire ne renfermant qu'un seul fait d'hystérie (2) , il est d'autant
(1) observations sur l'usage du gaz acide carbonique dans l'étahiissement des eaux minérales de Sainl-A^ban , par M. Nepplk , membre correspondant de l'Académie royale de médecine.
(2) « Une demoiselle âgcede vingt-cinq ans, d'une constitution ncrvoso-lymphatlque, ayant éprouvé une vive et profonde affection morale, SCS règles se supprimèrent , et bientôt survinrent des crises d'hystérie , accompagnées successivement et d'une manière alternative de douleurs violentes dans les lombes , l'estomac et la tôle. Deux ou trois jours avant l'oxplosion de ces crises , la malade éprouve une inquiétuilc vague ; des envies impérieuses de pleurer ; la poitrine dcvicnbrulanle et une toux sèche, sifllantc, d'une violence extrême, vient y joindre ses secousses l'aliganles pendant plusieurs heures ; lesdouleurs jombaircs cl gaslro-céphaliques lui succèdent immédialcmenl après,
moins possible de juger la valeur du moyen propose! , qu'en analysant l'observation, on voit que les accidents qui avaient diminué sous l'influence de l'acide carbonique, ont disparu complètement dès le retour des règles. Or , l'hystérie s'étant déclarée dans ce cas , après une émotion morale suivie d'aménorrhée , on peut se demander si la diminution d'intensité des accès est due au remède employé , ou si elle n'était pas le commencement naturel de la guérison spontanée, complétée par le rétablissement régulier des menstrues.
Ligature des membres. — La ligature des membres ,
et l allaque formelle d'hystérie termine la scène. Un traitement rationnel , dirige par le docteur Gonuet du Bois d'Oingt , n'a point amélioré cette affection, qui menace de s'aggraver encore , surtout en ce qui concerne la poitrine. Envoyée à Sainl-Alban, elle fut mise à l'usage des bains minéraux frais, des viandes noires, et l'équitatiou composa ses exercices journaliers. Mais loin de soulager , ce traitement fut suivi d'un surcroit d'irritation des organes respiratoires et d'un état fébrile. C'est alors que nous crûmes devoir la soumettre à l'inspiration du gaz acide carbonique.
» Comme, d'après notre opinion, l'action modificatrice de la sensibilité , qui appartient à ee gaz , est d'autant plus assurée que les malades y sont soumis au moment même où éclate, ou va éclater le paroxysme nerveux, nous eûmes la précaution de mettre à la disposition de la malade un sac imperméable, rempli de gaz , pour les cas où les crises hystériques surviendraient à des heures où il serait impossible d'avoir recours à l'appareil ordinaire de l'établissement.
» Un amendement ne tarda pasàs'opérer dans les accidents que fournissait la poitrine ; les douleurs se réfugièrent dans les lombes , et les. accidents hystériques se bornèrent à quelques secousses spasmodiqucs, avec légère constriction pharyngo-laryngicnne. Les règles n'avaient point encore reparu ; mais , peu de temps après son départ de Saint- .\lban , et pendant le cours d'un voyage d'agrément, celles-ci recommencèrent l'i s'établir sans douleurs , ni spasme, et depuis lors la, santé a toujours été on s'araclioranl. » (Docteur Goin> inspecteur des. eaux de Saint-Alban. Loc, cil. , p. ^8'.), )
des pieds et des mains principalement, dès les prodromes ou dès le début des accès, parait les modifier quelquefois avantageusement ('), sans doute lorsque les principaux phénomènes sont constitues par les convulsions musculaires (2). Réduit h la simple constriction des membres , ce moyen doit donc être très-borné. Envisagé , au contraire, sous le rapport de la compression en général, il paraît mériter une plus grande attention. Nous aurons occasion d'insister tout-à-l'heure sur ce point, en parlant de quelques accidents hystériques qui nécessitent une médication spéciale.
