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f^ur un taj)Jeau, nous ne nous i*nir»rr««*. • aliène, espèces , mais „„, conlraclei-
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reogagement de produire des compositions importantes, qui exigeraient les foins et les recherches d*un burin très-châtié.
Tableau représentant une Maison de campagne (fig. 517.)
Ce sujet, qui semble fort mince, est choisi, afin de prouver que les productions, même les moins importantes de la peinture , doivent tendre à un but moral et utile , et que la seule exactitude de représentation n'est que la moitié de toute Tobligation imposée à Tartiste '•
Composition. — On se propose de peindre, dans ce tableau, la paix et le bonheur, qui sont ordinairement les fruits de Taisancc ainsi que de la simplicité des mœurs; aisance et repos que Ton suppose ici mérités et bien acquis par les services rendus, que requiert toujours la société.
Dans un site frais et varié par les eaux , par les collines et par la verdure d*une végétation féconde , on aperçoit une habitation simple et de bon goût. Au primeabord le spectateur reconnaît que l'aisance doit rendre indëpendans les maîtres de ce séjour. L'élégance du lieu n'est point portée au delh des bornes où commence
» Cette obligàâon d'atteiodre un bat moral et atîle , à l'aide des prodoctÂona dea beanc-arta , eat , aeloD moi , ane de ces rérltés importaates qo'oa ne saurait trop démontrer. Nous a?ons essayé, ans cbapitres 98 et i4i« de nous faire entendre sur ce point nouveau, pour ainsi dire ; mais ayant réfléchi depuis sor l'utilité et la hauteur de cette question, noos arons cm qu'il couTcnait de la considérer encore nne fois, et cela dans l'utilité de l'art, dans celoi des artistes, et enfin dans celui de la société. Des nouvelles obsetrationf tronveront donc place dans le chapitre 556 , où nous aurons à parler des diifércos genres en peinture.
Topulence ouTécIat d'un luxe recherché. L'ensemble de cette maisonnette est donc censé agreste, soigné et gracieux à. ta fois.
On aperçoit, sur le côté, les ruines d'un vieil édifice; ces ruines rappellent les révolutions des sociétés et les vicissitudes du tems. Un antique château était là : les luttes militaires des époques reculées l'ont probablement animé jadis; et maint chevalier a dû y combattre vaillamment » et y a peut-être péri sous les yeux de sa dame. D'autres
mœurs sont survenues Près de cette ruine Féodale,
une habitation d'un goût tout moderne vient d'être construite; une cour, jolie et verdoyante, est égayée par les arbustes odoriférans et par quelques jolis oiseaux de bassecour-: une fontaine d'eau vive embellit ce lieu. Dans cette cour même on aperçoit la maîtresse du logis : elle est assise , surveillant les ébats de son plus jeune enfant. La parure de cette dame est très-simple , sans être trop négligée : on voit que les devoirs du voisinage et des égards de société règlent sa mise et ses manières, et que l'insouciance de l'égoîsme n'a point avili son cœur. Son mari est représenté prêt à sortir et à surveiller ses gens et toute sa maison , prêt à recevoir des amis , prêt enfin h méditer et méditant en effet sur la destinée de l'homme et sur la sienne propre. Ce maître de maison ne sera point oisif, on le voit : l'ordre qu'on remarque dans ce séjour ne peut provenir que d'un esprit droit et actif, ainsi que d'un cœur honnête. Il a su repousser les prétentions du luxe, et placer sa dignité et son bonheur dans la paix qui résulte d'une conscience sans remords.
