‹ Traité complet de la peinture (volume 5)Chapitre 8 sur 174 · TOME II. â · texte numérisé non relu

TOME II. â

l8 HISTOIRE DE LA PEINTURE.

ne parvient à notre vue qu'en l'affectant d'un vif éclat, de même les moindres vestiges de l'art grec ne s'offrent jamais à nos regards sans exciter en nous le plus vif des plaisirs ; en sorte que cet art grec peut se comparer encore à un parfum divisible à l'infini, dont l'odeur délicieuse se propage dans les moindres parties, malgré leur extrême ténuité.

Mais , demandera-t-on , que sont devenus les fameux ouvrages des Praxitèle, des Lysippe, des Phidias, etc. ? que sont devenues les célèbres peintures des Apelle et des Euphranor ? Est-ce que ces statues fameuses restent encore enfouies dans le sein de la terre, et doit-on espérer de jouir plus tard de quelques-uns de ces chefsd'œuvre ? Ces questions nécessiteraient des réponses étendues qui sont du ressort de l'archéologie; je ne suis tenu ici qu'à donner en peu de mots aux artistes quelques idées suffisamment nettes sur ce point.

Des chefs-d'œuvre inimitables embellissaient la Grèce de toutes parts, quand la puissance romaine vint lui dicter des lois, l'asservir et la dépouiller sans pitié. Les merveilles de la peinture et de la sculpture devinrent des trophées dont Rome guerrière, mais barbare, voulut décorer ses triomphes. Athènes, Corinthe, Sycione et toutes les autres villes fameuses par leurs tableaux et leurs statues, se virent enlever ces objets de leur affection, ces monumens de leur gloire. Le luxe de Rome conquérante ne pouvait, il est vrai, épuiser tant de trésors; mais ce qui après trois siècles d'enlèvement put échapper à la cupidité des spoliateurs et au faste insatiable de cette nouvelle maîtresse du monde, périt à la fin par les guerres et par tous les désastres des cités. Cependant la terre re-

DE l'antique. ig

cueillit plusieurs restes précieux, et quelques monumens restés debout firent admirer pendant long-tems l'art de la Grèce; mais les artistes s'exilèrent à la fin, et portèrent à Rome des talens inutiles à leur patrie. Rome devint donc une autre Athènes, c'était donc à R.ome qu'il fallait aller pour étudier les Phidias et les Polyclète; c'était à Rome qu'Apelle et Zeuxis recevaient un nouvel encens, et dans cette ville enfin que le ciseau des statuaires et le pinceau des peintres trouvaient surtout à s'exercer. Les Grecs captifs, pour ainsi dire, à Rome, y fondèrent une école, et y apportèrent leur philosophie, leur science profonde, leurs documens précieux; mais les artistes n'y recevaient plus ces couronnes immortelles d'Olympie, ce n'était plus l'air natal de l'attique, ce n'était plus la gloire nationale qui inspirait leur génie. Ils y produisirent toutefois quelques nouveaux chefs-d'œuvre, et tous les ouvrages sortis alors de leurs mains ne furent jamais indignes de leur antique célébrité. Néanmoins les Romains, qui goûtaient de plus «n plus les doux fruits de tous les arts, ne surent jamais honorer les hommes habiles qui les exerçaient, et, si la religion n'eût pas opposé un frein au goût fastueux et nouveau de ces conquérans, si leurs idées de noblesse et de somptuosité ne les eussent pas ramenés, malgré eux, aux modèles simples et majestueux des Grecs, les arts chez les Romains fussent tombés dans une complète dégradation. Toutefois , malgré cette influence des modèles grecs, malgré les lumières empruntées à l'attique, la peinture et la sculpture souffrirent dans ce sol étranger et trop grossièrement cultivé, et ces monumens innombrables prodigués dans tout l'empire romain par les Césars qui rivalisèrent successivement de magnificence, tout en

offrant de grandes beautés, firent toujours regretter, même sous le règne de Trajan et d'Adrien, le siècle à jamais fameux de Périclès et d'Alexandre.

