‹ Traité complet de la peinture (volume 3)Chapitre 86 sur 104 · GAI«QUES · texte numérisé non relu

GAI«QUES

tnain sur du papier de soie , lequel était posé sur un cy- Hadre assez chaud pour faire évaporer la partie voUtile du baume. Ce papier verni est souple , et a la propriété de redevenir transparent sans raies » ni stries , ni cassures, lorsqu'on l'expose à une faible chaleur. En usant de ce procédé sur un papier légèrement embu d'un mélange de cire y de spermaceti et de graisse de bouc » on obtient plus de souplesse encore; on peut ensuite dégraisser le lui* sant de ce papier avec de la farine de seigle.

Quant au papier fait avec des vernis communs» il est trop cassant et il jaunit trop. Cependant la résine-élémi , fondue dans du baume de copahu , le tout liquéfié avec de l'huile d'aspic , procure un assez bon vernis ; on peut le composer et l'employer aussitôt qu'on en aura be$oin z l'air et la chaleur en accéléreront la dessication. Le papier» dit végétal , est bien préférable dans ce cfis au papier de soie , dit papier Joseph.

Le papier- gélatine se fait avec de la colle de pieds de veau étendue et séchée sur une lame de cuivre : une livre de gélatine produit cent feuilles environ* Oo voit que le nom de papier ne convient pas trop h ces feuillesgélatines. Un inconvénient attaché à l'usage de ces feuilles^ c'est que la chaleur de la main les fait goder , en sorte qu'il y a souvent un déplacement dans les points priis ou répétés par ce calque.

Un verre est encore très-commode pour calquer. On le frotte de blanc d'œuf battu avec de feau-de-vie , ou bien on le frotte d'eau de gomme mêlée aussi d'eau-*de-vie » et Ton pose cette vitre sur le dessin. On trace le calque à là sanguine , puis on applique sur cette vitre le papier sur lequel doit être déchargé le calque : on a soin de tenir ce

628 PROCÉDÉS MATifilBLS.

papier un peu humide ; et comme le dessin est renversé , on en fait la conir'épreute, lorsqu'il est encore humide , sur un autre papier. On peut , si l'on veut , retracer ce trait sur l'autre côté du verre, en ayant soin de couTrir aussi cet autre côté de blanc d'œuf; alors le dessin se retrouve h l'endroit sur le papier. Si l'on ne veut point faire de contr'épreuve , on retourne le papier, on calque à la fenêlre par transparence après avoir retourné l'original à à l'envers ; puis on tracé sur le verre ces traits retournés ; en les déchargeant sur un papier, ils redeviennent à l'endroit, dans leur vrai sens.

Outre le verre , le peintre a encore à sa disposition des feuilles de talc oii verre de Sibérie; cetle substance est appelée aussi miroir d'âne , pierre spéculaire, pierre à Jésus, craie de Briançon : elle reçoit très-aisément le trait du calquoir. Quand on use de ce talc ^ on procède comme avec les feuilles-gélatines, c'est-à-dire, qae l'on incruste dans les traits creusés et égrisés que la pointe a produits , soit de la poudre de sanguine , soit de la mine de plomb , etc. On essuie bien la feuille , puis on dépose oa on décalque par pression la couleur retenue dans ces traits creux.

a*"* moyen. Le poucis consiste h percer à jour toutes les délinéattons du dessin , et h faire traverser ces pfqûres ou ces points piqués à jour par une poudre noire trèsfine contenue dans un nouet ou SHchet» que Ton frappe, sans le frotter, tout le long du contour. Ces points apparaissent en noir sur le papier placé dessous ; puis on les convertit en traits après coup et en consultant le modèle.

S'il s'agit de calquer au poncis sur des subjectiles trèslisses , et qui refuseraient de recevoir les points noirs du

Page 1