Telle est l'idée générale de ce sujet; son mode, son caractère nous sont donc connus ; ainsi on ne demandera
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pas pourquoi cette jeune femme.de chamlii*e est occupée à prendre soin d*un perroquet; c'est que toutç la besogne essentielle qui la concerne étant &ite , le repas du malin étant terminé » et madame veillant en dehors à son jeune enfant , cette fiUe a le lofsir de penser à cet oKieau. Pourquoi celte tente légère et de oauleur rose est-elle si apparente à la fenêtre? C'est pour exprimer ces précautions et ces agrémens que se procurent volontiers les gens aisés auxquels de telles douceurs sont permises. Un jardidier vient puiser de Teau en présence de sa mftltrçsse i point de cette contrainte gui attriste dans les grands châteaux; ce jardinier est un-ami, un serviteur attaché au bonheur du maître. Enfin, dansée bassin d'eau trans^ parente et pure, des canards barbotent; sur le comble de cette vieille tour carrée des pigeons voltigent et roucoulent; un soleil demi-voilé éclaire et vivifie toute celte scène, et une atmosphère légère et tranquille embellit cette journée.
Dispositmn des lignes. — La Ugne dominante du tableau étaut horizontale , il importait de ne point contrarier cette ligne. Le vieux mur et lea arbres qui sont verticaux ne sont donc que des variétés servant à faire ressortir cette ligne dominante horizontale. Le mur du jardin ofire aussi une variété par sa forme courbe ; enfin Tunitéde la ligne horizontale est conservée et déterminée par ce même mur. Quant à la montagne , elle est mieux placée de ce coté de la maison avec laquelle elle produit une masse principale , que si elle était traeée de Tautre côté où elle apporterait une seconde unité , etc. (En rendant lAobiies les objets de cette composition , et en les découpant soit sur l'élévation perspective, soit sur le
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plan, on pourra facilement rencontrer l'ordre le plus £givorable à la meilleure disposition. )
Clair-obsour. — Le mode du sujet étant Ionien, les ton^ doivent être légers , suaves , etc. ; la ma^sc de clair prm* cipal et dominant est donc déterminée par la maison ; et la seconde masse Test par la fontaine ou par l'eau que blanchît la cascade. D'autres rappels de clair subordonnés ont lieu. Quant au brun principal , il est produit par le vieux bâtiment et l'arbre qui l'accompagnent. Ce brun n'égale pas le clair » car le clair est beaucoup plus élargi que lui , par l'effet du terrain et par le ton demi- clair du ciel*
Coloris, — La couleur bleue et encore matinale du ciel (cet effet a lieu vers neuf heures), l'état incolore du soleil, la verdure bleuâtre du feuillage, ainsi que la couleur blanche de la maison et celle du toit couvert d'ardoises, déterminent un spectacle bleuâtre; ce ^spectacle e6t varié' par le blanc un peu animé du terrain. La seconde couleur est le rouge rosé déterminé sur le vêtement de cette dame , sur la tente , etc. ; enfin quelques fleurs safranées font naître l'opposition d'une troisième variété.
On pourra donc déposer sur le plan les échantillons de ces diverses teintes. L'ombre de la maison sera apurée, et par l'effet de la teinte évanouissante ajoutée à la teinte géoinétrale de cette maison , et par les reflets provenant du ciel et de l'illumination générale de l'air ambiant. Le ton de cette ombre sera léger , afin de sauver l'effet inégal qui résulte de la représentation du soleil. Quant à l'obliquité des courbes du mur , elle pourra de même être étudiée mathématiquement , à l'aide du plan et de l'em-
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ploi du sious. T0U8 les objets enfin seront, si Ton veut^ soumis à un calcul certain, et un grand nombre de doctrines réunies dans ce traité pourront trourer leur application dans l'exécution de ce tableau '•