Voyons maintenant ce que devinrent ces milliers de statues et de tableaux que les flots ne cessaient de transporter de la Grèce vers l'Italie.

L'an 3oo environ de l'ère chrétienne, les Romains virent leur empereur Constantin changer le siège de son empire et le transporter à Bysance, ville à laquelle il donna son nom. Constantinopolis , séjour du prince et de la cour, devint une nouvelle Rome, décorée aux dépens de l'ancienne. Ces mêmes chefs-d'œuvre, ravis jadis aux contrées d'outre-mer, furent embarqués de nouveau. Non -seulement cette capitale causa la spoliation de Rome, mais ce qui avait échappé dans la Grèce à l'insatiable avidité de ses maîtres, fut recherché avec plus d'ardeur encore et enlevé pour embellir la nouvelle résidence de Constantin. On y admira donc les tableaux et les statues des grands artistes de la Grèce, en sorte que cette ville devint le dernier dépôt des beaux-arts, dont malheureusement elle devint aussi le tombeau.

Constantin et plusieurs de ses successeurs, loin de négliger les arts, surent les apprécier et les employer tous avec magnificence. Mais un fléau destructeur porta, en différons tems, des coups terribles à toutes les productions de la sculpture et de la peinture. Le zèle des premiers chrétiens proscrivait les idoles, et comme ils ne savaient point concilier le respect du aux beaux-arts, avec l'aversion qu'ils ne devaient manifester que pour le paganisme, il arriva que la destruction des faux dieux et des idoles devint l'objet d'une sainte émulation. A différentes

BE L^ÀNTIQUE. 2 1-

époques, des princes iconoclastes (ou briseurs d'images) en les prohibant excitèrent partout ce mépris dévastateur qui nous a privés des plus précieux modèles. Enfin arriva la catastrophe finale qui devait anéantir toutes ces merveilles antiques encore en grand nombre : Mahomet s'empara de Constantinople, Fan i453 de J. et en un instant il ne resta aucun vestige de tant de belles choses. La destruction fut telle, qu'aujourd'hui même l'ancien sol de cette ville n'offre presque rien aux curieux avides de ces sortes de découvertes. Ainsi périrent des milliers de statues toutes surprenantes par leur vie et leur beauté ; ainsi furent brisées, ou devinrent la proie des flammes, tant de peintures exquises et toutes divines ! Plus de Vénus de la main de Praxitèle, plus de Jupiter Olympien, plus d'Hélène, plus de Vénus animées par les immortels pinceaux d'Apelle et de Zeuxis, plus de chefs-d'œuvre

de Protogène et de Polyclète Heureux Raphaël ! que

d'anciens miracles de l'art eussent diminué ta gloire, sî on les eût comparés à tes œuvres ! Mais non; en les voyant, en les méditant, tu les aurais égalés, tes peintures nous en auraient dévoilé les secrets, et tu eusses empêché bien des erreurs.

Cependant Rome conservait un nombre immense d'ouvrages du second ordre ; on n'en avait enlevé que les objets les plus précieux, et l'on ne pensa jamais à reporter à Constantinople tout ce qu'on avait tiré de la Grèce. Mais ce reste encore si nombreux d'ouvrages exécutés par les maîtres grecs ou romains qui se succédèrent pendant une si longue période de conquêtes et de prospérités, tous ces trésors, dis-je, essuyèrent eux-mêmes toutes espèces de ravages. D'abord les peintures et las

sculptures éprouvèrent, comme dans l'Orient, la fureur des Iconoclastes , fureur qui se renouvela fréquemment. Ensuite Rome elle-même fut saccagée, brûlée, ruinée plusieurs fois aux époques où les Barbares du nord inondèrent l'Italie, ne laissant après eux que des ruines.

