TOME IX
402 PROCÉDAS MA.TÈRIELS.
ions qu'outre l'usage de la gomme , pour les peintures non exposées au-dehors , ils ont à leur disposition certaines résines et certaines huiles particulières à leur pays.
L'huile qu'ils mêlent à leur résine s'appelle glrglli , et leur résine ou haume s'appelle ci en Chinois , et c/iîaram en Portugais. Quant au baume à vernis des Japonais, il se nomme uzurri, et ils en font un vernis dur, ou un vernis gras, en y associant l'huile appelée giugiuUa, semblable probablement au girgili de la Chine. Celui-ci provient d'une graine appelée en Chine girgili: cette même graine se recueille aussi en Sicile , et elle y est appelée giurgiulena ? ( Voyez les Relations du père Lecomte, du père Marlini et du père Vanliarne , jésuites. Voyez aussi Kirker , La Chine illustrée, chap. i^"", p. 120.
— Voyez l'Atlas chinois, p. 1 15, — Les Lettres édifiantes.
— Bonani. — Guidotti , etc.) Tiogry répète ces mêmes indications, mais en y signalant quelques différences. L'arbre d'où les Chinois tirent leur résine se nomme , dit-il , chez eux tsi-eliou. C'est une résine liquide de couleur rousse. On en compte trois espèces. Combinée avec une huile qu'ils nomuieni girgili ou ton g- j cou , il en résulte le vernis auquel ils donnent le nom de koa-kin-tsi.
J'ai éprouvé l'effet de deux espèces de baumes provenant du Pérou , et qu'un peintre anglais conservait précieusement. Il ménageait ce gluten pour embellir les couleurs des peintures qu'il voulait perfectionner. Le résultat de ce gluten m'a paru très-beau , très-translucide et fort tenace , même après deux ans de dessication.
On doit conclure de ce qui précède qu'on peut composer bien des sortes de vernis propres à être mêlées avec les couleurs.