Excitalions extérieures. — Je ne parlerai ni des fumigations dans l'utérus (3) , ni des onctions ou des excitations sur les parties génitales W , auxquelles les anciens attribuaient des succès instantanés.
On est étonné de voir Forestus , qui blâme le conseil donné par ses prédécesseurs d'arracher les poils du pubis, envoyer chercher la sage-femme pour friction- Ci) Obs. 4.5.
(2) Les anciens médecins conseillaient pour liens les lanières faites de peau d'homme, et Bonet tend à croire que si ses malades ont échoué dans ce cas, c'est qu'elles se sont servi de peau de femme. « Maler » mea, dit Bonet , illi affectui (spasmis) obnoxia, féliciter utebatur » ligula ex corio hvmano confecta quam secuni pcrpetuo gcrcbat. Ad
■> illius imitationem usus sum , sed eventus defuit forte quia
» e corio vmliebri dcsumpta erat ligula !!! » (BoiNKT, lib. v, De af. mul., c. 25, p. 250.)
(3) On trouve dans Ara broise Paré « \epourtraict d'un pot pour recevoir les parfums au col delà matrice, et d'un pcssaire pour tenir le col de la matrice ouvert. » (Liv. xxiv , cliap. 57 , p. 628.)
(/i) Obs. Si , 36.
lier les parties génitales (0, rapportant avec une incroyable naïveté que celte pratique est recommandée surtout aux veuves, aux filles chastes et aux religieuses, H prœcipue in viduis et caste viventibus ac monialibus m »
Pour condamner de pareils moyens il n'est pas besoin d'argumenter, et d'avancer surtout , comme la plupart des auteurs, qu'il y a autant d'hystériques parmi les prostituées que parmi les filles sages , car cette assertion est entièrement controuvée par Parent-Duchâtelet , ainsi qu'on l'a vu plus haut (2). Nous dirons seulement qu'une fausse interprétation de la nature de l'hystérie , une idée plus fausse encore des devoirs du médecin , ont pu seules porter les anciens a de pareilles aberrations qui se réfutent d'elles-mêmes (3).
Nous ne terminerons pas ces considérations sur l'hy-
(1) « Necessitatc cogente, obstetricein accersiri jussiraus , ut intus fricando curu digUo muliebria oleo inungeret. Alque hoc modo pneter spera a paroxysmo excitala est. Talisaulem tilillalio cum digilo ab omnibus medicis, ut Galeno ac Avicenna, lum aliis corumcndatur ; prœcipue iu viduis et caste viventibus ac monialibus. » (Fouestus, tom. II, p. 238.)
(2) Pages 186, 1&7.
(3) On conçoit que nous no placions pas sous la même réprobation le conseil donné par Foreslus dans une autre circonslance où la cause paraissait bien déterminée , et où surtout le remède n'avait rien quo de moral et de légitime : « Cum autem liaud ifa pridem nupsisset, viro a vie tacite inqxiirente , mim conjugium utile essel cum apiid eam lecto incumberet , annuebam id unicum et optimum remedium... » Telle était, du reste, les idées attachées par les anciens au mode d'influence de l'union sexuelle, que F. Hoffmann { Loc. cit., p. 150. ne craint pas de reproduire dans toute son absurdité le conseil donné par Coppivaccio. « Efficaclus sit hoc remedium (conjugium), virpencm inungal oleis aromaticis et zihelho !!! •
gièiie el la llicrapciitique des accès sans faire remarquer que les moindres reproches, les moindres blâmes adressés directement ou indirectement aux malades durant les paroxysmes, en augmentent toujours la violence. C'est la un fait d'observation générale ; aussi doit-on se garder de toute parole capable d'éveiller la susceptibilité des hystériques , toujours portée à un point incroyable pendant les crises.
Quant au traitement des complications et des accidents particuliers aux paroxysmes , nous en parlerons seulement après le traitement radical , afin d'éviter de trop nombreuses divisions.