‹ Traité complet de la peinture (volume 4)Chapitre 18 sur 142 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

DE LA NÉCESSITÉ DE CONSIDÉRER DANS QUELLE ESPÈCE D'AIR COLORÉ EST PLONGÉ L'OBJET OU LA SUPERFICIE , AFIN D'AJOUTER LA TEINTE GÉNÉRALE D'AIR A LA TEINTE DE L'ÉCHANTILLON QUI A ÉTÉ PRIS SUR CET OBJET OU SUR CETTE SUPERFICIE.

Ijobsqu'on répète ou qu'on prend à l'amàssète la teinte d'un objet ou d'une surface située ou plongée dans un air coloré, il arrive que la modification chromatique, provenant de cet air coloré-, est manifestée sur l'amas -

LA T£12«T£ DE l'aIB AIOUT&B A CfiLLB DE l'ob^ET. 5(|

sèle ou sur réchanlOlon autaol que sur Fob jet iui-méme; en sorte que« pour exprimer effectivement et ajouter cette modification » il &ut Tajouter après coup ^ sans quoi , lorsque le tableau ou Téchantillon se trouyerait exposé à un jour incolore» il ne serait plus la répétition d'une teinte modifiée par un air coloré, mais seulement la répétition du ^métrique de cette teinte vue sans cette modification qui résulte de l'influence de la couleur de Tair. Le chapitre correspondante celuiTci (partie du clair-obscur, pag. 978) , ayant été étudié et bien compris, on concevra aisément comment on doit effectuer cette modification au sujet do coloris. >

Faisons remarquer qu'il ne s'agit pas ici de l'effet d'un luminaire coloré, luminaire qui n'atteint directement que les surfaces qui y sont exposées , mais qu'il s'agit de l'air général dont la teinte est répandue également dans tout le site (sauf les accidens) ; en sorte qu'il faut déterminer dans cette opération le degré et l'espèce de couleur qui doit être ajoutée au géométrique de l'objet. Cette même suriac^ ainsi modifiée par la couleur de l'air , peut en> suite élre représentée sous telle ou telle obliquité , à tel ou tel enfoncement , vue enfin sous tel angle que ce soit.

Que cette addition de la teinte générale de l'air coloré soit fiiite dans l'intention d'être vraie , ou dans l'intention d*enibellir la teinte de l'objet , peu importe ici ; le même moyen doit être employé dans Tun et dans l'autre cas , et la quantité de cette teinte d'air doit être déterminée ou par une comparaison rigoureuse, ou par sentiment; mais elle doit l'être par l'un et l'autre moyens (ainsi que je l'ai dit en parlant du clair-obscur).

Qu'arrivera -t-il , soit que l'on superpose cette teinte

Go COLOAIS.

d'air sur la teinte sèche de réchantillon , soit qu'on la mêle dans la couleur de Téchantillon? Il résultera des combinaisons chromatiques faciles à pressentir et h analyser. On reconnaîtra donc que l'air rouge augmentera réohantillon un peu rouge» l'air bleu augmentera l'échantillon un peu bleu, et l'air jaune augmentera l'échantillon un peu jaune ; mais l'air rouge achromatisera les couleurs binaires orangées , et l'air jaune achromatisera les couleurs binaires violettes; et comme ces influences se répètent ou ont lieu avec les couleurs matérielles de la palette, qui expriment et le ton et la teinte de l'air, il en résultera sur l'échantillon géométrique le même effet et la même influence que sur l'objet lui-même.

Nous ne considérons pas ici l'influence de l'air sous le rapport de la clarté ou de l'obscurité de la teinte; nous renvoyons à ce qui a été dit au chap. 4^9 » P^g* ^^^ » ^^ volume précédent; nous dirons seulement à ce sujet que si la teinte de l'objet, ou l'objet, est plongé dans un air obscur , elle se décolorera ; en sorte qu'en ajoutant à la teinte ce ton d'air obscur à l'aide d'une matière obscure achromatique , telle que le noir d'ivoire pur , on obtiendra cette décoloration.

Maintenant parlons du moyen de diviser et de subdiviser les teintes à volonté.

DIVISION ET SUBDIVISION DES TEINTES. Gl

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