Telle est l'histoire abrégée des monumens classiques de l'antiquité : tel fut le sort de toutes ces merveilles, fruit de l'étude des plus grands génies du monde. Mais nous voici amenés à des idées plus agréables : entretenonsnous des monumens heureusement échappés à cette destruction, et parvenus jusqu'à nous.

Cette même Rome, malgré la fureur des guerres, malgré les flammes dévorantes des incendies, malgré les ébranleinens causés par les volcans, nous a conservé des restes pleins de grandeur et de charmes. Un nombre infini de bas-reliefs, représentant des figures nobles et animées, décorent les arcs triomphaux, ornent encore les frises des temples et les tombeaux, serpentent comme le lierre antique autour des colonnes honorifiques. Les grottes, les bains étalent encore la riche parure de la sculpture et même de la peinture. Des colosses inaltérables par leur masse, après être restés plusieurs siècles gissans sur la terre, ont été relevés avec honneur par les modernes ; d'autres statues, couvertes à peine sous les ruines, furent bientôt rendues à la lumière et embellirent les palais et les portiques de la Rome nouvelle. Le plus grand nombre de ces statues, de ces tombeaux, de tous ces ouvrages d'art a donc langui au sein de la terre, au centre des décombres amoncelés. L'ancien sol se trouve aujourd'hui exhaussé par les débris des édifices abattus et par les couches terreuses de tant de végétations successives ;

DE L^'aNTIQUE. 25

enfin un sol nouveau a recouvert toutes ces richesses, qui ne paraissent au grand jour qu'après avoir été extraites souvent avec peine des entrailles de la terre; demême les riches diamans du Pérou sortant d'obscurs souterrains, vont briller sur de nobles diadèmes. Toutes ces statues élégantes et gracieuses qui s'élèvent aujourd'hui sur des soctes précieux, dans nos galeries, dans nos musées, ont donc été flétries «ouvent pendant des siècles par les matières qui les enveloppaient. Altérées par les chocs les plus destructeurs, mutilées par la fureur stupide des vainqueurs toujours avides de ravages, souillées souvent par des filtrations immondes, ces figures admirables furent, au sortir de leurs tombeaux, confiées à de nouveaux statuaires chargés de les purifier, de les réparer et de les rendre dignes de leur moderne destination. Mais combien de fois l'ignorance et la témérité, le mauvais goût et la mal-adresse n'ont-ils pas défiguré et même complètement dégradé ces ouvrages précieux?

Rome est donc la terre classique qui produira long-tems le plus grand nombre de fragmens antiques. Pline dit que de son tems il y avait dans cette ville plus de statues que d'habitans, et je ne doute nullement delà vérité de cette assertion. D'autres preuves ne manquent pas d'ailleurs pour nous y faire croire. « Mummius, dit le même au- » teur, par sa conquête de l'Achaïe en couvrit la ville de » Rome, et quoique nous paraissions en avoir épuisé l'uni- » vers, nous savons par le témoignage de Mucianus, qui a » été trois fois consul, qu'on en compte encore trois mille » dans Rhodes, autant à Athènes, à Olympie et à Delphes. » Enfin, sans parler du pillage de Corinthe qui fit disparaître aussi les chefs-d'œuvre de Sycione, d'Ambracie,

etc. , ne sait-on pas que Scylla enleva d'Athènes les statues qu'elle renfermait , que Verrès dépouilla la Sicile> que César orna ses divers triomphes des tableaux et des statues de la Grèce? Caligula, qui né put emporter le Jupiter olympien, fit enlever un très-grand nombre de statues, et Néron s'est fait remarquer comme un insatiable spoliateur de la Grèce. Sa maison dorée était encombrée d'ouvrages d'art ravis à tous les pays : enfin il emmena du temple d'Apollon de Delphes cinq cents statues de bronze, tant d'hommes illustres que de dieux» Paus. hv. 10. c. 7.

