‹ Traité complet de la peinture (volume 5)Chapitre 17 sur 174 · DES PORTRAITS ANTIQUES · texte numérisé non relu

DES PORTRAITS ANTIQUES

fixe et de déterminé. Les artistes exercés étaient seuls capables de traiter cette question d'art, et De Murr, iainsi que beaucoup d'autres, aurait dû garder le silence sur plusieurs points qu'il était incapable d'éclaircir.

Enfin, n'est-ce pas en respectant l'art de la glyptique des Grecs et des Romains, que nos graveurs se sont rapprochés du bon goût et de la perfection ? En efiet, si l'on compare l'art numismatique sous Louis XIV, en France et dans toute l'Europe à cette époque, à ce même art aujourd'hui; si l'on compare même les monnaies, les jetons du règne de Louis XVI, aux monnaies, aux médailles de ces années dernières, et que l'on mette enfin en confrontation toutes les monnaies d'or et d'argent du 18° siècle avec celles du 19*", en ne doutera plus de l'influence pernicieuse des écoles passées, et de l'heureuse réforme qu'a opérée sur l'art moderne le respect rendu à l'art des anciens. Puissions-nous toujours suivre un si précieux guide, afin de n'être pas exposés à la honte de rétrograder de nouveau !

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