‹ Traité complet de la peinture (volume 3)Chapitre 84 sur 104 · RÉDUIRE · texte numérisé non relu

RÉDUIRE

JJxALGBé tous les secours que rindustrie moderne a apportés aux dessinateurs qui ont besoin de calquer et de réduire ou d'augmenter des copies de dessins , on peut dire que tout le succès de cette opération git dans le talent même de l'artiste » et que» malgré la conmiodité de ces nouveaux moyens, il opérera sans finesse 1 sans expression, et même à contresens » s'il ne suit pas, s'il ne comprend pas le langage de la graphie et le caractère perspectif et géométrique des lignes. Deux calque» exécutés par deux artistes avec les mêmes instrumens peuvent donc être fort différens l'un de l'autre , et l'on peut dire même qu'un calque exécuté par une personne étrangère à l'art du dessin , mais douée d'une grande dextérité, sera beaucoup moins bien que le même calque exécuté par un peintre médiocrement adroit» mais très-exercé dans la théorie et dans la pratique du dessin.

On a .recours à quatre moyens de calquer et de réduire; le premier en traçant sur du papier ou feuilles transparentes; le second en piquant le papier; le troisième en opérant par treillis et au compas; et le quatrième enfin en traçant avec un pantographe.

Le premier moyen est bien simple, car il suffit d'apercevoir les traits ou contours de l'original sur lequel

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