TOME II
gieuses et politiques, et même certains axiomes physiques et astronomiques, ainsi qu'on est parvenu à s'en convaincre par l'étude assez difficile des hiéroglyphes. Les Indiens, les Persans, les Etrusques et; beaucoup d'autres peuples employèrent aussi les signes de la sculpture en bas-relief comme des signes sacrés et comme un langage mystérieux; aussi leurs temples se trouvaient-ils décorés de toutes sortes de symboles exprimés par des sculptures de toute espèce. La prévoyance des Egyptiens pour la conservation de ces signes est fort remarquable; car, lors même qu'ils faisaient servir à leurs bas-reliefs les matières les plus dures, telles que le granit et le basalte, ils ne formaient le relief que dans des incrustations, en sorte qu'aucune partie de la sculpture n'était réellement saillante en dehors, mais saillante seulement dans la profondeur de cette incrustation.
Quant aux Grecs, il paraît qu'ils employèrent plus particulièrement les bas-reliefs pour les faits mythologiques et héroïques ; car le plus grand nombre des figures qu'ils représentent offrent, ainsi que les peintures sur vases, des personnages de leur histoire ou de leur religion.
Si l'on compare le mérite des bas-reliefs grecs avec celui des bas-reliefs romains et des autres peuples, on est forcé de reconnaître la supériorité des Grecs en cette partie. Outre la beauté et la grande simplicité du style, ils conservèrent constamment dans leur dessin cette vie, cette science, cette naïveté énergique dans les plans et dans les mouvemens; qualités sans lesquelles la sculpture comme la peinture ne produiraient que de vains ornemens. Les bas-reliefs grecs sont fort rares en Europe.
Les Romains représentaient de même des faits mytho-