‹ Traité complet de la peinture (volume 4)Chapitre 50 sur 142 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

DIVISION D^E LA TOUCIIB EN QUATRE CONDITIONS PON- DAMExNTALES.

JLes personnes qui n'ont pas bien réfléchi sur ce moyen qu'on appdie en peinture touche ou pinceau, et que d'autres ont nommé exécution, faire, (voy. Texplication de ces mots au DicUonnaire ) , ces personnes , dis-je , ne comprendront pas d'abord cononent une condition qu'elles sont tentées de regarder comme étant de pure convention , doive être et puisse être soumise à la même analyse théorique, à la même rigueur que le dessin, le clair-obscor et le coloris; mais ce qui va être dit sur ce point sufiini j'espère pour les éclairer.

Je pose donc en principe qu'on doit diviser la touche en «foatre conditions fondamentales : i* Le vrai comprenant le naturel et le vraisemblable , et par naturel j'en* tends ici ce que la touche a de conforme avec le caracfera physique et matériel de l'objet: par vraisemblable, j'entends ce qui aide à l'expression de ce caractère. 2* La beauté intellectuelle ou la convenanct. Celte condition se rapporte à l'unité d'mtérét , unité qui détermine et établit la gradation dans l'importance , et par consé-

i6o Toucnc.

queni dans la beauté de la louche de chaque obje(. 3® La beauté optique : il s^agit ici de la légèreté, de la propreté» facilité et grâce de la touche* 4° Enfiu la justesse perspective qui est toute relative aux directions des touches , h leur force et h leur douceur , et cela selon le près et le loin , selon les plans posés et vus de face ou de biais « etc. ' Examinons en particulier ces diverses conditions.

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