‹ Traité complet de la peinture (volume 2)Chapitre 117 sur 127 · PINCEAUX. 6G · texte numérisé non relu

PINCEAUX. 6G

pinceau est épaissi par des glutens visqueux, il convient de le débarrasser en employant le savon. On a donc du savon vert, bien mêlé à chaud avec de l'eau et réduit à un état convenable de fluidité. Le gros de l'huile étant essuyé , on prend du savon au bout du pinceau , et sur un bout de planche non rabottée ou blanchie , mais conservant les stries de la scie , on frotte , on agite le pinceau et l'on fait mousser le savon , qui détache tout le corps gras et la couleur. On reprend ensuite dans ses mains le pinceau , le poil étant tourné vers la paume de la main , et avec Tongle on tire à soi ce qui peut rester de couleur. On savonne de nouveau, et on lave bien le pinceau : cette opération se fait au-dessus d'un vase assez grand et rempli d'eau tiède.

Les peintres qui ont en magasin de bons pinceaux doivent avoir dans leur grande boîte à couleur (quatrième tiroir , voy. figure 626) , une boîte de fer-blanc , renfermant soit du camphre, soit des plantes odorantes propres à éloigner les mites qui, en peu de tems, peuvent détruire un gros assortiment de pinceaux.

Le choix de bons pinceaux est d'une grande importance , d'une grande influence sur l'imitation et sur l'exécution du tableau. Quelqu'adresse que possède naturellement un peintre, il réussira beaucoup mieux, il exprimera avec beaucoup plus de sentiment et d'enthousiasme , s'il est muni d'un excelleut pinceau , que si cet instrument est rebelle et s'oppose par sa mauvaise qualité aux prestiges qu'on attend de lui.

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