DES VIOLETS
On ne connaît guère d'autres substances violettes propres à la peinture que celle qui est tirée de l'or; on l'appelle pourpre de Cassius; et celle qui est tirée du fer, et que l'on vend aujourd'hui sous le nom de violet-mars.
agS PRocéois matèrikls.
• Les violets d'oir, dit M. Bourgeois» sont formés par la combinaison d'une solution nitrique d'étain, avec une solution d*or pur par Teau régale. On mêle ensemble ces solutions par petites quantités à la fois» et on les réunit successivement dans un autre vase» pour en précipiter ensuite la couleur, au moyen d'une solution alcaline; on lave après cette couleur comme les autres » jusqu'à ce qu'enfln » dégagée tout-â^fait de sels , elle soit recueillie avec soin , et séchée à l'abri de la poussière.
» Quant aux violets de fer , ils résultent d'une calcination réitérée quatre à cinq fois à un feu de forge ou de four à porcelaine , d'un oxide rouge de fer préparé de toutes pièces; c'est-à-dire, formé d'abord en beau rouge par les moyens que nous avons indiqués plus haut. Ces violets , quoiqu'on effet peu énergiques , sont néanmoins d'une très-grande utilité dans le tableau , par la finesse et la fixité de leur couleu^. »
Les oxides rouges de fer, étant ramenés à un état de moindre oxidation , peuvent donc donner plusieurs nuances de pourpre et de violet. En exposant le péroxide rouge de fer , bien lavé et bien pur , dans un fourneau à porcelaine» on le fait passer au violet. Les divers degrés de chaleur et la durée plus ou moins grande de la chauffe, peuvent varier presqu'à l'infini ces résultats : les fabricans de Paris les multiplient beaucoup , et ils établissent à un prix très-élevé ces divers produits.
On peut aussi changer considérablement la nuance de l'oxide de fer et le faire passer à une teinte vineuse » en y mêlant» pendant la calcination» ime petite quantité de muriate de soude (sel marin commun). Dans ce cas» il iaut laver le produit.