CALQUES
est posé le papier à calquer , el de tracer sur ces mêmes traits qui traosparaisseut. Ensuite on frotte le revers de ce papier à calquer de quelque poudre de crayon • et on applique ce calque sur le papier*copie ; puis on repasse sur ces mêmes traits, afin qn ils se répètent sur ce papier-copie par l'efiet de ta poudre adhérente sous le papier-calque.
Quand l'épaisseur de deux papiers n'oiTre point d'incon^ Tenions, on se contente d'interposer entre le papier k calquer et le papier-copie une feuille de papier de soie chargée d'un côté de poudre de crayon étendue à l'estompe; par ce moyen qui est le plus souvent mis en usage , les traits de l'original se trouvent répétés dans leur vrai sens sur la copie.
Le calquoir ou pointe à calquer doit être assez aigu pour tracer finement, et assez obtus et adouci pour ne pas couper le papier à calquer. L'extrémité d'une aiguille à tricot peut donner l'idée d'un calquoir propre aux dessins en grand.
On se sert pour calquer de plusieurs sortes de papiers ou sub)ectiles transparens. Jadis on a employé de la peau de vessie, la baudruche;. etc.; la sourpksse de ces snbjectiles le3 faisait préférer , parce que » dans ce tems le papier fin n'était pas perfectionné. Mais dès qu'on eut fabriqué deé papiers fins et des papiers de soie , on imagina de les h^uiler ou de les enduire de vernis. L'huile jaunit et le vernis se brise, ce sont deux ineonvéniens assez grands qu'il importe d'éviter^ La découverte d'un papier végétal , dont la matière et la composition sont encore un secret, mais que l'on croit fait avec la paille et la graine du riz, est fort utile, et aujourd'hui on emploie beau- TOME IX. 4o
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coup ce jrapfer qui est solide quoique fin et demi-transparent. Enfin on est parvenu à composer sans liens » sans filamens , des tablettes de gélatine aussi diaphanes que le verre.
Pour obtenir du papier huilé, il sufiit de le couvrir des deux côtés d'une couche d'huile dessicative, et de bien fiiire pénétrer cette huile, dont on a soin d'essuyer le superflu.
Quant aux papiers vernis , qu'on a appelés peiniant un lems papiers serpente , on a beaucoup fait de tentatives pour en obtenir un qui réunit là souplesse , la transparence, la blancheur» et qui permît même d'exécuter pardessus des teintes ou des tons au lavis : cette espèce de papier a été désiré surtout pour les plans de campagne et les caftes topographiques ; que Ton a besoin de plier et de porter sur soi. Voici le procédé qu'a imaginé M. Belois , à Paris , pour les dessinateurs du Dépôt de la guerre. Choisissez une feuille de papier de soie fin et coUé; placez-la sur une planche de cuivre planie, qui sera chaut fée convenablement sur un réchaud; entre cette feuille et le cuivre posez une feuille de papier gris. Oignez d'un côté seulement 4a feuille de papier de soie avec du suif ou avec de la ch^ : le suif donne plus de moelleux, la cire rend la feuHIe plus cassante. Sur cette feuille , bien essuyée avec du papier gris , appliquez une seule couche du vernis suivant : colophane et térébenthine de Venise , mêlées à doses égales; frottez ensuite avec un papier gris qui n'ait point encore servi, et dégraissez aiusi et uniasez bien le tout.
J'ai obtenu un fort bon papier en étendant successivement plusieurs couches de baume de copahu , misea à Ja