CHAPITRE
COMMEIIT ON REPRÉSENTE EN PER8PEGT1VB LA COU- LEUR DES REFLETS PROVENANT DE LA TEINTE GÉ- NÉRALE DE L'AIR AMBIANT.
Outre la modification apparente qu'éprouve un objet vu à travers un certain espace aérien incolore ou coloré, il y a la modification qu^îl éprouve par l'effet de l'air ambiant , qui influe par conséquent de côté sur l'objet. Ainsi , à Tinfluenccde l'air traversé par Pœîl qui aperçoit l'objet, on doit ajouter l'influence que les reflets latéraux de l'air peuvent exercer sur les surfaces qui, se présentant plus ou moins de côté au spectateur , se trouvent situées plus ou moins en face de cet air ambiant, dont la couleur peut être accidentelle et plus ou moins différente de la couleur
<)9 COLOAI8.
d'air général. On s'aperçoit que cette question , relative h Timitatlon des coupes accidentelles d'air ou des reflets aériens » manifestés soit de côté seulement , soit entre l'œil et l'objet» peut conduire à des calculs plus ou moins compliqués; mais il fiiut avertir à ce sujet que les nuances , résultant de cas on d'effets particuliers , ne doi- • vent être ajoutées qu'après coup » et ne peuvent par conséquent entraver en rien le peintre dans la marche nia-^ thématique ou perspective qu'il suit pour l'étude du coloris. Ces accidens sont soumis d'ailleurs au sentiment ou de l'harmonie soit optique soit intellectuelle. Ces nuances surajoutées sont donc des finesses qu'il convient le plus souvent de ne mesurer que mentalement et par approximation » bien qu'on puisse les calculer trèsrigoureusement si on le veut absolument; Ces modifications sont tout-à-iait réparées de celles qui tiennent aux grandes et essentielles mesures géométrales et scénographiques. Ainsi ce que pourraient avoir d'inquiétant pour l'élève ces additions accidentelles » se réduit à très-peu de chose , et rentre dans ce plus ou ce moins que les peintres, qui ne travaillent que de sentiment , savent adopter presque toujours, lorsqu'ils terminent et accordent leur ouvrage. Pour ce qui est des géomètres rigoureux , qui leur afliràneraient que toutes ces mesures doivent être distinguées et exactement étudiées^et vérifias par l'artiste, nous répéterons ici que rien n'empêche en effet de soumettre à la précision du calcul tous ces cas , et que c'est pour ne pas embarrasser et surchai^r notre doctrine , et pour ne pas surcharger notre propre travail , que nous ne nous appesantissons pas ici sur ces particularités , dont il suilisait d'indiquer le principe.
kEPBÉSKNT. DES SURF. EXPOSÉES A UN LUMIN. COLOBâ. gS