On sait aussi que ce qui porta les Romains à s'emparer de Volsinium , ville des Volsques , fut principalement le désir de s'approprier deux mille statues qu'elle possédait. Il suffit au surplus de lire le voyage de Pausanias pour se faire une idée du nombre indicible de statues qui décoraient la Grèce \

Mais outre ce nombre surprenant de statues provenant des enlèvemens, Rome en érigeait tous les jours, Marcus Scaurus, si l'on en croit Pline, liv. 55. c. 7, produisit sur la scène trois mille statues, et cela pour l'ornement d'un théâtre momentané. C'est le même Scaurus qui orna l'atrium de sa maison de trois cent soixante colonnes de beau marbre noir, appelé marbre deLucullus, lesquelles avaient trente-huit pieds de hauteur. Agrippa construisit en un an plusieurs grands aqueducs ornés de trois cents statues de bronze et de marbre et de quatre cents colonnes. En cela les Romains semblent par leur

' Quelques ccrlvains modernes ont publié des recherches sur le de'pouillement d'ohjels d'arts fait en Grèce pat les Romains. MM. Vœî« kel et Sickler ont traité spécialement ce sujet.

DE l'antique. 25

magnificence l'avoir emporté sur les Grecs ; et cependant ces Athéniens, dans le plus beau tems de l'art, élevèrent à Démétrius de Phalère trois cent soixante statues qu'ils renversèrent peu après.

Ce goût des anciens pour les statues est inimaginable; chez certains particuliers il devenait une véritable passion , aussi est-ce ainsi que l'appelle Cicéron lorsqu'il dépeint avec tant d'éloquence les larcins de Verrès. Le commencement de sa fameuse oraison peut encore éclairer sur ce sujet.

« Je viens maintenant, dit-il, à ce que Verrès appelle 7> lui-même sa grande passion, que ses amis appellent » sa maladie et sa folie, et les Siciliens ses rapines. Pour » moi, je ne sais quel nom lui donner. Je vous exposerai » le fait, et vous le pèserez, non pas au poids de sa déno- » mination, mais de ce qu'il est en soi. Commencez, » messieurs, par en connaître la nature, ensuite vous ne » chercherez pas long-tems quel nom vous croirez lui de- » voir donner. Je soutiens donc que dans toute la Sicile, )) cette ancienne province enrichie par tant de villes et de » familles opulentes, il n'y a point eu de vases d'argent, )) soit de Corinthe ou de Délos, point de pierres pré- » cieuses ou de perles, point d'ouvrages d'or ou d'ivoire, » point de statues en airain ou en marbre, point de pein- » tures ou en tableaux ou en tapisserie, rien, en un mot, » qu'il n'ait soigneusement cherché, qu'il n'ait observé » et qu'il n'ait enlevé pour peu que l'objet lui plût.

» Il paraît que j'en dis beaucoup; et remarquez comme » je le dis. Je ne rassemble pas tant de choses pour exa- » gérer le discours et l'accusation. Quand j'avance que » Verrès n'a rien laissé de tout cela dans la province, je

» parle simplement et non en style d'accusateur. Expri- » mons-nous encoi^ autrement : ni dans aucune maison, » ni dans aucune ville, ni dans les places, ni dans les » temples, ni chez le Sicilien, ni chez le Romain, ni aux « particuliers, ni au public, ni de sacré, ni de profane; » enfin Verrès n'a rien laissé dans toute la Sicile qui pût y> exciter de curieux désirs. »

Et qu'on ne croie pas que ces monumens aient dû périr à Rome par l'effet de la négligence ; Pausanias nous avertit du soin qu'on en avait, même de son tems. « A )) Chorée, dit -il, on fait aujourd'hui un onguent avec » des roses, et on s'en sert pour garantir des vers ou de » la pourriture le bois des statues. » Quant aux marbres, ils étaient préservés par une espèce d'encaustique circiimiinitio. (Voy. le ch. 601.) On plaçait même quelquefois sur la tête des statues un disque en bronze qu'on appelait ménisque» On remarque sur quelques statues le trou qui servait à fixer la branche de fer qui le supportait, et l'on croit que l'auréole ou nimbe qu'on voit au-dessus de la tête des Saints dans les anciennes peintures provient de cet usage du ménisque.