Autre effets autre mode ^ autres objets (fig. 5 18). Tout a cbangé; à ce calme bieniàisant succède le fracas d'une tcmpéle ; les tourbHlons d'un vent furieux remplissent d'efiroî les hommes et les animaux, qui chercbent un abri de toutes parts. Des nuées noirâtres sont violemment amoncelées par rimpétuosilé de Touragan t les arbres se courbent; la grêle et la pluie, mêlées aux traits aigus de la foudre , font trembler d'effroi. En pré^ sence d'ua tel speoCacle l'hommo seot son néant, et soa oi^eil s'éteint; il pâlit, et sa conscience s'agite lors des grandes catastrophes et des désordres terribles de la nature. Cette habitation , naguère si attrayante , est maintenant attristée par un voile ténébroux; un éclair épouvantable n'en illumine qu'une petite partie, et fait entrevoir déjà plusieurs effets du désastre; le vent ne cesse de mugir dans les combles du bastion antique; la pluie a
, On Toit que, ne vooiMnt pas multiplier ici les estampes, nous nous sommes servis des mêmes Ggures qui n'avaient d'abord été imaginées que pour une démonstration perspective linéaire , en sorte que c'est au lecteur à imaginer ou à chercher, dans les galeries et dans les coilectioDS , quelques compositions dans lesquelles les divers préceptes précédeos se trouvent appKqnés. Nous dirons encore que, si nous allons oOrir ici le sujet de Danaé , peint par Tiaiano , ce n*est pas qu'il en résulte OD exemple très-frappant ni très -intéressant relativement à notre but, mais c^est parée que la simplicité et le petit nombre des objets qui composent ^ce tableau sont plus TaForables an travail indicatif que ooQS avons «dopté ici. Au reste , ce même tableau de Danaé nous servira aussi de démonstration quant k la touche , condition qui va être incessammctit l'objet de nos recherches.
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déjà entraîné des masses impures dans les eaux du bassin : tout est décoloré , tout est flétri ; l'âme seule de rhomme vertueux reste calme en présence de ce spectacle.
Tableau représentant une cgtise souterraine (fig. 519). Quelle serait triste la destinée de l'humanité » si l'idée d'une vie future et meilleure ne lui servait pas de soutien ! Remarquez la teinte lugubre qui obscurcit ces voûtes profondes ; cependant au dessus de ce souterriain s'élève un temple qu'embellissent souvent les fêtes joyeuses de rUytnen. Dans ce souterrain au contraire résident le deuil et Ib silence de la mort. Là sont venus se briser tous les souhaits de l'ambition , toutes les prévisions de la vanité. A l'aspect de ces tristes lieux on se demande s'ils ne sont visités que par des voyageurs qu'y amène une stérile curiosité. Mais non; une épouse fidèle vient y déposer ses regrets et ses larmes ; les regrels ^ les larmes de la vertu. Nous la voyons fuyant son palais somptueux , et venant implorer TÉlernel pour l'avenir céleste du prince, son époux , qu'elle vient de perdre. S'adressant aux restes inanimés de cet époux , elle fortifie en ce lieu ses vertueuses résolutions , celles de veiller avec sollicitude sur ses enfans chéris , celles de se rendre digne du même sort futur et fortuné qu'elle réclame pour le père de ses tendres enfans, pour eux-mêmes et pour elle... De quoi nous instruit ce tableau ? il met en évidence le charme de l'a* mour d'une épouse, et l'attrait de la tendresse d'une mère. Ses larmes, on le voit, doivent soulager son cœur aimant, et la conscience d'une vie pleine de fidélité est, pour cette illustre veuve, la source de mille consolations. Là est le siège oix elle aime parfois à prolonger ses mé-
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dilations; ici, est placé he noble signe qui distinguait « dans les combats , la bannière de ses aïeux ; ces couronnes de verdure, elle aime à les renouveler; cette eau sainte, elle en arrose la tombe de son époux; un setit confident est témoin de sa douleur» et l'accompagne dans ce séjour de regrets...
Comment opérer la représentation de ce tableau ? un air noir en composera le ton évanouissant; le ton géométrique des objets sera obscurci par cet air et par le luminaire triste de ce Heu. Une coupe accidentelle d'air demiclair rompra cependant la monotonie de ce site , dans lequel un grand clair dominant , ainsi qu'un grand brun principal , sont visiblement ménagés. Le spectacle général est incolore, et c'est celui du clair-obscur qui domine; aussi cette draperie bleue , suspendue à la voûte , est-ell& d^une teinte fort rompue, ainsi que rétoffe du siège et du lapb. La lumière de la torche est aussi très-afTaiblie par Teffet obscur de beaucoup d'air noir interposé ; enfin une grande quantité de demi-tons procurent à ce tableau un aspect Lydien et très-mélancolique.
