TOME VIII
3â4 DliVÉBEKS GENRES EN PEIHT9RB.
défaut d'au portrait Vest de ne pas ressembler à Torigipii , bien qu'on ait copié une attitude oflbrte par cet original.
Ce n'^t pas tout d*ayoir calqué cette pose» cet air, ^ ' mouTemedl général; il faut que cette pose donae au spectateur Tiëée juste du modèle, l'idée de son caractère et de ses manières habituelles : car ce modèle» lorsqu'il agit, lorsqu'il marche , lorsqu'il repose • chacun le cecooQ^t malgré ces di?ersea façons d'être; soit qu'il se présente de côté , soit q«'on le voicf de fiice , par derrière ou de » loin-, cette miipière d'être subaiite et esl toujours à hii. ' Enfin cet individu, porte soa caractère comme une plante fôtle son odeur, commpiiirinstrupieQi de musique porte son espèce de son. Mais , encore ^ne fois» s'il est possible que cent mouoremeus di^rens , ceQt poses diverses aient lieu selon ^^ caractère, il n'y a dans l'art , et pour un portrait excellent , ^'un petit nj^mbre de cqs poses qui conviennent » c'e8t4i-dire qui expriment complètement le sujel, qui soient en tout confoMb^ à i'art , et par conséquent essentiellement resaamblaa^s.
Je conehis qu'il faut presque toujours fiiiie des tei^tatives, c'est à dire essiy^r plusieurs poses empruntées au modèle., et que, d^ns l'examen et If^ cooyamison de ces poses diverses, il faut toujours avoir en vue l'unité du sujet ou du caractère. Je conclus que tous les changemens, toutes les modifications doivent tendre à ce but; et que l'attitude sera ressemblante, plutftt quand elle sera devenue vraisemblable que quand elle .sefa répétée sans aucun choix ni combinaison d'après le modèle : celui-c! ne donnant que ti%s-raremeat du» posesk réellement convenables et excellentes. Quant au moyen de bien répéter d'après le
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modèle ces poses d'essai, je suis conyaincu qu*îi faut employer celui de la vitre et non Je moyen seul do la la Yue ( voy. le chapitre io4« ) ; car , pour peu que le peintre ail esquissé ces poses sans justesse, elles le tromperont indubitablement.
Quant à ces mêmes nM>difications ou tentatives, il con- Tiendra de les &ire à l'aide de cartons découpés et dpnt les parties serool rendues mobiles » au biea encore par construction , c«r les modèles se prêtent rarement à ce plus ou à ce moins que sait si bien sentir et exiger un dessin^eur habile. (Voy. ponr ces deux moyens le chap. 985. ) Et je suppose toujours que ce d^inateur habile recherche autant la naiyeté, et les moiivemens, pour ainsi dire , spontanés que les mouvemena-conyenablés par leur expression , leqr clarté dé signification et leur beauté.
En résumé, ce n'est point une chos% facile qije d'obtenir une pose convenriile et ressemblante; cm* elle do^ être semblable, poaà telle ou 'telle poie ^ particulier, mais à la pose qpi est naturelle ^ géBéwl à tel *ou tel individu; lequel individu peut d'ailleurs être aepréseiité dans une situation d'esprit quelconque , de laquelle dé.pende telle ou telle litualkm corporelle ,- tel où tel geste , etc.
Nais ne rendons pas cette intéressante que^ion plus sah(tile qu'elle ne 1'^ effectivement.
35G DIFFjéRBHS CS0Na£8 BU PBINTV&S.