« A Olympie , dit encore Pausanias, pour garantir » de l'humidité l'ivoire de la statue de Jupiter, on arrosait )) d'huile le parvis du temple; et à Epidaure, dit-il ail- » leurs, pour garantir l'ivoire de la statue d'Esculape de la » sécheresse, on fabriqua un puits sous le trône sur le- » quel était assise la divinité. »

Ainsi donc, rien n'est plus commun aujourd'hui, lorsqu'on fouille la terre à Rome ou dans les environs, soit pour la cultiver, soit pour construire, que de découvrir des marbres plus ou moins mutilés. Ici c'est la tête d'un

DE l'antique. 2^

Dieu; là c'est la jambe d'une statue héroïque; tantôt c'est une portion de vêtement admirablement, sculpté et travaillé dans la matière la plus dure, telle que le porphirc, le granit ou le basalte; tantôt c'est un animal plein d'action et de vérité, un ornement simple et d'un goût excellent, etc. On voit les habitans des campagnes portant à la ville les pièces que le hasard leur a fait découvrir. Des curieux, des princes, de riches amateurs en décorent leurs cabinets et leurs musées ; les statuaires en fournissent leurs ateliers de restauration ; des spéculateurs enfin en tiennent des dépôts et des magasins.

Quel aliment pour le véritable artiste ! Quels trésors lui sont offerts dans ces belles galeries de Rome, dans ces salles magnifiques qui ornent les palais et les villa délicieuses ! Combien de statues sous ces voûtes de laurier, sous ces bosquets de chêne toujours vert qui parent toute l'année la terre de leur feuillage ! et ces urnes décorées de sculptures, et ces vases, et ces frises, et ces fragmens dispersés dans les jardins, dans les cours des palais, chez les artistes!... 0 pays de délices! ô ville classique et abondante ! que de plaisirs exquis tu réserves à l'artiste philosophe qui vient cultiver les arts dans ton sein ! Oui, vous m'êtes toujours présens à la pensée, fragmens précieux qui faites la parure des beaux casins de Rome. Monumens pleins de jeunesse et de charmes, vous semblez encore plus enchanteurs sous le beau ciel qui vous éclaire; car on ne vous goûte plus autant, on ne vous reconnaît plus sous les rudes climats du nord, où vous semblez en exil. Retraites silencieuses, ateliers sacrés où des antiques de tout genre, où des statues vivantes et gracieuses attendent le luxe des piédestaux et l'admiration des cités;

asiles de la paix et de la méditation, que de joie éprouve l'artiste, que de projets il forme dans votre sein ! On croit les avoir découverts seul, ces beaux restes des anciens; on croit en sentir, en apprécier seul les beautés^ la valeur. Quel est, se dit-on, l'heureux statuaire qui a su faire passer sur ce simple débris tant de savoir, tant d'ame, tant de délicatesse ? Que de poésie, que de vie et de grâce dans le reste de ce beau corps mutilé^ sur cette tête divine et touchante, sur cette main, sur cette poitrine pleine d'existence et de beauté, sur ce groupe enfin si heureux, si animé ! Modèles admirables que nous ne saurons jamais surpasser, les charmes simples des sujiets que vous exprimez, la disposition naïve et savante des objets que vous représentez, cet aspect calme et bienfaisant qui remplit l'ame entière d'une jouissance si pure et si durable, ne sortiront jamais de mon esprit. Tel se conserve le souvenir des fleurs embaumées découvertes sous la verdure, ainsi se prolongent toute la vie ces émotions délicieuses qui ont une fois enchanté nos cœurs.

Page 1