‹ Traité complet de la résection des maxillaires supérieursChapitre 12 sur 24 · IL ABLATION TOTALE OU PARTIELLE D’UNE PAROI DE L’OS · texte numérisé non relu

IL ABLATION TOTALE OU PARTIELLE D’UNE PAROI DE L’OS

NOTICE HISTORIQUE

Celte sorte de résection du maxillaire supérieur est la plus anciennement pratiquée, puisqu’elle est la conséquence de la trépanation de l’antre d’Highmore, qui a été pratiquée depuis deux cents ans, d’après diverses méthodes, par Molinetti, Bertrandi, Gooch, Cooper, Jourdain, Richter et autres, pour vider une collection de liquide siégeant dans le sinus.

Nous connaissons les cas suivants d’ablation plus ou moins com plète d’une paroi de l’os.

Beaupréau {Sur la maladie dû sinus max., Paris, 1769), Græfe (Bericht der Klinik von Jahre 4 823), et Gensoul [loc. eit ., p, 50), incisèrent une partie d’une paroi ou l’enlevèrent tout entière, ceux-là pour une carie,, celui-ci pour une hydropisie de l'antre d’Highmore.

Pitha {Klin. Bericht von -1 845-47, m derPrag. Vierteljahrschr.,

4 849, Bd. I, S. 133 und 4 52) enleva,-pour-un polype fibreux de l’antre d'Highmore, la paroi antérieure de cette cavité, à laide d’un fort bistouri', en utilisant une perforation existantè à cet endroit. Terminaison heureuse. La même opération, répétée pour un carcinome, fut suivie de récidive.

En 1845, pour faire la même résection contre un sarcome géla- • tineux, J. F. Heyfelder se seryit des pinces tranchantes de Liston.

. Guérison durable.

Hecker ( Jahresber. von 1848-52 ind. Prag. Vierteljahrschr ., 4 854, Bd IV) fit la même opération deux fois pour des écoulements de pus, une fois pour une hydropisie. James Syme ( The Lancet, 4 85.5, p." 254) la pratiqua pour une distension anormale du maxillaire supérieur; Beike, pour une exostose.

Wilms pratiqua l'opération quatre fois sur de jeunes individus-(le plus âgé avait trente-cinq ans) pour des caries existant depuis plusieurs mois à la paroi antérieure du maxillaire supérieur, et ayant résisté à - tentés les autres tentatives de guérison. Dans tous les cas de nombreuses fistules existaient à la joue, de laquelle partait l’incision pour se rendre à la lèvre supérieure. Les points osseux malades furent enlevés, partie avec le trépan, partie avec le ciseau. La plaie de la peau guérit par première intention, et la plaie de l’os, de quatre à six semaines après l’opération.

. Les exemples que nous avons cités ont rapport seulement aux parois antérieure ou latérale du maxillaire supérieur. La paroi palatine est maintenant celle qu’on ouvre, de préférence pour vider le sinus, et dans ces derniers temps elle a été enlevée plus ou moins 1 complètement dans l’opération pratiquée pour les polypes des fosses nasales. .

Nélaton (LJ, pour éviter ces condamnables extirpations du maxillaire supérieur pratiquées par Flaubert, Micho'n, Maisonneuve, contre des polypes des fosses nasales, essaya d’arriver à la base du crâné, où se trouve leur point de départ, en faisant la résection des partiës dures du-palais. Il fit l’opération pour la première fois en. 1848, et pour la seconde .en 1853, en ma présence. Dans les deux cas la terminaison fut heureuse et la guérison durable. r

Avant lui, et pour le même but, Àdelmann (Zoo. cit. , p. 341 ) avait opéré d’une façon tout, à fait semblable, mais avec un succès moins complet. Naturellement Nélaton l’ignore en saqualité de Français.

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