Mais changez le ton de ce jour; éclairez ce site par un luminaire vaste et brillamment coloré; ornez ces pilastres de vertes guirlandes; amenez sur la scène des acteurs joyeux et élégamment parés; faites enfin dominer la couleur vive de l'écarlate , qui ressortira à l'aide de masses secondaires bleues , et à l'aide d'auties masses de couleur jaune ou dorée; vous changerez, en vive gaieté l'impression lugubre de ce site : le coloris et le clair^ obscur auront opéré ce prestige.
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Tableau représentant Danaé et Jupiter (fig. 5 20). Composition. — La bellq Danaé est tourmentée par la ,soif de l'or; l'or doit la séduire, et un Dieu achètera ses faveurs à ce prix. Le but moral de cette leçon est facile à apercevoir.
Livrée à des songes ambitieux , Danaé cherche en vain le repos; excitée par les cupides conseils de sa nourrice» elle appelle de ses vœux les richesses que le dieu séducteur va faire pleuvoir sur sa couche. Une pluie d'or enivrera ce cœur prêt h tout sacrifier : Danaé, malgré cet or , ne sera que malheureuse,
Tiziaqo a très-bien senti le mode magnifique et gracieux de ce sujet. Une lumière dorée se rellclte sur les chairs éclatantes de Danaé; un immense voile de pourpre sert de soutien à ce brillant spectacle , et la masse verdoyante d'un arbre superbe y vient faire contraste sur un ciel d'un azur riche et profond. Déjà les jets radieux d'une pluie d'or attirent les regards; ^éjà un magnifique bassin du métal le plus pur se trouve sur sa couche. Danaé est dans l'extase; son attitude est celle du délire, celle de l'abandon : la vieille sourit émerveillée, et ses mains avides s'entr'ouvrent pour recevoir le prix qu'elle croit mériter.
Clair-obscur. — La grande et imposante masse de clair est résolue d'une manière remarquable sur le talame et sur la figure nue de Danaé; un second clair a lieu sur l'épaule de la vieille et sur l'horizon , et un rappel est ménagé en haut du tableau. La vaste draperie offre le brun principal; le second est offert par le vêtement de la vieille, et le vase d'or est une troisième masse plus subordonnée. Enfin des demi-tons, suffisamment
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abondans pour caractériser le mode du tableau , sont répandiw sur le ciel » sur les chairs et sur l'étofiEe du talame.
Coloris^ — Quant à la couleur dominante, elle est éridemment ronge , et elle se développe d'une manière magnifique sur le grand voile de pourpre. L'azur du ciel et le jaune de Tor apportent leurs brillans contrastes.
La ligne principale est de mépie déterminée; elle est horizontale et moTcnnement agitée.
En 8omin(S , tout b caractère de ce tableau de mode Lesbien a quelque chose de magique , de grandiose et de divin.
Mais par combien de charmes un artiste grec n'eût-il pas soutenu la beauté *de ce sujet I Quelle grâce , quelle élégance dans les formes n'eussent pas brillé sur ce corps si jeune, si animé I Gomme la tête eût été placée avec vie et finesse sur ce col çuperbe ! Mais pensons h l'école barbare des Bellini, et n'exigeons pas dans Tiziano le profond savoir et le goût exquis des élèves do Protogèpe ou d'Apelles.
La marche que doit suivre le peintre qui voudrait représenter les mêmes sujets que nous venons de tracer , est tout indiquée par les explications que nous avons données jusqu'ici.
Il est évident qu'on ne saurait obtcnif la convenance et l'harmonie du sujet , si l'on ne confie pas ses essais à une esquisse peinte , et si l'on ne rapproche pas les échantillons selon leurs rapports de volume et d'emplacement, afin de juger de cette convenance et de cette harmonie. L'esquisse doit donc toujours être coloriée. Mais, ainsi que je l'ai fait remarquer, les représentations