INDICATIONS
Ces indications sont : la carie d’une paroi ; des tumeurs de bonne nature siégeant seulement sur une paroi ;. des polypes fibreux de l’antre d’Highmore ou de la cavité nasale, au point de départ desquels on ne peut arriver sans ablation d’une des parois du maxillaire supérieur; des collections d’eau, de mucus et de,pus dans le sinus maxillaire, avec gonflement et dégénérescence de la partie osseuse; des corps étrangers dans le sinus : ainsi des balles.
OPÉRATION. . ■ • . • -
Premier temp>s .— Pour la résection des parois inférieure et antérieure du maxillaire supérieur, la dernière n’étant pas considérablement distendue, la dénudation de l’os s’obtient sans incision de la joue, en déplaçant les parties molles adhérentes aux parties dures du palais ou au côté
(4): Gaz. des hôpü., 1853, p.. 22, 38, 315; ib., 1854, p. 349. Thèse du docteur d’Qrnellas.sur les polypes fibreux naso-pharyng iens 1 ( Paris, 1853).
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externe du maxillaire supérieur. Dans ce cas, les parties molles doivent être attaquées par une incision latérale antérieure ou postérieure, et la plus courte qu’il se peut.
Deuxième temps. — Lorsque l’ablation de la paroi osseuse doit être partielle, le meilleur instrument à employer est la couronne de trépan ; on se sert encore de la pince à os ou d’un fort bistouri, soit en utilisant une ouverture existante, soit en en pratiquant une artificielle à l’aide d’un perforateur. On emploie aussi l’ostéotome.
Le procédé de Nélaton pour l’extirpation d’un polype fibreux de la cavité nasale, perfectionnement méthodique du procédé d’Àdelmann, est le suivant.
Il pratique sur la ligne médiane, à travers les parties molles qui recouvrent la voûte du palais, une incision qui commence à 2 centimètres de l’arcade dentaire et s’étend en arrière jusqu’à la luette; puis il pratique sur l’extrémité antérieure de la première une incision transversale telle, que les deux réunies forment un T; il-dissèque les lambeaux latéraux résultant de ces incisions, de telle sorte qu’ils tiennent à l’os latéralement. Puis, aux deux extrémités de l’incision transversale, il perfore les parties dures du palais mises à nu, incise avec les ciseaux à os les parties situées entre ces deux extrémités, et enlève ainsi les os du palais, à l’exception des parties situées dans le voisinage de l’arcade alvéolaire. Alors il enlève de la cavité nasale le polype qui, d’après lui et d’Ornellas, part toujours du périoste de la base du crâne. Ce périoste est cautérisé, ainsi que la plaie résultant de l’ablation et les points d’insertion, pendant une semaine et même un mois. Pour cela, la plaie devant rester ouverte, il la désunit si elle se réunit par première intention. Après s’être assuré pendant sept mois de la guérison radicale, il se met à
faire la réunion de la plaie. Non-seulement celle-ci guérit complètement, mais encore une nouvelle masse osseuse se forme sur le périoste que l’on a conservé.